Bill Johnson – Original Creole Orchestra, King Oliver's Creole Jazz Band (1872-1972)
William Manuel Johnson naît le 10 août 1872 et grandit à La Nouvelle-Orléans, berceau du jazz naissant. Contrebassiste de formation empirique, il est unanimement considéré comme le père de la technique du slap appliquée à la contrebasse : dans les orchestres de danse de la Louisiane du début du siècle, où l'instrument devait se faire entendre sans amplification au milieu des cuivres, il prend l'habitude de claquer les cordes contre la touche pour produire un son percussif qui tient à la fois de la ligne de basse et de la caisse claire. Cette approche, purement fonctionnelle à l'origine, devient l'une des signatures rythmiques du jazz de La Nouvelle-Orléans et sera transmise de génération en génération, jusqu'au rockabilly et au psychobilly contemporains. Au tournant des années 1910, Johnson fonde l'Original Creole Orchestra, formation qui quitte la Louisiane pour parcourir les circuits de vaudeville à travers les États-Unis et le Canada : c'est l'un des tout premiers ensembles à exporter le jazz néo-orléanais hors du Sud, bien avant les premiers enregistrements du genre. Installé à Chicago au début des années 1920, il joue un rôle déterminant dans la migration du jazz vers le Nord et rejoint le King Oliver's Creole Jazz Band, l'orchestre qui révèle un jeune cornettiste nommé Louis Armstrong ; sur les séances de cette période, où les contraintes de l'enregistrement acoustique rendaient la contrebasse difficile à capter, il tient d'ailleurs souvent le banjo. Il accompagne ensuite Johnny Dodds et Jimmie Noone, avant de s'éloigner progressivement des studios. Bill Johnson meurt le 3 décembre 1972, à l'âge de cent ans, après avoir traversé toute l'histoire du jazz, de ses origines créoles jusqu'à l'ère électrique.
Découvrir : https://syncopatedtimes.com/bill-johnson-1872-1972/
Mick Clarke – The Rubettes, The Symbols (1946)
Mick Clarke naît le 10 août 1946 à Grimsby, dans le Lincolnshire, en Angleterre. Bassiste et chanteur, il se forge une solide expérience sur la scène pop britannique des années 1960, notamment au sein du groupe The Symbols, avant que sa carrière ne bascule à la fin de l'année 1973 : le batteur John Richardson lui téléphone pour lui proposer d'intégrer un projet de studio monté par les producteurs Wayne Bickerton et Tony Waddington, destiné à faire revivre l'esprit du doo-wop et du rock'n'roll des années 1950. Le morceau enregistré s'appelle « Sugar Baby Love », et le groupe constitué autour de lui prend le nom de Rubettes. Le succès est immédiat et considérable : numéro un des ventes au Royaume-Uni au printemps 1974, le single s'écoule à environ huit millions d'exemplaires dans le monde et impose l'image des Rubettes, avec leurs casquettes blanches et leurs harmonies vocales aiguës. Suivent une série de tubes européens comme « Juke Box Jive », « I Can Do It » ou « Baby I Know », qui font du groupe l'une des formations glam-pop les plus populaires du milieu des années 1970, particulièrement en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. La ligne de basse de Mick Clarke, ronde, mélodique et volontairement rétro, constitue le socle rythmique de ce répertoire. Membre d'origine, il continue depuis un demi-siècle à défendre ce répertoire sur scène.
Découvrir : https://theofficialrubettes.com/band/mick-clarke/
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