Mai 2026

Bakithi Kumalo — What You Hear Is What You See (Ropeadope, 2021)

Voilà une brève chronique pour gravebasse.com : Bakithi Kumalo — What You Hear Is What You See (Ropeadope, 2021) Il y a des noms qui méritent d'être rappelés régulièrement. Bakithi Kumalo en fait partie. Né à Soweto, ce bassiste sud-africain a posé sa ligne de basse au cœur de l'un des albums les plus marquants de la pop mondiale — Graceland de Paul Simon (1985) — avant de s'installer à New York et de devenir l'une des signatures les plus recherchées de la scène internationale. Cinq Grammy, un classement parmi les 50 meilleurs bassistes du monde par Bass Player Magazine, des collaborations avec Herbie Hancock, Hugh Masekela, Joan Baez ou encore la Tedeschi Trucks Band : le CV parle de lui-même. What You Hear Is What You See, sorti en octobre 2021 sur le label Ropeadope et co-produit avec Maxfeld Gast, est un album solo qui s'offre comme une déclaration d'identité. En dix titres, Kumalo tisse sa cosmologie musicale propre : les rythmes zoulou et la chaleur de l'Afrique du Sud rencontrent le groove funky new-yorkais, la soul et des touches de jazz contemporain. Des morceaux comme Zululand Nation ou Nomvula portent une fierté culturelle affirmée, tandis que Desert Walk ou Peaceful Water laissent la basse chanter avec une sobriété désarmante. Ce qui frappe chez Kumalo, c'est la même chose qui a séduit Paul Simon quarante ans plus tôt : un sens mélodique hors-norme, une pulsation organique qui ne cherche jamais à en imposer. La basse n'accompagne pas — elle raconte. Un disque à (re)découvrir, et un bassiste à ne plus jamais oublier.

Lire plus »

Les Claypool, The Great Parrot-Ox and the Golden Egg of Empathy

Trois ans après avoir refermé la parenthèse de la Fearless Flying Frog Brigade, Les Claypool et Sean Ono Lennon reviennent en Delirium mode avec leur troisième album — et de loin le plus ambitieux. Quatorze titres, un concept-album à part entière fondé sur la « théorie du trombone », ce célèbre postulat de la philosophie de l'IA qui imagine une machine chargée de produire des trombones au maximum de son efficacité... jusqu'à convertir en métal toute matière vivante. Bienvenue à Cliptopia. Claypool et Lennon ont joué quasiment chaque note eux-mêmes, se partageant la batterie au fil des titres — ce qui donne à l'ensemble une cohérence sonique rare pour un double album aussi fouillé. La tension entre les lignes de basse musculaires et massives de Claypool et les arrangements mélodiques soignés de Lennon constitue le véritable moteur du disque, oscillant entre prog psychédélique, rock opéra absurde et quelques instants de grâce pop inattendue — notamment sur The Golden Egg of Empathy, en compagnie de WILLOW. Des titres comme WAP (What a Predicament), The Golden Egg of Empathy et Melody of Entropy s'imposent comme de véritables gemmes prog-pop capables de voler de leurs propres ailes, indépendamment du récit. Enregistré au Rancho Relaxo de Claypool en Sonoma County et au studio The Farm de Lennon dans l'État de New York, l'album bénéficie d'une production charnue, organique, fidèle à l'esthétique de la maison. L'édition physique — double vinyle en gatefold avec une bande dessinée de 24 pages illustrée par Rich Ragsdale — pousse encore plus loin la logique d'œuvre totale. Pour les amateurs de Primus, d'Oysterhead ou de prog mutant en général : l'un des disques les plus fous et les plus cohérents de l'année.

Lire plus »

The Masterlink Sessions Collective & friends – The Masterlink Instrumental Sessions | Volume Two

Trois titres, trois instantanés de musique vivante : c'est la promesse tenue par ce second volume instrumental de la plateforme britannique Masterlink Sessions, fondée par le bassiste et producteur Stefan Redtenbacher, James Welch (ingénieur son) et le vidéaste Leo Mansell, au cœur des studios Masterlink dans le Surrey. Le principe est immuable : des musiciens dans la même pièce, les caméras qui tournent, et la musique qui commande. Le collectif — dont le groupe-maison est Redtenbacher's Funkestra — réunit ici trois formations distinctes autour d'un Hammond qui règne en maître absolu sur l'EP. No Future Blues ouvre le bal avec Chris Booth et la Funkestra dans un blues à l'ancienne, charnu et direct. Nurgles, composition originale de Liam Dunachie (claviers régulier de la maison), installe un boogaloo insistant et hypnotique, le Hammond dessinant à la fois la ligne harmonique et l'arc dynamique du morceau, tandis que la section rythmique de Luke Harris (batterie) et Karl Vanden Bossche (percussions) verrouille le tout avec une précision organique. Enfin, Hard Times — arrangement d'un thème de Joni Mitchell signé Dave Limina et Ross Stanley — offre la configuration rarissime de deux Hammond en simultané : un médium swing gospel-soul où les deux organistes, fidèles aux techniques de basse main gauche et de pédales, se répondent avec une complicité évidente. Court mais dense, ce Volume Two est un condensé de jazz-funk et de soul instrumentale enregistré live, sans filet, et ça s'entend à chaque mesure.

Lire plus »

Goose, Torero

Le quatuor du Connecticut n'a pas traîné. Après les sorties enchaînées d'Everything Must Go et Chain Yer Dragon en 2025, Goose revient avec un son indie rock élargi aux synthés néon d'inspiration eighties, rythmiques en béton armé et refrains qui cherchent les étoiles. Torero en est l'un des avant-postes les plus taillés. Dévoilée en live première mondiale lors du festival Viva El Gonzo à San José del Cabo en mai 2025, la chanson avait alors conclu le premier set dans une montée de tension digne d'une corrida. Aujourd'hui sortie en single officiel, elle confirme ce que les fans pressentaient depuis les gradins : Goose sait construire un morceau autant qu'il sait l'embraser sur scène. Rick Mitarotonda résume l'esprit du projet : « faire le electric slide dans l'allée du supermarché entre les Pop-Tarts et les Frosted Flakes — hyper-connecté, perdu dans la sauce digitale et plutôt bien dans ses baskets. » Torero porte cette énergie paradoxale : une forme pop irréprochable qui laisse toujours une porte entrebâillée vers l'impro, vers l'accident heureux. Le morceau figure sur BIG MODERN!, attendu le 12 juin 2026 via No Coincidence Records. L'album s'annonce comme le chapitre le plus ambitieux du groupe — et Torero, avec sa charge électrique contenue, en est peut-être la pièce maîtresse.

Lire plus »

Colin Bass – Dream #1

Figure tutélaire du rock progressif britannique, Colin Bass est bassiste et chanteur de Camel depuis 1979. Avec ce single tiré de son journal de rêves — c'est exactement ainsi qu'il le présente, "Notes from the dream journal" —, il livre une pièce intimiste et planante, enregistrée entre son studio gallois (Wild End Studio) et Berlin (Kartini Studio).

Lire plus »
Avril 2026

Aja Monet – Elsewhere (feat. Meshell Ndegeocello & Georgia Anne Muldrow)

Le 25 mars 2026, la poète afro-surréaliste Aja Monet dévoilait Elsewhere, premier single extrait de son second album The Color of Rain, attendu pour le 22 mai. Une naissance aussi soudaine qu'essentielle : le morceau a été composé et enregistré en studio trois jours seulement après la disparition de Sly Stone, en guise d'hommage au géant de la funk.

Lire plus »
Mars 2026

Funky Times, Smashed Funktato

L'effervescence de la scène funk moderne ne semble pas vouloir retomber, et Funky Times se place une nouvelle fois au centre de cette dynamique avec leur dernier single, "Smashed Funktato". Fidèle à sa réputation de "machine à groove" ultra-vitaminée, le collectif revient avec une proposition qui ne se contente pas de faire taper du pied, mais qui s'impose comme une véritable étude de cas pour tout bassiste en quête de précision chirurgicale. Ce morceau, enrichi par la présence du guitariste Nicklas Myhre, marque une étape supplémentaire dans l’évolution sonore du groupe, alliant l'humour caractéristique de leur identité visuelle à une rigueur technique qui frise l'insolence.

Lire plus »

Bjorn Meyer, Convergence

Neuf ans après le séminal Provenance, le bassiste suédois Bjorn Meyer revient chez ECM avec Convergence, une œuvre qui confirme son statut d'architecte du silence et de la résonance. Pour les habitués de Gravebasse, Meyer est cet instrumentiste hors norme qui a su marier l'exigence du jazz contemporain aux textures envoûtantes de la musique orientale aux côtés d'Anouar Brahem, ou au minimalisme organique du groupe Ronin de Nik Bärtsch. Avec ce second opus en solo, il délaisse toute velléité de démonstration technique pour se concentrer sur l'essence même de son instrument : la vibration d'une corde dans un espace donné.

Lire plus »

Funky Times, Appreciation Song

Le groupe de funk allemand le plus énergique du moment est de retour. Avec "Appreciation Song", Funky Times nous offre un titre "feel-good" ; ils nous livrent une belle vue de mise en place rythmique où la basse, une fois de plus, occupe le trône.

Lire plus »

Lars Danielsson, Liberetto V : Échomyr

Le célèbre bassiste et compositeur suédois Lars Danielsson revient avec un nouvel opus de sa série Liberetto, un projet initié en 2012 qui a conquis le public par son mélange unique de jazz, de musique classique et de folk.Composé en collaboration avec ses fidèles partenaires, cet album est le fruit d'une confiance et d'une amitié solides, ainsi que d'un dialogue musical constant au sein de Liberetto. Des moments solos intimistes aux enregistrements spontanés en prise directe, en passant par des compositions d'ensemble lyriques, la musique oscille entre réflexion, joie, spiritualité et espoir discret – des histoires profondément personnelles mises en musique, en rythme et en communion.

Lire plus »

Redtenbacher’s Funkestra, Truffle Shuffle (Masterlink Sessions)

Ce morceau original de jazz-funk fusion à la guitare figurera sur l'album collaboratif « The Exchange » de Carter Arrington et Funkestra.Cet album instrumental, véritable feu d'artifice de virtuosité à la guitare, célèbre les collaborations musicales enrichissantes que le guitariste américain Carter Arrington a tissées durant son séjour au Royaume-Uni. De retour à Austin, au Texas, il a invité ses amis guitaristes britanniques préférés à participer à cet opus. « Truffle Shuffle », avec la participation du guitariste d'Incognito, Charlie Allen, est tout simplement captivant !

Lire plus »

Gold Leader, Gold Leader

Gold Leader présente son premier album éponyme, sorti chez Color Red. Ce sextet jazz-funk réunit une pléiade de musiciens talentueux et funky de Denver, ayant collaboré avec des groupes tels que ManyColors, Mama Magnolia et Magic Beans. Fort de plusieurs singles sortis chez Color Red, Gold Leader signe un album marquant, véritable concentré de confiance et de créativité, fruit d'une écoute collective. Enregistré au More Noise Studio, le studio du claviériste Eric Luba, et coproduit par Luba et le batteur Will Trask, cet album est imprégné d'énergie collective. Chaque morceau a débuté comme une esquisse partagée entre un ou deux membres du groupe, avant d'être développé, enrichi et peaufiné par l'ensemble des musiciens.

Lire plus »

Angine de Poitrine, Vol. II

Le duo québécois Angine De Poitrine (originaire du Saguenay) vient de lâcher Vol. II, un nouvel opus qui s'abat sur la scène noise rock et expérimentale avec la délicatesse d'un bloc de béton. Pour les lecteurs de gravebasse.com, l'intérêt d'une telle sortie réside évidemment dans la place centrale qu'y occupe la section rythmique et dans l'approche hors-norme de l'instrument. Dans cette formation atypique, pas de bassiste traditionnel : c'est armé d'un instrument hybride microtonal à double manche (guitare et basse) que Khn de Poitrine maintient l'édifice debout. Jonglant entre les registres avec une aisance déconcertante, sa section grave agit comme la véritable colonne vertébrale d'un monstre prêt à dérailler à chaque instant.

Lire plus »

Elefant Talk, The Hidden Ones

Le duo basse-batterie stoner rock français frappe encore un grand coup. Avec la sortie de son nouveau single, "The Hidden Ones", Elefant Talk prouve une fois de plus qu'une simple quatre cordes (à 8 cordes), lorsqu'elle est bien sculptée et poussée dans ses retranchements, suffit à ériger un mur de son monumental. Plongée au cœur d'un groove pachydermique et dissection du matériel qui fait rugir cette nouvelle pépite lourde à souhait.

Lire plus »

Peter Gabriel, "What Lies Ahead (Bright-Side Mix)

Peter Gabriel continue d'égrener ses pépites avec la parution de la version studio tant attendue de "What Lies Ahead", un titre que les fans assidus connaissent bien puisqu'il a été rodé sur scène dès la tournée Back to Front en 2014, puis revisité lors du récent i/o The Tour. Mais sur GraveBasse.com, ce qui nous fait vibrer, c'est ce qui se passe dans le bas du spectre. Et avec le duo historique Gabriel / Levin, nous sommes rarement déçus.

Lire plus »
Février 2026

Karl Clews – Elements Vol. 3: A Tribute to Level 42

S'attaquer au répertoire de Level 42, c’est un peu comme s’attaquer à l’Everest pour tout bassiste qui se respecte. Entre la précision chirurgicale de la main droite de Mark King, son sens du groove implacable et ses lignes mélodiques devenues cultes, le défi est intéressant. Pourtant, avec ce troisième volet de sa série Elements, le bassiste et arrangeur Karl Clews ne se contente pas de rendre hommage : il réinterprète, avec une virtuosité et une musicalité bluffantes.

Lire plus »

Donny Benét – Il Basso

L'annonce d'un nouvel album de Donny Benét est toujours un petit événement. Mais avec un titre comme Il Basso, le multi-instrumentiste australien ne laisse aucune place au doute, cet opus est une déclaration d'amour frontale à notre instrument de prédilection. Là où ses précédents succès comme Mr Experience jouaient sur un équilibre entre synth-pop vocale et funk kitsch, Il Basso prend le virage de l'instrumental pur et c'est un pur régal. "School’s Out" est sous l'influence de Paul Jackson (The Headhunters). Le slap est percutant, le placement est millimétré, et Donny nous rappelle qu'avant d'être un personnage de scène, il est un technicien hors pair formé au jazz. Le titre "Bernard’s Boogie" est un hommage vibrant à Bernard Edwards (Chic). On y retrouve cette ligne de basse "forward-leaning", une Precision Bass qui claque avec ce son mat et percutant si caractéristique des cordes filées plat (La Bella, la marque fétiche de Donny).

Lire plus »

Thundercat, Distracted

Six ans. C’est le temps qu’il aura fallu patienter depuis le triomphe de It Is What It Is pour que Stephen Bruner, plus connu sous le nom de scène Thundercat, daigne enfin redescendre sur Terre avec un nouvel opus sous le bras. Intitulé Distracted, ce cinquième album studio prévu pour le printemps chez Brainfeeder s’annonce déjà comme la sortie incontournable de l’année pour tout bassiste qui se respecte. Si le virtuose californien nous avait habitués à une fusion cosmique entre jazz, funk et R&B, ce nouveau chapitre semble marquer une évolution vers une production encore plus léchée, fruit d’une collaboration étroite avec le super-producteur Greg Kurstin. S'il y a déjà trois morceaux à l'écoute, la sortie complète de l'album est annoncée pour le 3 avril 2026. On a hâte :-)

Lire plus »

Peter Gabriel, Put the Bucket Down (Bright-Side Mix)

"Put The Bucket Down" (Bright-Side Mix) qui s'inscrit dans la continuité du projet i/o, est mixé ici par Mark "Spike" Stent. Le morceau se déploie sur près de sept minutes et propose une structure dense et mouvante, typique des explorations récentes de Gabriel. L'ambiance générale oscille entre une tension rythmique initiale et des passages plus oniriques.

Lire plus »
Janvier 2026

Galliano, Unreliable Memories Of Contested Conversations

Il aura fallu attendre près de trois décennies pour entendre le retour des rois de l'acid jazz. Galliano, collectif phare de la scène londonienne des années 90, sort enfin de son silence avec Unreliable Memories Of Contested Conversations. Les grooves restent organiques, c'est une excellente nouvelle, car le groupe n'a rien perdu de sa superbe rythmique. McKone, fidèle à sa Fender Jazz Bass, reforme son duo télépathique avec le batteur Crispin Taylor. Dès les premières mesures, on sent cette alchimie typique du son "Talkin' Loud" : c'est précis, c'est chaud, et ça groove sévère. L'album navigue entre funk urbain, soul cinématique et spoken word militant porté par Rob Gallagher. Mais tendez l'oreille sur des titres comme "Circles Going Round The Sun" ou "Jazz". La basse y est ronde, avec ce grain médium typique qui permet de percer le mix sans écraser les claviers de Ski Oakenfull. Sur les morceaux plus dub comme "In The Brakes", McKone démontre toute sa maîtrise de l'espace, jouant sur les silences et les contre-temps, laissant la note durer juste ce qu'il faut pour faire vibrer les caissons.

Lire plus »

Jannick Top, Utopic Sporadic Orchestra

Rarissime trace d'une soirée, organisée lors du Festival "Nancy Jazz Pulsations"en octobre 1975, l'Utopic Sporadic Orchestra constitua l'opportunité pour Jannick Top d'apparaitre enfin en tant que leader d'une grande formation, et de proposer publiquement son oeuvre maitresse des années 70, "De Futura". Oeuvre culte, on la retrouve encore ces dernières années au répertoire de groupes underground japonais, De Futura apparait ici sous une forme orchestrale particulièrement développée grâce à une formation de dix huit musiciens et chanteurs.

Lire plus »

Stephen Jay, Off Bass

Il y a les techniciens de l'ombre et les leaders charismatiques. Et puis, il y a Stephen Jay. Si son nom vous est familier, c'est probablement parce qu'il tient la baraque (et les fréquences basses) derrière le légendaire "Weird Al" Yankovic depuis le début des années 80. Mais réduire Stephen Jay à ce rôle d'accompagnateur de luxe serait une erreur monumentale.

Lire plus »

Euan Burton, Occurrences

L'album "Occurrences" du contrebassiste écossais Euan Burton est à découvrir ou redécouvrir comme une bouffée d'air frais. Ici, la contrebasse ne cherche pas à voler la vedette à chaque mesure, mais elle dirige tout l'édifice avec une autorité calme et une musicalité exemplaire.

Lire plus »

Eric Serra, Space Projekt U.M.O.

Après les profondeurs du Grand Bleu, l'emblématique Eric Serra met le cap sur les étoiles avec son nouvel album "Space Projekt U.M.O.". Véritable ovni musical conçu en Dolby Atmos, ce disque place la basse au cœur d'un voyage vers la Station Spatiale Internationale (ISS).

Lire plus »

Vulfmon, Deg

Deg s’affirme comme l’une des sorties les plus enthousiasmantes de la scène funk/nu-funk indépendante récente. Jack Stratton, fidèle à sa créativité éclectique, façonne un album riche en styles, riffs et couleurs sonores — tout en conservant cette atmosphère ludique et artisanale qui caractérise sa musique.

Lire plus »

Peter Gabriel, Been Undone (Dark-Side Mix)

Been Undone s’inscrit dans la continuité du Gabriel des dernières années : un artiste débarrassé de toute pression commerciale, qui privilégie la nuance, la respiration et le détail. Les rythmiques, jamais frontales, avancent par touches subtiles, tandis que les couches synthétiques évoquent autant la technologie contemporaine que l’organique. Rien n’est démonstratif, tout est suggéré, nous laissant le soin de combler les silences et d’interpréter les ombres.

Lire plus »

Nick Beggs, Wal-Mart

Avec Wal-Mart, Nick Beggs livre un disque profondément intime, presque confidentiel, qui s’inscrit à contre-courant de toute logique de démonstration ou de carrière. L’album ne cherche ni l’esbroufe ni la reconnaissance immédiate ; il s’écoute comme une conversation intérieure, un journal sonore façonné autour d’un instrument chargé d’histoire et d’affect : la mythique basse Wal qu’il utilisait à l’époque de Kajagoogoo, retrouvée après plusieurs décennies de disparition. Ce retour n’a rien de nostalgique au sens facile du terme ; il agit plutôt comme un déclencheur émotionnel, une matière première à partir de laquelle Beggs compose un univers personnel, libre et résolument contemporain.

Lire plus »
Décembre 2025

John Scofield, Dave Holland, Memories of Home

Avec Memories of Home, John Scofield et Dave Holland livrent un disque d’une rare profondeur, publié sur le label ECM Records, qui s’inscrit pleinement dans l’esthétique contemplative et exigeante de la maison munichoise. Plus qu’une simple rencontre entre deux légendes du jazz moderne, l’album se présente comme un dialogue intime, presque confidentiel, entre guitare et contrebasse, où chaque note semble chargée de mémoire, de vécu et de silence.

Lire plus »

Rafael Enciso, Crossfade

Avec Crossfade, Rafael Enciso signe un album profondément contemporain, à la croisée des esthétiques jazz, fusion et musiques instrumentales actuelles, où la basse ne se contente jamais d’un rôle de soutien mais devient le véritable moteur narratif du projet. Dès les premières mesures, l’auditeur comprend que le titre de l’album n’est pas anodin : Crossfade évoque ce fondu permanent entre les styles, les climats et les intentions, sans rupture brutale, mais avec une élégance de chaque instant.

Lire plus »

George Porter Jr, Live at the 2025 New Orleans Jazz & Heritage Festival

Ce qui frappe également, c’est la vitalité intacte du musicien. En 2025, George Porter Jr. joue avec une intensité qui ferait pâlir bien des bassistes plus jeunes. Mais cette énergie n’est pas brute : elle est canalisée par des décennies d’expérience. Le groove est profond, enraciné, presque tellurique. On a parfois l’impression que la basse ne vient pas seulement de l’instrument, mais directement du sol de la Louisiane, comme si Porter se contentait de traduire une pulsation préexistante.

Lire plus »

Incognito, Music. Magic. Ironic.

Incognito revient en force pour les fêtes de fin d’année avec Music. Magic. Ironic., une œuvre aussi chaleureuse qu’invigorante, marquant le 20ᵉ chapitre de l’une des formations les plus emblématiques de la scène jazz-funk et soul britannique. 

Lire plus »

Adam Ben Ezra, Heavy Drops

Avec Heavy Drops, Adam Ben Ezra confirme qu’il est aujourd’hui l’un des contrebassistes les plus singuliers et créatifs de la scène internationale. Ce nouvel album s’inscrit dans la continuité de son travail précédent tout en marquant une étape supplémentaire dans l’affirmation de son langage personnel. Plus qu’un simple disque de jazz contemporain, Heavy Drops se présente comme une exploration sonore où la contrebasse devient un instrument total, capable de porter à elle seule groove, mélodie et architecture rythmique.

Lire plus »

Sarah Murcia, Eyeballing

Avec Eyeballing, Sarah Murcia signe un album qui ne ressemble à aucun autre : un quartet inattendu (contrebasse, saxophones, tuba, piano/é-drums) explore des terrains où l’improvisation, le chant parlé, la pop décadrée et les grooves obliques se mêlent en une musique à la fois instinctive et hautement réfléchie. 

Lire plus »

This I Owe, Swallow

Le travail des athéniens de This I Owe brille dans cet espace carré où la vulnérabilité rencontre la force intérieure. Chaque note, chaque silence, semble intentionnel. Le morceau ne cherche pas à épater par des prouesses techniques, mais plutôt à nous captiver par la pureté de son expression.

Lire plus »

Henri Texier, Healing Songs

Avec Healing Songs, Henri Texier ne signe pas simplement un nouvel album : il propose une œuvre de réconciliation. Réconciliation avec le temps qui passe, avec une mémoire musicale riche de plusieurs décennies, mais aussi avec un monde fragilisé, en quête d’apaisement. À l’écoute de ce disque, on comprend très vite que le titre n’est ni un slogan ni une posture. Ces « chants de guérison » sont avant tout une démarche intime, presque spirituelle, portée par l’un des grands architectes du jazz européen.

Lire plus »

Lettuce, Cook

Si vous cherchiez une raison de réchauffer vos amplis en ce mois de décembre, ne cherchez plus. Les patrons du funk moderne, Lettuce, viennent de livrer leur neuvième album studio, sobrement intitulé "Cook". Et croyez-moi, le titre n'est pas usurpé : ça mijote, ça grille et surtout, ça graisse les cordes comme jamais.

Lire plus »
Novembre 2025

Thomas Laffont, Rencontre avec... Saison 2

En 2023, Thomas Laffont lance un projet qui lui tenait à cœur : « Rencontre avec ». L’idée est simple mais précieuse pour lui : provoquer des rencontres artistiques autour de duos voix/basse, et partager ces moments musicaux avec les chanteuses et chanteurs.Ce projet est pour lui un moyen d’aller plus loin avec la basse, dans un registre particulier, puisqu'il doit créer un accompagnement complet à lui seul. C’est aussi, et surtout, une occasion d’aller à la rencontre de chanteuses et chanteurs qu'il admire, mais avec lesquels il n'a pas forcément eu l’occasion de travailler. Chaque rencontre devient ainsi un moment unique, où chacun apporte son univers et où la chanson choisie sert de point de départ à un dialogue musical.En 2025, la saison 2 comporte quatre épisodes. A découvrir ! 

Lire plus »

Goose, Live at Madison Square Garden

Si le Madison Square Garden est le temple sacré où les groupes deviennent des légendes, alors ce 28 juin 2025 restera gravé comme la nuit où Goose a officiellement pris possession des lieux. Disponible désormais sur Bandcamp, cet enregistrement gargantuesque n'est pas juste un "live de plus" dans leur discographie prolifique ; c'est une déclaration d'intention, un document historique capturant un groupe au sommet de son art, prêt à en découdre avec l'histoire. Dès les premières secondes, on sent que ce ne sera pas un concert ordinaire. Ouvrir un show au MSG par "Factory Fiction", un morceau complexe et émotionnellement chargé de près de 20 minutes (habituellement réservé aux rappels), c’est poser ses couilles sur la table. Le message est clair : Rick Mitarotonda (guitare/chant) et sa bande ne sont pas là pour jouer la sécurité. La qualité sonore du mix Bandcamp rend parfaitement justice à cette ouverture : chaque note de basse de Trevor Weekz claque avec une précision chirurgicale, ancrant le groove alors que la guitare s'envole. Le premier set est une leçon d'équilibre. On passe de l'hymne "Hungersite", véritable machine à danser, à des moments de grâce pure. L'intégration du nouveau batteur, Cotter Ellis, se fait sentir : il apporte une frappe plus sèche, plus funk, qui dynamise l'ensemble. La reprise de "Running Up That Hill" de Kate Bush est un moment fort, transformant la mélancolie synth-pop de l'originale en une épopée jam-rock solaire. Mais la vraie surprise vient de l'ajout d'une section de cuivres sur la fin du set ("Feel It Now", "Dustin Hoffman"), transformant l'arène en un gigantesque club de soul-funk moite.

Lire plus »

Thundercat, Upside Down (Candy Crush)

Le bassiste virtuose et icône du funk cosmique, Thundercat (Stephen Bruner), ne cesse de nous surprendre. Alors qu'on attend toujours ses projets avec fébrilité, sa dernière sortie prend une direction totalement inattendue. Oubliez les collaborations habituelles ; le protégé de Flying Lotus s'associe aujourd'hui avec... le jeu mobile Candy Crush Saga. Oui, vous avez bien lu. Le nouveau single, intitulé "Upside Down (Candy Crush)", est sorti aujourd'hui même, le 6 novembre 2025, sur son label habituel, Brainfeeder. Ce titre est le fruit d'un partenariat marketing d'envergure. Le morceau s'inscrit dans la "Music Season" (Saison Musicale) lancée par Candy Crush Saga. Pour l'occasion, la sortie s'accompagne d'un "clip vidéo jouable" et d'une campagne promotionnelle pour le moins... sensorielle. La marque a en effet créé des sucettes en édition limitée qui, grâce à une technologie de "conduction osseuse", permettraient aux fans de "goûter le rythme" pendant que le son voyage de la langue aux oreilles. Un gimmick marketing fou qui colle finalement assez bien à l'univers décalé et humoristique de Thundercat. C'est une nouvelle preuve que le bassiste californien refuse de se laisser enfermer dans une case, prouvant que la basse peut être un vecteur d'expérimentations pop et grand public, tout en conservant une technicité et une musicalité hors pair. Pour écouter ce single pour le moins curieux, rendez-vous sur le lien Bandcamp ou sur votre plateforme de streaming favorite.

Lire plus »
Octobre 2025

The New Mastersounds, Cigar Time (Live)

Les New Mastersounds reviennent en terrain connu, mais avec cette étincelle propre au live : celle qui transforme un simple riff en communion instantanée. Cigar Time (Live), capté avec une énergie brute et un son organique, sent la sueur du club et le bois chauffé des amplis. Ici, la basse pulse un groove qui avance sans forcer, comme une conversation détendue.

Lire plus »

D/troit, The Whammy Session

Avec The Whammy Session, D/troit poursuit sa quête d’un funk intemporel, brut et généreux, taillé pour le live autant que pour les platines. Enregistré dans la chaleur du studio Whammy à Copenhague, l’album sonne comme une célébration du son analogique, de la sueur et du grain. Tout y respire l’authenticité : les cuivres claquent, les guitares grattent sec, et la basse sonnant vintage rappelle les grandes heures de Stax et Muscle Shoals.

Lire plus »

Gail Ann Dorsey, It Takes All Kinds to Make a World

Vingt ans après I Used to Be…, Gail Ann Dorsey revient enfin avec un titre inédit, It Takes All Kinds to Make a World. Et dès les premières mesures, le temps n’a rien émoussé de son élégance ni de sa profondeur. La basse, toujours ronde et subtile, sert ici un morceau plein de bienveillance et de gravité, porté par une voix d’une sincérité bouleversante.

Lire plus »