Né(e)s un 11 août ! Bon anniversaire à...

Publié le 11 août 2026 à 01:33

Jim Kale – The Guess Who, Scrubbaloe Caine (1943)

Michael James Kale naît le 11 août 1943 à Winnipeg, dans le Manitoba, au Canada. Il fait partie des membres fondateurs du groupe qui, après plusieurs changements de nom, devient The Guess Who au milieu des années 1960 et s'impose comme la première formation rock canadienne à conquérir massivement le marché américain. Bassiste du groupe durant toute sa période la plus faste, jusqu'en 1972, Kale bâtit son jeu sur des lignes charpentées et immédiatement identifiables, à l'image du riff qui structure « American Woman » : cosignataire du morceau avec Randy Bachman, Burton Cummings et Garry Peterson, il contribue à ce qui reste le premier numéro un américain d'un groupe canadien, en 1970. Il joue également sur les grands succès « These Eyes », « Laughing », « No Time » et « Share the Land », et participe à la série d'albums qui, de Wheatfield Soul à Live at the Paramount, définit le son du groupe — un mélange de rock, de pop mélodique et d'incursions psychédéliques. Il quitte The Guess Who en 1972, à la suite de l'album live enregistré à Seattle, et rejoint le groupe Scrubbaloe Caine, formation de rock sudiste canadienne avec laquelle il publie l'album Round One. Il détient pendant de longues années les droits sur le nom du groupe et mène sous cette bannière des tournées régulières à travers l'Amérique du Nord. En 1987, il est intronisé au Panthéon de la musique canadienne en tant que membre de The Guess Who.

Découvrir : https://www.theguesswho.com/

Jah Wobble – Public Image Ltd, Invaders of the Heart (1958)

John Joseph Wardle naît le 11 août 1958 dans l'East End londonien. Son surnom lui vient d'une prononciation approximative de son nom par Sid Vicious, qu'il fréquente avec John Lydon et John Grey dans le Londres pré-punk. Lorsque Lydon quitte les Sex Pistols début 1978 pour fonder Public Image Ltd avec le guitariste Keith Levene, c'est vers lui qu'il se tourne pour tenir la basse, alors même que Wobble n'en joue que depuis peu. Ce relatif manque de bagage technique devient précisément la force du groupe : nourri de dub jamaïcain, il élabore un jeu extraordinairement lent, grave et spacieux, où chaque note est laissée à résonner et où la basse cesse d'accompagner pour devenir l'instrument principal. Sur First Issue (1978) puis surtout sur Metal Box (1979), disque fondateur du post-punk, ses lignes hypnotiques dialoguent avec les guitares métalliques de Levene et posent un modèle qui influencera durablement le rock alternatif, du trip-hop au post-rock. Il quitte PiL en 1980 à la suite de désaccords avec Lydon, traverse une période difficile durant laquelle il travaille quelque temps pour le métro londonien, puis revient au premier plan avec sa formation Invaders of the Heart, laboratoire d'un métissage entre dub, musiques arabes, africaines et asiatiques. Les albums Rising Above Bedlam (1991), avec la participation de Sinéad O'Connor, et Take Me to God (1994) le consacrent comme l'un des explorateurs les plus curieux de la basse britannique. Il multiplie par ailleurs les collaborations, notamment avec Brian Eno, Holger Czukay, Bill Laswell et The Edge, et publie une discographie solo d'une abondance remarquable.

Découvrir : https://jahwobble.bandcamp.com/

Bragi Ólafsson – The Sugarcubes, Kukl (1962)

Bragi Ólafsson naît le 11 août 1962 à Reykjavík, en Islande. Il évolue d'abord dans la scène post-punk islandaise, notamment au sein du groupe Kukl, avant de participer en 1986 à la fondation des Sugarcubes, formation qui révèle au monde une jeune chanteuse nommée Björk et le trompettiste-vocaliste Einar Örn Benediktsson. Bassiste du groupe, il apporte un contrepoint mélodique et volontairement décalé à un univers musical qui refuse les conventions de la pop internationale : l'album Life's Too Good (1988) et le single « Birthday » propulsent les Sugarcubes hors de leur île, en font les chouchous de la presse rock anglo-saxonne et ouvrent la voie à toute une génération de musiciens islandais. Suivront Here Today, Tomorrow Next Week! (1989) et Stick Around for Joy (1992) avant la séparation du groupe. Parallèlement, Bragi Ólafsson est cofondateur de Smekkleysa (Bad Taste), la structure indépendante créée par le groupe pour publier disques, poésie et travaux graphiques, et qui reste aujourd'hui l'un des piliers de la vie culturelle islandaise. Il a depuis largement délaissé la scène musicale pour l'écriture : auteur d'un premier recueil de poèmes, Dragsúgur, paru en 1986, il s'est imposé comme l'un des romanciers islandais contemporains les plus remarqués, plusieurs fois cité au Prix de littérature islandais et traduit en français et en anglais.

Découvrir : https://thesugarcubes.bandcamp.com/

Andy Bell – Ride, Oasis, Hurricane #1, Beady Eye (1970)

Andrew Piran Bell naît le 11 août 1970 à Cardiff, au pays de Galles. C'est à Oxford, en 1988, qu'il cofonde Ride avec Mark Gardener, Laurence Colbert et Steve Queralt, groupe dans lequel il tient d'abord la guitare et le chant. Ride devient l'un des chefs de file du shoegaze, ce courant qui noie les mélodies pop sous des nappes de guitares saturées et d'effets : les EP réunis sur Smile puis l'album Nowhere (1990) comptent parmi les disques matriciels du genre, avant que Going Blank Again et Carnival of Light n'élargissent la palette du groupe. Après la séparation de Ride en 1996, Bell fonde Hurricane #1, puis répond en novembre 1999 à l'appel de Noel Gallagher : il rejoint Oasis à la basse, en remplacement du bassiste fondateur Paul « Guigsy » McGuigan, et le restera pendant dix ans, jusqu'à la dissolution du groupe en 2009. Ce changement d'instrument le conduit à repenser entièrement son approche, passant d'un jeu de guitariste texturiste à des lignes de basse compactes, motrices et au service du morceau, sur des albums comme Heathen Chemistry, Don't Believe the Truth et Dig Out Your Soul. Il poursuit ensuite l'aventure avec les frères Gallagher au sein de Beady Eye, participe à la reformation de Ride à partir de 2014 et développe en parallèle GLOK, projet solo d'électronique instrumentale dont l'album Pattern Recognition atteint le sommet des classements dance britanniques. Il tient de nouveau la basse dans la formation réunie d'Oasis.

Découvrir : https://glok.bandcamp.com/

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