NOUVELLE INTERVIEW !!!!

Il y a des bassistes qui choisissent la fretless. Et puis il y a ceux pour qui la fretless devient vite une évidence, un langage, presque une philosophie. Laëtitia Bertrand fait clairement partie de la deuxième catégorie. En véritable autodidacte partie de zéro, elle jongle aujourd'hui entre trois groupes aux univers bien distincts — du metal symphonique au prog instrumental en passant par un concept-album sur l'Égypte ancienne — avec pour fil conducteur une basse au son chaud qu'on reconnaîtrait entre mille. Entre ses BirdBasses, sa Wal MK2 de 1989 et sa Bongo 6 cordes, elle nous parle de Colin Edwin (son grand héros méconnu), de la scène metal prog en France, et de ce moment où une ligne de basse du Roi Lion s'est retrouvée dans un album de power metal. On vous avait dit que c'était fun:-)

Les dernières actus

Mai 2026

Primus - A Handful of Nuggs

Dix ans après The Desaturating Seven, on commençait à se demander si Primus referait un jour parler de lui en studio. C'est désormais chose faite : le trio californien vient de lâcher sans prévenir un EP quatre titres baptisé "A Handful of Nuggs", disponible en streaming depuis le 14 mai et annoncé en vinyle 12" pour le 22 juillet via ATO Records. Au centre de l'opération, un inédit qui fait déjà jaser : "The Ol' Grizz". "The Ol' Grizz" n'est pas qu'un single de transition : c'est aussi le premier vrai enregistrement studio à officialiser l'arrivée de John Hoffman derrière les fûts, le batteur de Shreveport sorti vainqueur en 2025 du désormais célèbre Interstellar Drum Derby (plus de 6 100 candidats départagés après le départ-choc de Tim Alexander en 2024). Et le résultat sonne comme un manifeste : ligne de basse roulante et tordue façon Sailing the Seas of Cheese, esthétique mutant country-funk-metal, breaks atmosphériques en milieu de morceau pour rappeler la maturité plus prog des dernières livraisons. Le morceau raconte les déboires d'un chercheur d'or face à un grizzly — clin d'œil direct à la nouvelle marotte de Les Claypool, qui révélait récemment dans Bass Magazine avoir acheté une vieille mine hydraulique dans les montagnes pour y prospecter avec son fils et ses amis. D'où le titre de l'EP. Et au cas où le doute subsistait, un showcase de basse en milieu de morceau vient rappeler que Claypool, à 62 ans, n'a strictement rien perdu de sa main droite : slap ravageur, harmoniques tordues, glissés impossibles. Du Primus pur jus, sans nostalgie de façade. Et après ? Cet EP est présenté par le groupe comme un avant-goût du dixième album studio, attendu pour 2027. En attendant, Claypool entame une saison chargée : la tournée nord-américaine Claypool Gold, qui réunit ses trois projets (Primus, The Claypool Lennon Delirium et les Fearless Flying Frog Brigade) a démarré le 20 mai à Reno. Une tournée européenne suivra cet été, avec un coup d'envoi à Milan le 31 juillet et plusieurs dates au Royaume-Uni en août. À surveiller de très près pour les fans de quatre cordes — et pour tous ceux qui pensaient que le slap excentrique avait fait son temps.

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MonoNeon, George Clinton & Grandma Liz - Tha Dumb Stuff

MonoNeon convoque George Clinton (et Grandma Liz) sur « Tha Dumb Stuff » L'inclassable MonoNeon continue d'écrire son propre chapitre dans la grande histoire du funk mutant. Le bassiste de Memphis vient de dévoiler « Tha Dumb Stuff », un nouveau morceau où il s'entoure de deux invités pour le moins contrastés : la légende George Clinton, parrain absolu de la galaxie P-Funk, et sa propre grand-mère, Grandma Liz, fidèle complice vocale de plusieurs de ses projets récents. Le titre n'est pas tout à fait neuf : les prises originales remontent à 2022, captées dans le studio de George Clinton à Tallahassee, en Floride. MonoNeon est ensuite revenu sur ces bandes pour les reconstruire dans un tout autre espace sonore, transformant un jam d'atelier en pièce produite, sculptée et étrangement domestique. Le résultat sonne à la fois fait-maison et cosmique, fidèle à cette esthétique du bricolage funk poussé jusqu'à l'absurde que MonoNeon défend album après album. L'intégralité de la production est signée Dywane Thomas Jr. lui-même : chant, basse — toujours sa basse pitchée, déformée, en lévitation hors des conventions —, claviers et synthés bancals qui donnent au morceau sa personnalité magnétique et bizarre. À la batterie, TaRon Lockett apporte un groove lourd et pourtant fuyant, tandis que Trey Lewd vient élargir l'atmosphère hypnotique aux chœurs. Avec « Tha Dumb Stuff », MonoNeon prolonge sa connexion profonde avec l'univers P-Funk, sans jamais se laisser enfermer dans la révérence. La présence de George Clinton agit ici comme une caution spirituelle plus que comme un featuring marketing : sa voix s'intègre à la mécanique tordue du morceau, entre soul du Sud, minimalisme expérimental et humour décalé. Le couplet de Grandma Liz, lui, ramène l'ensemble vers une chaleur très domestique — comme une réunion de famille filtrée à travers un synthétiseur cassé. C'est exactement là que MonoNeon est imbattable : dans cette zone où le funk redevient une affaire de quartier, de cuisine et d'église baptiste, sans jamais cesser de regarder vers l'espace. À écouter sans modération — et de préférence fort.

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Né(e)s un 27 mai ! Bon anniversaire à...

Chester Zardis est une figure fondatrice et historique de la contrebasse dans le jazz traditionnel de La Nouvelle-Orléans. Surnommé « Bear » ou « Little Bear » en raison de sa petite stature et de son attaque féroce sur l'instrument, il a développé un jeu percussif particulièrement puissant qui permettait de propulser la section rythmique bien avant l'ère de l'amplification. Formé très jeune à la lecture musicale par Dave Perkins, il a fait ses premières armes dans le Merit Band avant d'accompagner des légendes locales comme Buddy Petit, Kid Rena et Bunk Johnson. Ses sessions d'enregistrement du début des années 1940 avec le clarinettiste George Lewis sont aujourd'hui considérées comme des documents de référence absolus pour comprendre le rôle de la contrebasse dans le style « dixieland » originel, misant sur des fondamentales solides et un slap acoustique ravageur. Après avoir mis sa carrière entre parenthèses dans les années 1950 pour travailler comme agriculteur, Zardis a opéré un retour triomphal au milieu des années 1960. Il est alors devenu le contrebassiste résident incontournable du Preservation Hall, enchaînant les tournées internationales et préservant l'authenticité de son style jusqu'à son décès à l'âge de quatre-vingt-dix ans.

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Né(e)s un 26 mai ! Bon anniversaire à...

Vernon Creede Alley est une figure historique et incontournable du jazz, évoluant aussi bien à la contrebasse qu'à la basse électrique. Né à Winnemucca dans le Nevada avant de grandir à San Francisco, il se passionne pour la musique après avoir vu le grand Jelly Roll Morton. Sa dextérité sur les cordes épaisses de sa contrebasse et son sens du rythme implacable lui ont permis de poser les fondations rythmiques pour des géants tels que Count Basie, Duke Ellington, Lionel Hampton ou encore Charlie Parker et Dizzy Gillespie. Au-delà de ses talents de musicien de studio et de scène, ayant soutenu la voix de figures comme Billie Holiday ou Ella Fitzgerald, Vernon Alley s'est distingué par son engagement acharné en faveur des droits civiques. À une époque marquée par une forte ségrégation, il a milité avec ferveur pour l'intégration des syndicats de musiciens à San Francisco et a brisé les barrières raciales qui empêchaient les artistes noirs de jouer dans certains quartiers prisés. Sa carrière, qui s'étend sur plus de sept décennies, est celle d'un pionnier qui a fait vibrer la scène jazz tout en œuvrant pour l'égalité des chances dans l'industrie musicale, laissant derrière lui un héritage musical et humain immense.

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Trevor Weekz, le Jam Bassiste de Goose

Dans le paysage actuel du jam band américain, peu de bassistes incarnent aussi bien que Trevor Weekz l'idée d'une basse qui ne s'écoute pas seulement mais qui se ressent. Membre fondateur de Goose, quatuor du Connecticut devenu en quelques années l'un des phares de la scène improvisée nord-américaine, Weekz est ce que ses pairs appellent volontiers « le silencieux du groupe ». Une discrétion de façade, derrière laquelle se cache un musicien d'une exigence rare, élevé au croisement du metal, de la trance, du jazz, de la Motown et de la culture jam — un parcours qui éclaire la singularité de son jeu.

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Goose – Electric Brixton, London, UK

Trois jours seulement après le concert, Goose dépose sur sa page Bandcamp l'enregistrement soundboard de la première de ses deux soirées londoniennes à l'Electric Brixton — coup d'envoi d'une tournée européenne en neuf dates, seconde incursion outre-Atlantique du quatuor du Connecticut depuis 2023. Pour les amateurs de jam contemporaine et, surtout, pour ceux qui guettent Trevor Weekz, c'est une captation de premier ordre. Dès Animal, le bassiste pose ce qui fait sa signature : un placement souple, légèrement en arrière du temps, et une rondeur de son qui laisse respirer le double front guitare-claviers de Rick Mitarotonda et Peter Anspach. The Whales étire la trame, Your Direction tend la corde, et la reprise de Mas Que Nada (Sergio Mendes) bascule la fin de premier set dans une bossa élargie où Weekz module entre walking discret et appuis funk — ce mélange « boogie tranquille » que Bass Magazine lui prête à raison. Dustin Hoffman et Turned Clouds referment la première partie en mode pocket profond. Le deuxième set est la pièce maîtresse du disque. So Ready relance la machine, puis Big Modern! — semée de teases de Duel of the Fates (le thème de John Williams) glissés par Anspach et Mitarotonda — enchaîne en segue sur un Creatures > How It Ends > Turn On Your Love Light (Bobby « Blue » Bland, popularisé chez les jambands par le Grateful Dead). Sur cette dernière, inachevée, Peter Anspach lâche un tease de Rhapsody In Blue qui en dit long sur l'humeur du moment. Weekz y tient le gouvernail avec cette autorité tranquille qui caractérise son rôle dans le groupe : peu de notes superflues, beaucoup de groove utile.

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Né(e)s un 25 mai ! Bon anniversaire à...

L'étude de la carrière d'Albert Robert Müller, né le 25 mai 1849 à Naumburg (Saale) et décédé le 24 février 1909, nécessite de se plonger dans la réalité économique et institutionnelle des orchestres allemands du dix-neuvième siècle. Durant cette période, la figure du musicien ultra-spécialisé, cantonné à un seul instrument, était un luxe que peu d'ensembles régionaux pouvaient se permettre. Müller incarne cette polyvalence exigée par le système musical germanique de l'époque. Son éducation musicale initiale s'est faite par l'apprentissage du violon, instrument qui lui a inculqué la rigueur de l'intonation non tempérée et la maîtrise de l'archet. Cependant, dès l'âge de douze ans, son développement physique et son affinité acoustique l'ont orienté vers le trombone, un instrument exigeant une gestion complexe de la colonne d'air.

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L'actu du 18 au 24 mai 2026 chez nos confrères

C'est nouveau chez gravebasse.com. Ne ratez plus une seule info ! Chaque semaine, embarquez avec nous pour un tour du monde des meilleurs sites dédiés à la basse. On épluche, on sélectionne, on vous résume l’essentiel : actus matos, artistes, tendances et pépites à ne pas manquer. Moins de scroll, plus de groove ! Voici le résumé de cette semaine 21 du 18 au 24 mai 2026.

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Né(e)s un 24 mai ! Bon anniversaire à...

Originaire d'une famille de musiciens extrêmement respectée à Minneapolis, Billy Peterson s'est imposé comme l'un des bassistes les plus polyvalents de sa génération, capable de passer avec une aisance déconcertante de la contrebasse jazz à la basse électrique rock. Sa carrière prend un tournant décisif lorsqu'il collabore avec Bob Dylan sur l'album légendaire Blood on the Tracks, apportant une profondeur acoustique et une sensibilité mélodique qui ont marqué l'histoire du folk-rock. Peu après, il rejoint le Steve Miller Band, une association qui durera plus de deux décennies et durant laquelle il deviendra le socle rythmique incontournable du groupe sur les scènes du monde entier. Au-delà de ses succès dans le rock, Peterson est un pilier de la scène jazz, ayant dirigé ses propres ensembles et collaboré avec des virtuoses comme le guitariste Leo Kottke ou le batteur Bill Bruford. Son style se caractérise par une précision technique rigoureuse alliée à un sens inné du "groove" organique, faisant de lui un musicien de studio très recherché pour sa capacité à servir la chanson tout en y injectant une texture sonore riche.

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Laëtitia Bertrand, la fretless comme fil conducteur

Il y a des bassistes qui choisissent la fretless. Et puis il y a ceux pour qui la fretless devient vite une évidence, un langage, presque une philosophie. Laëtitia Bertrand fait clairement partie de la deuxième catégorie. En véritable autodidacte partie de zéro, elle jongle aujourd'hui entre trois groupes aux univers bien distincts — du metal symphonique au prog instrumental en passant par un concept-album sur l'Égypte ancienne — avec pour fil conducteur une basse au son chaud qu'on reconnaîtrait entre mille. Entre ses BirdBasses, sa Wal MK2 de 1989 et sa Bongo 6 cordes, elle nous parle de Colin Edwin (son grand héros méconnu), de la scène metal prog en France, et de ce moment où une ligne de basse du Roi Lion s'est retrouvée dans un album de power metal. On vous avait dit que c'était fun:-)

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Né(e)s un 23 mai ! Bon anniversaire à...

Né à New York, Julian Euell est une figure fascinante de l'histoire du jazz moderne, ayant mené de front une carrière musicale exigeante et un parcours académique brillant en sociologie. Il commence l'étude de la contrebasse en 1944 et s'immerge rapidement dans la vibrante scène jazz new-yorkaise d'après-guerre, accompagnant des légendes telles que le saxophoniste Sonny Rollins et Jackie McLean. Après s'être éloigné des scènes quelques années pour travailler aux postes, sa passion le rattrape et il décide de se perfectionner auprès du légendaire contrebassiste Charles Mingus, avant d'étudier à la prestigieuse Juilliard School. À la fin des années 1950, son talent s'épanouit pleinement aux côtés des pianistes Mal Waldron et Randy Weston, avec qui il enregistre des albums qui marqueront l'ère du hard bop. Malgré cette reconnaissance artistique, Euell choisit d'embrasser une double vie en obtenant un doctorat en sociologie à l'Université George Washington dans les années 1970. Cette seconde vocation l'amène à occuper des postes institutionnels d'envergure, notamment comme secrétaire adjoint pour le service public à la Smithsonian Institution, où il contribue grandement à la valorisation et à l'archivage de l'histoire du jazz, ainsi que comme directeur de la Louis Armstrong House. Son parcours incarne une dualité intellectuelle et artistique exceptionnelle dans le paysage musical américain.

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Sam Quintana : le contrebassiste qui fait rugir la scène jazz britannique

Il y a des musiciens qui choisissent de se fondre dans le décor, et d'autres qui redéfinissent les contours du paysage. Sam Quintana appartient résolument à la seconde catégorie. Contrebassiste, compositeur, enseignant et leader de formation, ce Britannique établi à Leeds incarne avec une rare cohérence la figure du musicien complet — celui dont la basse n'est jamais un simple soutien harmonique, mais un véritable vecteur narratif.

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Malcolm Strachan – Look On The Bright Side (Haggis Records, 2026)

Troisième album solo du trompettiste écossais Malcolm Strachan, Look On The Bright Side sort le 22 mai 2026 sur Haggis Records et confirme la trajectoire d'un musicien décidément à l'aise dans les eaux chaudes du soul-jazz. Après About Time (2020), hommage à l'esprit Blue Note, et Point Of No Return (2023), tourné vers l'ère CTI, ce nouvel opus s'ouvre davantage : grooves latins, touches d'Afrobeat et cordes cinématiques cohabitent sans jamais perdre le fil d'une positivité revendiquée. Sept titres construits autour du feeling plus que de la structure, avec quelques sommets évidents : Quest For Love et sa couleur dancefloor assumée, portée par la voix de Tanja Daese (Lucinda Slim) ; The Eclipse, incursion plus aventureuse mêlant Afrobeat et soul des seventies ; ou encore Leave It All Behind, lumineux et libérateur. Du côté de la rythmique, c'est Sam Quintana à la contrebasse qui retient l'attention. Nouvelle recrue dans l'entourage de Strachan, il apporte une assise acoustique précieuse à l'ensemble, ancrant les arrangements dans un ancrage organique que l'album revendique pleinement. Sa contrebasse dialogue naturellement avec la section rythmique et donne aux tempos latins comme aux ballades un supplément de chaleur et de profondeur. Aux côtés du percussionniste de session Steve Forman — vétéran des studios de Lee Ritenour, Al Jarreau et George Duke — Quintana contribue à faire de cette rythmique l'un des atouts discrets mais essentiels du disque. Un album solaire, bien taillé, qui ravira les amateurs de Freddie Hubbard, Donald Byrd ou du Cannonball Adderley Quintet.

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David J, Tracks From the Attic Revisited

Co-fondateur de Bauhaus et Love and Rockets, David J avait surpris en 2024 avec Tracks From the Attic, un triple album de démos exhumées sur quatre décennies. Ce Revisited, sorti ce 22 mai 2026, en constitue la suite naturelle et la métamorphose : dix titres retravaillés en studio, avec ensemble, après que certaines de ces maquettes eurent insisté pour être réentendues. La démarche est celle d'un artiste qui s'observe à distance — abordant son propre matériau « comme s'il produisait un autre artiste ». Les arrangements ont parfois radicalement transformé les originaux ; les paroles ont été retouchées là où elles pouvaient résonner dans les années 2020. Le résultat oscille entre post-punk crépusculaire hérité de la new wave, country classique feutré et romantisme à la Nick Drake — un spectre stylistique qui a toujours caractérisé David J en solo, loin de l'ombre de Bauhaus. Là où le premier volume invitait à observer un jeune songwriter en construction, ce Revisited met en scène l'artiste accompli, maître de l'épure. Comme il le dit lui-même : les démos étaient des graines laissées en jachère. Elles ont finalement fleuri.

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Né(e)s un 22 mai ! Bon anniversaire à...

Jon Burr, né à Huntington dans l'État de New York, est un contrebassiste américain de premier plan dont la sonorité a profondément marqué la sphère du jazz et du swing contemporains. Initiant sa formation académique au prestigieux Berklee College of Music avant de parfaire sa technique à l'Université de l'Illinois, il a rapidement plongé dans le bouillonnement musical de la scène new-yorkaise au milieu des années soixante-dix. Au cours de cette période charnière, sa précision rythmique et son approche profondément mélodique de l'instrument lui ont valu de partager la scène avec des légendes telles que Buddy Rich, Chet Baker et Stan Getz. Sa réputation grandissante a attiré l'attention du célèbre crooner Tony Bennett, qu'il a accompagné fidèlement au début des années quatre-vingt, consolidant ainsi sa place de sideman de luxe. Toutefois, c'est sa collaboration au long cours avec le légendaire violoniste français Stéphane Grappelli, dont il fut le contrebassiste attitré pour les tournées américaines jusqu'à la fin de la vie de ce dernier, qui a ancré son héritage musical. Par la suite, sa créativité s'est exprimée dans la fondation du Mark O'Connor's Hot Swing Trio, un projet qui a réaffirmé son dévouement absolu au swing, tout en menant en parallèle une riche carrière de leader avec le Jon Burr Quintet et en s'investissant dans l'écriture d'ouvrages pédagogiques majeurs consacrés à l'art complexe de la basse harmonique et mélodique.

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