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Octobre 2026

Adult DVD — Adult DVD

Il y a des groupes qui se regardent le nombril. Adult DVD, eux, regardent les autres, de préférence au rayon surgelés. Formé à Leeds pendant le confinement par Harry Hanson et Greg Lonsdale, à coups de morceaux échangés par Internet, le projet est devenu un sextette, avec George Manson à la basse. Il a ensuite signé chez Fat Possum en janvier dernier. Ce premier album éponyme en douze titres tient une promesse rare : faire danser et faire rire en même temps. Le principe d'écriture est assumé. Aucune chanson n'est écrite à la première personne, « sinon les gens nous prendraient pour de parfaits crétins », dit Hanson. On croise donc une galerie de personnages. Il y a le complotiste 5G de Real Tree Lee, reclus dans ses forums et sa peur sans fondement. Il y a le cowboy existentiel de Cowboy On Aisle Three, né d'une envie de tout envoyer valser au milieu des courses chez Lidl. Et il y a le col blanc de Rolling Face, qui finit la nuit sans sa raison ni son argent. C'est du Mike Skinner passé au shaker synth-punk. Côté musique, les références se trouvent chez LCD Soundsystem et Soulwax, avec en fond Faithless et The Prodigy. Hanson résume le disque en une formule : « passer de 22 h à 3 h du matin en 40 minutes ». On part des titres les plus guitare pour glisser vers les breakbeats et la techno. Pour un bassiste, c'est là que tout se joue. Dans un groupe qui compte trois claviéristes et dont la boîte à rythmes Korg Electribe est d'origine, la basse électrique doit tenir le groove sans se faire avaler par les nappes. C'est elle qui garde le côté physique, punk, d'une musique qui pourrait vite devenir purement électronique. Détail qui compte : Adult DVD joue sur scène sans aucune bande préenregistrée. Tout ce que vous entendez est joué pour de vrai, et la section rythmique n'a pas le droit à l'erreur. Drôle, nerveux, écrit avec l'œil d'un chroniqueur de la vie ordinaire britannique : un premier album qui sent la sueur de club et le ticket de caisse froissé.

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Mayones × Henrik Linder : la Cali passe à six cordes

Une signature hors norme pour le bassiste de Dirty Loops. Le virtuose suédois s'est associé au fabricant polonais pour créer les Cali HL 5 et Cali HL 6. Ces deux instruments reprennent la plateforme compacte Cali de Mayones et l'emmènent vers un territoire à mi-chemin entre la basse et la guitare.

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Nés un 6 octobre : douze bassistes et contrebassistes

Il y a des bassistes qui tiennent le groove, et d'autres qui tiennent la baraque. Harry Jeske a fait les deux. Né le 6 octobre 1937 à Oranienburg, dans le Brandebourg, il grandit avec une petite sœur de onze ans sa cadette dans une Allemagne qui ne s'appelle pas encore la RDA. Pendant trois ans, il fréquente une école de musique de Berlin-Est, dans une classe spécialisée en musique de danse : c'est là qu'il croise pour la première fois ceux qui deviendront ses compagnons de route pour un quart de siècle.

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L7, la dernière ligne droite : « Loma Linda » et quarante ans de riffs mal élevés

Le 5 octobre 2026, sans communiqué ni crédits, L7 a déposé sur Bandcamp un titre de deux minutes trente-quatre baptisé « Loma Linda ». C'est le premier morceau du groupe depuis la disparition de Jennifer Finch, sa bassiste historique, morte le 18 juillet. Et il tombe à quatre jours du départ de la tournée d'adieu américaine. Autant dire que ces 154 secondes pèsent bien plus lourd que leur durée.

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Henry's Cats MB-4 : le petit fauve de Prague

Il y a quelques années encore, la basse à diapason court était une affaire d'initiés, de beatlemaniaques et de parents cherchant un instrument pour un gamin de dix ans. En 2026, c'est un rayon à part entière. Les guitaristes y viennent pour doubler leurs lignes sans se déboîter l'épaule, les bassistes de métier y reviennent pour les longues soirées de bal, et les petits studios en gardent une au mur parce qu'elle sonne « disque » sans qu'on ait besoin de la supplier. Dans ce marché devenu bavard, une nouvelle voix arrive de Prague avec des oreilles pointues et des moustaches : la Henry's Cats MB-4.

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Nés un 5 octobre : sept bassistes et contrebassistes, de Jimmy Blanton à VIAL

Né à Chattanooga, dans le Tennessee, Jimmy Blanton n'a vécu que vingt-trois ans, et deux seulement au sommet. Cela lui a suffi pour transformer la contrebasse de jazz. Avant lui, l'instrument marquait les temps au fond de l'orchestre ; avec lui, il chante, swingue, prend des solos et dialogue d'égal à égal avec le piano de Duke Ellington. Au point que l'orchestre de 1940-1941 est resté dans l'histoire sous le nom de « Blanton-Webster band ».

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Jakob Manz – Supernova – Live at Alte Oper Frankfurt (ACT, 16 octobre 2026)

Le 27 janvier 2026, l'Alte Oper de Francfort affichait complet : 2 600 spectateurs étaient venus voir Jakob Manz, 24 ans, plus jeune artiste en résidence de l'histoire de la salle. Pour conclure cette résidence jazz, le saxophoniste avait réuni ce qu'il appelait lui-même « une constellation de personnes qui, toutes sans exception, apparaissaient dans mes rêves d'adolescent ». Supernova, qui sort le 16 octobre chez ACT en CD, vinyle et numérique, est l'enregistrement de cette soirée.

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Né(e)s un 2 octobre ! Bon anniversaire à...

Un pionnier du folk-rock californien, un Gallois de l'écurie Apple, un poète punk, un architecte du rock progressif, une superstar planétaire, un maître du groove latin new-yorkais, un pédagogue de l'entourage de Victor Wooten, un pilier du rock suédois et un bassiste du hard rock de l'Oklahoma : le 2 octobre a vu naître une drôle de section rythmique. Tour d'horizon, puis portraits.

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Septembre 2026

Massacre – Tyrants of Death

Avant From Beyond, avant même que le mot « death metal » ne soit gravé dans le marbre floridien, il y avait ces cassettes. Tyrants of Death rassemble les deux premières démos de Massacre : Aggressive Tyrant (avril 1986) et Chamber of Ages (novembre 1986). S'y ajoutent un instrumental inédit issu de la même session et une série de titres live captés à Tampa au printemps 1986, dont une reprise de « Corpsegrinder » de Death. La compilation avait déjà paru en 2006 chez Iron Pegasus. Agonia la réédite aujourd'hui, remasterisée en Pologne chez Satanic Audio, le studio qui travaille avec Behemoth et Pestilence. Le line-up donne le vertige : Kam Lee au chant, Rick Rozz et Allen West aux guitares, Bill Andrews à la batterie. C'est quasiment l'arbre généalogique de Death. En 1987, Rozz, Andrews et Terry Butler partiront d'ailleurs rejoindre Chuck Schuldiner, ce qui mettra Massacre en sommeil. C'est Michael Borders qui est le bassiste crédité sur ces démos, et c'est tout l'intérêt de cette réédition pour nous. Borders fait partie du groupe depuis sa formation en 1984, à l'époque où Massacre était encore un groupe de heavy metal. On le retrouve quarante ans plus tard sur les albums du retour, Resurgence (2021) et Necrolution (2024). Évidemment, il ne faut pas attendre d'une démo de 1986 une basse ciselée au scalpel. Elle double les riffs, épaissit le trémolo des guitares et sert surtout de fondation au martèlement d'Andrews. Mais c'est justement dans ce rôle de ciment brut, collé aux guitares, que s'invente une grammaire que tout le death metal floridien reprendra ensuite. Tout l'enjeu du remaster, c'est de redonner un peu de corps au bas du spectre sans lisser la crasse d'origine. « En embrassant le passé, on peut libérer tout le potentiel du futur », résume Kam Lee. C'est un document plus qu'un album, forcément réservé aux archéologues du genre. Mais pour qui veut entendre d'où viennent les fondations du death metal, Tyrants of Death reste une pièce essentielle.

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Aguilar DB 700 : le tonnerre du DB 751 dans un sac à dos

Il y a, dans la vie d'un bassiste, un moment de vérité qui ne se joue ni sur scène ni en studio, mais dans une cage d'escalier. C'est l'instant où l'on soulève la tête d'ampli pour la troisième volée de marches, en se demandant si le son qu'elle délivre vaut vraiment la hernie qu'elle promet. Les propriétaires d'Aguilar DB 751 connaissent intimement cette négociation : dix-neuf kilos de lampes, de transistors MOSFET et de transformateurs, un son que beaucoup considèrent comme l'un des plus beaux de l'amplification basse moderne, et un poids qui en fait un meuble plus qu'un accessoire.

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