Les dernières actus

Novembre 2026

Les Bassistes et Contrebassistes nés un 1er novembre

Richard Roman Grechko naît à Bordeaux de parents d'origine ukrainienne et grandit à Leicester, en Angleterre, où il joue du violon dans l'orchestre de son école. En 1965, il devient le bassiste des Farinas, un groupe de rhythm and blues de la ville, qui prend bientôt le nom de Family. Après un premier single en 1967, le groupe signe chez Reprise et publie en 1968 Music in a Doll's House, succès de la scène underground, où Grech se distingue par une basse rythmique et tonitruante, mais aussi au violoncelle et au violon. Il prête d'ailleurs son violon aux séances de Beggars Banquet des Rolling Stones. Sur Family Entertainment (1969), il signe trois chansons, dont « Second Generation Woman », qu'il chante lui-même. Au début de 1969, Eric Clapton et Steve Winwood, qui ont déjà fait le bœuf avec lui, le recrutent pour le supergroupe Blind Faith, qu'il rejoint en pleine tournée américaine de Family. Avec Clapton, Winwood et Ginger Baker, il enregistre l'unique album de Blind Faith, avant que le groupe ne se sépare à l'issue de sa tournée américaine. Grech suit alors Winwood et Baker dans Ginger Baker's Air Force, aux côtés de Denny Laine et Chris Wood, puis rejoint Traffic après John Barleycorn Must Die. Il joue sur le live Welcome to the Canteen et sur The Low Spark of High Heeled Boys (1971), et cosigne avec le batteur Jim Gordon « Rock 'n' Roll Stew », avant d'être écarté du groupe. Musicien de studio recherché, il accompagne Rod Stewart, Ronnie Lane, Muddy Waters lors de ses sessions londoniennes, les Bee Gees ou Gram Parsons, dont il joue sur GP (1973). En janvier 1973, il participe au Rainbow Concert d'Eric Clapton, à Londres, puis tourne avec l'une des formations des Crickets. La même année paraît chez RSO The Last Five Years, le seul album sous son nom, qui rassemble ses titres enregistrés avec ses différents groupes. En 1974, il forme KGB avec Mike Bloomfield, Carmine Appice, Barry Goldberg et Ray Kennedy, qu'il quitte dès la sortie du premier album. Après une tentative de groupe country dans l'esprit de Gram Parsons, Ric Grech's SDM, il se retire de la musique en 1977. Il meurt à Leicester le 17 mars 1990, à 43 ans, d'une insuffisance hépatique.

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Octobre 2026

Cornelius Claudio Kreusch — For My Father

Le pianiste allemand reprend l'une de ses pièces les plus intimes dans le studio de Stefan Redtenbacher, aux portes de Londres. Un hommage filial joué 100 % live, avec à la basse le maître des lieux, qui cosigne aussi la production. Elle figurait en deuxième plage de Highwire, l'album en duo enregistré avec le guitariste Joscho Stephan et paru en février 2025, sur lequel le pianiste revisitait les compositions les plus importantes et les plus personnelles de sa carrière. La revoici vingt mois plus tard dans une tout autre configuration : un quartet piano, basse, batterie et percussions, filmé et enregistré intégralement en live pour les Masterlink Sessions. Le parcours de Kreusch a de quoi intriguer. Premières leçons de piano à cinq ans auprès de sa mère, la pianiste classique Dorothée Kreusch-Jacob, découverte du jazz vers dix ans, puis Berklee, la Manhattan School of Music, l'enseignement de Mal Waldron et de Jaki Byard, et près de vingt ans à New York. Son CV aligne Herbie Hancock, Salif Keïta, Kenny Garrett, Greg Osby ou Terri Lyne Carrington. Mais ce qui nous concerne, c'est l'impressionnante galerie de bassistes qui jalonne sa discographie : Anthony Cox, compagnon de route depuis Black Mud Sound au milieu des années 1990, Richard Bona, James Genus, Zaf Zapha, Nate McBride. Un pianiste qui a toujours pris grand soin de ce qui se passe sous sa main gauche.

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Manos Loutas - Seven to Six

Un blues en sept temps, des solos en six, et une ligne de basse qui pose les fondations avant tout le monde : le contrebassiste athénien Manos Loutas signe un single qui compte autrement mais drôlement bien.

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Les Bassistes et Contrebassistes nés un 31 octobre

Né à Greenville, en Caroline du Nord, Bernard Edwards grandit à Brooklyn. Au début des années 1970, il travaille dans un bureau de poste avec la mère de la petite amie d'un jeune guitariste, Nile Rodgers. Les deux hommes se découvrent un goût commun pour le jazz et forment le Big Apple Band, actif de 1972 à 1976, avec le batteur Tony Thompson, avant de fonder Chic avec la chanteuse Norma Jean Wright. De 1976 à 1983, le groupe aligne des tubes qui définissent l'époque : « Dance, Dance, Dance », « Everybody Dance », « Le Freak », « I Want Your Love » et surtout « Good Times ». Avec sa ligne de basse qui porte tout le morceau, ce dernier devient l'une des musiques les plus copiées de l'histoire : il sert de base à « Rapper's Delight » du Sugarhill Gang, premier succès grand public du rap, et inspire « Another One Bites the Dust » de Queen. Edwards et Rodgers mettent aussi leur savoir-faire au service des autres, en confiant à Chic toute la partie musicale à l'exception du chant principal : Sister Sledge (« He's the Greatest Dancer », « We Are Family », où Kathy Sledge l'interpelle d'un « play your funky bass »), Diana Ross (« Upside Down », « I'm Coming Out »), Sheila & B. Devotion (« Spacer ») ou Debbie Harry. Edwards publie en 1983 un album solo, Glad to Be Here, puis signe seul pour Diana Ross le tube « Telephone ». En 1985, il est l'artisan de The Power Station, supergroupe réunissant Robert Palmer, Tony Thompson et John et Andy Taylor de Duran Duran, dont il produit le premier album, avant de produire Riptide de Robert Palmer et « A View to a Kill » de Duran Duran. On l'entend aussi sur Let's Dance de David Bowie, Like a Virgin de Madonna ou She's the Boss de Mick Jagger, et il produit Rod Stewart, ABC, Jody Watley, Air Supply ou Joe Cocker. En 1989, il fonde le groupe rock Distance, puis reforme Chic avec Rodgers pour l'album Chic-Ism (1992). En avril 1996, au Japon pour une série de concerts, il tombe malade avant le show du Budokan de Tokyo mais refuse d'annuler ; il joue malgré tout, perdant même connaissance quelques secondes sur scène. Retiré dans sa chambre d'hôtel, il y est retrouvé sans vie par Rodgers : il a succombé à une pneumonie. Nommé quatre fois aux Grammy Awards, il est cité par John Taylor, le bassiste de Duran Duran, comme sa principale influence, et le magazine Bass Player l'a classé en 2017 au 53e rang des plus grands bassistes de tous les temps.

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Tuto du jour, Palm mute : la main qui étouffe, la basse qui cogne

Une note de basse qui sonne longtemps n'est pas toujours une qualité. Sur une ligne soul ou Motown, on attend plutôt un son court, rond et gras, qui se cale sur la grosse caisse au lieu de traîner derrière elle. Dans une courte leçon vidéo pour Elixir Strings, le bassiste Vernon Prout montre comment l'obtenir avec le tranchant de la main droite, et surtout comment passer d'un son étouffé à un son ouvert dans le même morceau. Nous y ajoutons le détail du geste, quatre exercices en tablature et le Coup de pouce gravebasse.

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Horatio Luna — Ciccin

Le bassiste de Melbourne réunit un quartet sans filet pour dix titres où le jazz fusion fraye avec la house, le broken beat et le hip-hop. Autoproduit en janvier, le disque renaît en vinyle chez 22a, le label londonien de Tenderlonious.

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Christian McBride & Ursa Major — Points of Light

On connaît la recette d'Art Blakey : un patron installé derrière son instrument, une bande de jeunes loups devant, et des soirs entiers à apprendre le métier en le pratiquant. Mack Avenue présente Points of Light comme l'entrée de Christian McBride dans son « ère Art Blakey », et pour une fois, l'argument marketing tient debout. À une nuance près, qui vous intéressera peut-être : là où Blakey poussait ses Jazz Messengers à coups de roulements de caisse claire, McBride dirige depuis les fondations. Il tient la basse, il tient le tempo, et il abandonne les mélodies, ainsi que l'essentiel des solos, à des musiciens qui ont à peu près la moitié de son âge.

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Les Bassistes et Contrebassistes nés un 30 octobre

Né à Oakland, en Californie, Timothy Bruce Schmit grandit à Sacramento, où il fréquente l'Encina High School. À quinze ans, il forme avec deux amis le trio folk Tim, Tom & Ron, qui se mue bientôt en groupe de surf music sous le nom des Contenders, puis, à l'heure de l'invasion britannique, en New Breed. En 1965, leur single « Green Eyed Woman » grimpe à la première place du classement de la station locale KXOA. Rebaptisé Glad, le groupe enregistre en 1968 l'album Feelin' Glad, tandis que Schmit abandonne ses études de psychologie pour se consacrer entièrement à la musique. La même année, il auditionne pour Poco, la nouvelle formation de Richie Furay et Jim Messina, deux anciens de Buffalo Springfield, mais c'est Randy Meisner qui décroche la place. Quand Meisner s'en va en 1969, Schmit lui succède à la basse et aux chœurs. Il reste huit ans dans le groupe, participe à neuf albums studio et deux disques en public, compose plusieurs titres et chante « Keep on Tryin' », le plus grand succès de Poco à l'époque. En parallèle, ses chœurs font merveille sur les albums Pretzel Logic, The Royal Scam et Aja de Steely Dan, et il tient la basse sur « You Can Close Your Eyes » de Linda Ronstadt. En 1977, l'histoire se répète : Glenn Frey lui propose de remplacer une nouvelle fois Randy Meisner, cette fois au sein des Eagles, après la tournée de Hotel California. Seul Californien de naissance du groupe, il cosigne et chante « I Can't Tell You Why » sur The Long Run (1979), qui se hisse dans le top 10 américain. Après la séparation de 1980, il devient l'une des voix les plus demandées des studios : on l'entend chez Bob Seger, Crosby, Stills & Nash, Don Henley ou sur « Africa » de Toto, avec qui il part en tournée en 1982. Il accompagne aussi Jimmy Buffett au sein du Coral Reefer Band, dont il baptise les fans « Parrotheads », puis rejoint en 1992 le All-Starr Band de Ringo Starr. En solo, il publie Playin' It Cool (1984), Timothy B (1987), porté par le single « Boys Night Out », Tell Me the Truth (1990), puis Feed the Fire, Expando, Leap of Faith et Day by Day (2022). Lors de la reformation des Eagles en 1994, il chante « Love Will Keep Us Alive » sur Hell Freezes Over, puis participe à Long Road Out of Eden (2007). Intronisé au Rock and Roll Hall of Fame avec le groupe en 1998, docteur honoris causa du Berklee College of Music en 2012, il tient toujours la basse des Eagles en tournée, aux côtés de Vince Gill et de Deacon Frey.

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Les Bassistes et Contrebassistes nés un 29 octobre

Né à Édimbourg, David Paton grandit dans le quartier de Gilmerton et reçoit sa première guitare à onze ans, instrument qu'il apprend seul. Son premier groupe, The Beachcombers, signe chez CBS en 1968 et, rebaptisé The Boots, publie quelques singles avant de se séparer en 1970. Entre-temps, il tient brièvement la basse au sein des Bay City Rollers, sans enregistrer avec eux, puis rejoint Fresh, devenu Christyan, tout en jouant dans le club Tiffanys d'Édimbourg, où il rencontre le guitariste Ian Bairnson. En 1973, il fonde Pilot avec Billy Lyall et Stuart Tosh, bientôt rejoints par Bairnson. Chanteur et bassiste, Paton signe avec ses complices une pop raffinée et ensoleillée qui fait mouche : Magic, extrait de From the Album of the Same Name (1974), devient un succès international, et January, tiré de Second Flight (1975), reste trois semaines en tête des ventes britanniques. Après Morin Heights (1976), produit par Roy Thomas Baker, et Two's a Crowd (1977), le groupe se sépare. Mais Paton et Bairnson ont déjà trouvé un autre port d'attache : le producteur Alan Parsons les engage pour Tales of Mystery and Imagination (1976), premier album de The Alan Parsons Project, dont il sera le bassiste et l'une des voix jusqu'à Stereotomy (1985), en passant par I Robot (1977), The Turn of a Friendly Card (1980) et Eye in the Sky (1982). Musicien de studio recherché, il joue sur les deux premiers albums de Kate Bush, The Kick Inside et Lionheart (1978), accompagne Camel de The Single Factor (1982) à Harbour of Tears (1996), et devient de 1985 à 1995 un pilier du groupe d'Elton John, en studio sur Ice on Fire (1985) ou Reg Strikes Back (1988) comme sur scène, jusqu'au Live Aid. On l'entend aussi avec Rick Wakeman, Fish ou sur la bande originale de Ladyhawke. Auteur d'une discographie solo entamée avec Passions Cry (1991) et prolongée jusqu'à Communication (2024), il a ravivé la flamme de Pilot avec Ian Bairnson, sur disque comme sur scène, notamment au Japon et en Allemagne, et publié en 2023 son autobiographie, Magic: The David Paton Story.

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Philadelphia Freedom Cut, Part 4 : Garry Tallent, fondation du dernier rappel de Springsteen

Le 28 octobre 2026, Bruce Springsteen et le E Street Band ont mis en ligne le quatrième et dernier volet vidéo de leur concert du 30 mai à Philadelphie, clôture de la tournée Land of Hope and Dreams. Cinq titres de rappel, d'« American Land » à « Chimes of Freedom », et un générique qui crédite noir sur blanc Garry Tallent à la basse. Chez Gravebasse, on a regardé ce final par le bas du spectre : comment un bassiste de 77 ans trouve sa place au milieu de dix-neuf musiciens.

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TONEX Free Unlimited : la version gratuite de TONEX n'a plus de plafond

Annoncée le 22 octobre par IK Multimedia, la version 2.2 de TONEX transforme l'édition gratuite TONEX 2 CS en studio complet : téléchargements illimités sur ToneNET, création de Tone Models sans quota et 120 modèles préinstallés, pour la guitare comme pour la basse. Précision utile avant de guetter le facteur : c'est une mise à jour logicielle, pas un nouveau pédalier.

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Quartet Diminished - Deerand

Un quatuor de Téhéran qui n’a pas de bassiste, une suite de vingt-cinq minutes, deux jours de studio en Catalogne et les deux tiers de Stick Men en renfort. Sorti à l’automne 2024 assez discrètement, Deerand pose une question qui devrait passionner tout bassiste : que devient le grave quand personne n’en a officiellement la charge ?

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Les Bassistes et Contrebassistes nés un 28 octobre

Bona Penda Nya Yuma Elolo, devenu Richard Bona, naît à Minta, au Cameroun, au sein d'une famille de musiciens : son grand-père est griot et percussionniste, sa mère chanteuse. Il joue du balafon dès quatre ans, chante à l'église de son village à cinq et, faute de moyens, fabrique lui-même ses premiers instruments, dont une guitare de fortune. Installé à Douala, il écume les clubs de la ville et monte un premier orchestre pour un club de jazz tenu par un Français, qui lui fait découvrir le jazz et surtout Jaco Pastorius. C'est la révélation qui le fait basculer vers la basse électrique, sur les traces aussi de ses aînés camerounais Jean Dikoto et Vicky Edimo. À vingt-deux ans, il part étudier la musique à Düsseldorf, puis s'installe en France, où il devient l'un des bassistes les plus demandés de la scène parisienne, aux côtés de Manu Dibango, Salif Keita, Didier Lockwood ou Jacques Higelin, sur l'album duquel, Aux héros de la voltige (1994), il joue basse, contrebasse et synthé basse. En 1995, privé du renouvellement de son titre de séjour, il quitte la France et rebondit à New York, où Harry Belafonte l'engage dans son orchestre, avant d'en faire en 1998 le directeur musical de sa tournée européenne. Le voilà aux côtés de Joe Zawinul, de Larry Coryell, des frères Brecker, de Mike Stern, de George Benson, de Branford Marsalis, de Chaka Khan ou de Bobby McFerrin. Son premier album solo, Scenes from My Life (1999), révèle un chanteur à la voix aérienne autant qu'un bassiste virtuose, et Reverence (2001) accueille Pat Metheny et Michael Brecker. En 2002, il rejoint le Pat Metheny Group pour l'album Speaking of Now et sa tournée mondiale, où il tient la basse, chante et joue de la guitare et des percussions. Suivent Munia: The Tale (2003), Tiki (2005), enregistré au Brésil avec Djavan et nommé aux Grammy Awards, le live Bona Makes You Sweat (2008), Bonafied (2013) ou Heritage (2016), virage afro-cubain avec le groupe Mandekan Cubano sur le label de Quincy Jones. Lauréat des Victoires du jazz en 2004 et du Grand prix jazz de la Sacem en 2012, ancien professeur à l'université de New York, il a aussi tenu à Manhattan le club Bonafide, et n'hésite pas à prendre position, comme avec son single Ngarbuh (2020), écrit après un massacre de civils dans son pays natal.

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