Jeremy McCoy, le nouveau bassiste de OneRepublic (1978-)

Publié le 19 janvier 2026 à 05:45

En ce 19 janvier, la communauté des bassistes célèbre l'anniversaire de Jeremy McCoy. Si son nom ne vous est pas aussi familier que celui d'un Flea ou d'un Victor Wooten, ses lignes de basse, elles, ont probablement bercé vos oreilles sur les ondes mondiales. Retour sur le parcours d'un musicien qui a fait de l'efficacité sa signature.

Né le 19 janvier 1978, Jeremy McCoy a grandi au cœur de l'épicentre musical américain : Nashville, Tennessee. Dans cette ville où le niveau d'exigence technique est l'un des plus élevés au monde, McCoy s'est forgé une réputation de "couteau suisse" de la basse. Capable de passer du rock alternatif à la pop léchée ou au worship, il a su développer un jeu qui privilégie toujours la chanson avant l'ego.

Bien qu'il soit un musicien de session prolifique, c'est sa collaboration avec le groupe The Fray qui l'a propulsé sous les projecteurs internationaux. Engagé comme bassiste de tournée entre 2009 et 2014, il est devenu un pilier de l'identité sonore du groupe sur scène.

On le retrouve notamment sur l'album Scars & Stories (2012), où son jeu solide et mélodique soutient parfaitement les compositions épiques au piano d'Isaac Slade. Sa capacité à créer des lignes de basse qui "respirent" tout en offrant une assise rythmique imperturbable est devenue sa marque de fabrique.

Au-delà de The Fray, le carnet d'adresses de Jeremy McCoy ressemble à un véritable « Who's Who » de la musique contemporaine. Il a prêté son talent à des artistes de renommée mondiale, collaborant aussi bien avec Kelly Clarkson et OneRepublic qu'avec James Morrison ou Mat Kearney. Sa force réside avant tout dans sa polyvalence : qu'il s'agisse d'une ballade acoustique nécessitant la profondeur boisée d'une contrebasse ou d'un titre pop-rock exigeant un grain saturé et moderne, McCoy sait exactement quel timbre apporter pour magnifier la production.

Pour tout passionné de matériel, analyser le "rig" de Jeremy McCoy est riche d'enseignements. Fidèle aux classiques mais ouvert aux innovations, il utilise souvent :

  • Basses : On le voit fréquemment avec des Fender Precision et Jazz Bass vintage ou Custom Shop, recherchant ce "thump" classique qui s'insère parfaitement dans un mix. Il utilise également des basses Lakland, très prisées par les musiciens de Nashville pour leur fiabilité et leur polyvalence active/passive.

  • Amplification : McCoy mise souvent sur la puissance et la clarté d'Ampeg (notamment le SVT-VR) pour les grosses scènes, mais il est aussi un adepte des solutions plus directes en studio, utilisant des préamplis et DI de haute qualité comme Noble ou Avalon.

  • Effets : Sa pédale de prédilection reste souvent un compresseur transparent (comme l'Origin Effects Cali76) pour égaliser son attaque, ainsi qu'une légère saturation pour donner du caractère à ses lignes de rock.

Jeremy McCoy est l'exemple type du bassiste moderne. Il rappelle que la basse est le pont entre le rythme et l'harmonie. Son jeu n'est jamais surchargé ; chaque note a sa place et chaque silence est maîtrisé. Pour les lecteurs de notre blog, McCoy est la preuve que pour réussir une grande carrière, la compréhension du morceau et le "time" sont bien plus importants que la vitesse d'exécution.

Joyeux anniversaire, Jeremy !

Vous avez une ligne de basse préférée jouée par Jeremy McCoy ? Dites-le nous dans les commentaires et n'oubliez pas de vous abonner pour plus de portraits de vos bassistes favoris !

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.