Que paie-t-on entre une Sterling haut de gamme et une Music Man américaine ?

Le 5 novembre 2026, Sterling a présenté la Music Man Session StingRay, une basse fabriquée en Indonésie et vendue 1 599,99 $ aux États-Unis. C'est le modèle le plus haut de gamme de la marque, et il vient se placer à mi-chemin d'une StingRay Special américaine qui reste affichée entre 2 900 et 3 400 € en France selon les versions. Entre la Ray34, la nouvelle Session et l'originale de San Luis Obispo, nous avons regardé poste par poste ce que recouvre chaque marche de prix.

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Jens Ritter hisse le pavillon noir... ou bleu : la Beker

Pour ses trente ans de lutherie, l'artisan de Deidesheim dévoile un nouveau modèle de basse taillé dans la légende du pirate Klaus Störtebeker. Sous le bleu de mer et la tête de mort en argent massif se cache une recette étonnamment sobre : aulne, érable, ébène et deux micros passifs.

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Fender Mark Hoppus Stoned Fruit Jaguar Bass : 182 heures pour croquer le fruit

Fender sort du placard la basse la plus fruitée de blink-182. Corps Jaguar vert goyave, micro Seymour Duncan Quarter Pound monté à l'envers, un unique bouton de volume et un sachet d'autocollants signés Burrito Breath : la Limited Edition Mark Hoppus Stoned Fruit Jaguar Bass reproduit l'instrument que le bassiste trimballe sur scène depuis 2023. Seule contrainte, et elle est de taille : elle ne se commande que sur le site de Fender, et pendant 182 heures. Pas une de plus.

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Jackson Legend Series Ellefson CB V : la cinq-cordes de Rust in Peace reprend la route

Trente-six ans après la sortie de Rust in Peace, Jackson ressort de ses archives la toute première basse cinq cordes de son histoire, celle que David Ellefson emportait sur la tournée de 1990. Corps en aulne, manche traversant, micros EMG, sharkfins nacrées et noir brillant : la Legend Series Limited Edition Signature David Ellefson Concert Bass CB V ne cherche pas à moderniser un classique, elle le recopie. Avec quelques questions laissées en suspens.

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Sterling by Music Man 2026 : le StingRay se met au « Plus »

Cinquante ans. En 2026, la StingRay souffle ses cinquante bougies, et toute la famille Ernie Ball s’est mise au diapason. Côté haut de gamme, Music Man prépare une Session Series annoncée pour l’automne, à partir de 1 599,99 $, pensée comme un pont entre Sterling et les instruments de San Luis Obispo. Côté Sterling, la marque « accessible » du groupe, l’année a démarré au NAMM de janvier avec une salve de nouveautés guitare (Luke HSS, signature Jason Richardson, première baryton de la maison) — et deux nouveautés qui nous intéressent directement : la StingRay Short Scale revue et corrigée, et surtout la SUB Series StingRay Plus, déclinée en 4 et 5 cordes, qui arrive maintenant chez les revendeurs.

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Ohana Custom Electric Bass, quand on vient du ukulélé

Connue pour ses ukulélés, la marque californienne Ohana signe sa première basse électrique solid body. Un instrument fabriqué à la main dans son atelier de Long Beach, avec un diapason de 28 pouces qui la place entre la basse ukulélé et la short scale classique. Décryptage.

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Ashdown Saint Avant : l'éventail à la portée de tous

Pour toute une génération de bassistes, Ashdown, c'est une tête d'ampli avec un gros vumètre lumineux en façade. La marque britannique est née en 1997 sous l'impulsion de Mark Gooday, qui dirigeait auparavant Trace Elliot, et s'est imposée avec la série ABM sur les scènes du monde entier. Le nom reste associé à des bassistes comme John Entwistle, Mark King ou Jean-Jacques Burnel.

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Eastwood Hooky VK PRO : la basse qui hurlait dans l'ombre de New Order

Chez Peter Hook, tout commence par un malentendu fécond. Le jeune bassiste de Joy Division, faute de pouvoir s'entendre dans le vacarme des répétitions, grimpe dans les aigus, joue au médiator, et invente sans le vouloir ce chant de basse mélodique qui deviendra la signature de Love Will Tear Us Apart puis de tout le répertoire de New Order. L'instrument qui porte cette voix sur disque, c'est une Yamaha BB1200S de 1980 — une solidbody à manche traversant que Hook décrit lui-même comme « une guitare féroce », présente, dit-il, sur chaque enregistrement où il a tenu une quatre-cordes.

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Mayones × Henrik Linder : la Cali passe à six cordes

Une signature hors norme pour le bassiste de Dirty Loops. Le virtuose suédois s'est associé au fabricant polonais pour créer les Cali HL 5 et Cali HL 6. Ces deux instruments reprennent la plateforme compacte Cali de Mayones et l'emmènent vers un territoire à mi-chemin entre la basse et la guitare.

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Henry's Cats MB-4 : le petit fauve de Prague

Il y a quelques années encore, la basse à diapason court était une affaire d'initiés, de beatlemaniaques et de parents cherchant un instrument pour un gamin de dix ans. En 2026, c'est un rayon à part entière. Les guitaristes y viennent pour doubler leurs lignes sans se déboîter l'épaule, les bassistes de métier y reviennent pour les longues soirées de bal, et les petits studios en gardent une au mur parce qu'elle sonne « disque » sans qu'on ait besoin de la supplier. Dans ce marché devenu bavard, une nouvelle voix arrive de Prague avec des oreilles pointues et des moustaches : la Henry's Cats MB-4.

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Fender Lee Sklar Precision Bass, la philosophie du son studio

L'histoire de la basse électrique et son évolution au sein des studios d'enregistrement nord-américains sont indissociables de la figure de Leland "Lee" Sklar. Avec une discographie comptant plus de 2 000 albums et des collaborations s'étendant de James Taylor à Phil Collins, en passant par Jackson Browne, Toto, et The Section, Sklar a redéfini le rôle du bassiste d'accompagnement. Pour les professionnels de la lutherie, les ingénieurs du son et les musiciens exigeants, l'étude de l'équipement de Leland Sklar dépasse la simple curiosité matérielle. Elle offre une fenêtre sur l'application empirique de l'acoustique, de la biomécanique et même de la psychoacoustique en environnement d'enregistrement.

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La Baye 2x4 Bass Reissue : la planche de 1967 qui refuse de mourir

Eastwood remet en production sa basse la plus improbable : une réédition du plus beau fiasco commercial de l'histoire de la lutherie électrique américaine. Quarante-cinq exemplaires vendus en 1967, une résurrection par DEVO, et aujourd'hui une campagne de financement participatif à 849 $. Retour sur une idée si bête qu'elle en est devenue géniale — et décryptage technique de ce que vaut vraiment cette basse pour un bassiste de 2026.

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Ashdown Capri-23 : la micro-basse qui se prend pour une piccolo

Vingt-trois pouces de diapason, un corps en peuplier de 40 mm, un micro alnico et 200 livres sterling au compteur. Sur le papier, la petite dernière d'Ashdown coche toutes les cases du jouet. Dans les faits, elle pose une vraie question de lutherie — et elle arrive sur un segment beaucoup plus encombré, et beaucoup plus mal nommé, qu'on ne le croit.

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Charvel Sleep Token III Signature Pro-Mod San Dimas Bass V : la signature de III

Multi-diapason 34,4"–35,5", micros Fishman Fluence Soapbar à trois voix, chevalet monocorde, érable caramélisé : sous ses inlays en point d'interrogation et ses caches rouges, la signature du bassiste III de Sleep Token est un instrument de métal moderne d'une cohérence technique presque clinique. Décryptage complet, spécification par spécification, à 1 649 €.

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