Dans l'écosystème du rock progressif, la figure du bassiste oscille fréquemment entre deux extrêmes : le virtuose hyperactif cherchant à saturer l'espace sonore, ou le simple pilier rythmique effacé derrière les guitares. Colin Edwin, né Colin Edwin Balch, échappe à cette dichotomie avec une élégance rare. Connu mondialement comme le bassiste historique de Porcupine Tree (1993–2011), il a forgé une identité musicale singulière où la basse n'est pas un instrument de percussion, mais une voix liquide, mélodique et hypnotique, capable de fusionner le dub, l'ambient, le jazz et le métal.
De Melbourne à la Banlieue Londonienne
L'histoire commence loin des brumes anglaises, sous le soleil de Melbourne, Australie, où Colin Edwin voit le jour le 2 juillet 1970. Cependant, c'est le déménagement de sa famille vers le Royaume-Uni durant son enfance qui scellera son destin. Installé à Hemel Hempstead dans le Hertfordshire, un jeune Colin Edwin va faire une rencontre déterminante sur les bancs de l'école : celle de Steven Wilson. Contrairement aux relations professionnelles froides formées par auditions, le lien entre Edwin et Wilson est d'abord une amitié adolescente, cimentée par l'échange de disques et une curiosité mutuelle pour les sons qui sortent de l'ordinaire.
Si l'on doit chercher l'ADN du son "Edwin", il faut remonter à ses 15 ans, au milieu des années 80. Alors qu'il débute sur une copie bon marché de Fender Jazz Bass, un ami lui fait écouter l'album Dalis Car, projet éphémère unissant Peter Murphy (Bauhaus) et Mick Karn (Japan). Le choc est immédiat. Le jeu de Karn, sinueux, utilisant la basse fretless comme un instrument quasi-vocal aux accents orientaux, ouvre les oreilles d'Edwin. Il comprend alors que la basse peut habiter un espace mélodique propre, distinct de la simple fonction rythmique de soutien.
Cette influence majeure explique pourquoi, tout au long de sa carrière, Edwin privilégiera souvent l'espace et la texture à la vélocité pure. Son intérêt pour le dub et le reggae renforcera cette philosophie du "less is more" : savoir quelles notes ne pas jouer est aussi crucial que celles que l'on joue. Cette approche, combinée à une culture jazz fusion, lui permettra plus tard d'apporter une respiration organique aux compositions souvent cliniques de Steven Wilson.
Avant que Porcupine Tree ne devienne un véritable groupe, Edwin gravitait déjà dans l'orbite musicale de Wilson. Il a notamment contribué à la contrebasse sur des sessions radio dès 1993 pour No-Man, le projet art-pop de Wilson et Tim Bowness.3 Cette polyvalence instrumentale — la capacité de passer de la basse électrique frettée à la fretless, puis à la contrebasse et au guimbri (luth traditionnel gnawa) — deviendra l'une de ses signatures, lui permettant de colorer la musique avec des timbres inattendus.
L'adhésion officielle de Colin Edwin à Porcupine Tree en décembre 1993 marque le début d'une aventure de 18 ans qui transformera un projet solo psychédélique en l'un des plus grands groupes de rock progressif du XXIe siècle.
La Genèse du "Vrai" Groupe
Au milieu des années 90, avec l'arrivée du batteur Chris Maitland et du claviériste Richard Barbieri (ex-Japan), Porcupine Tree devient une entité organique. Sur des albums comme The Sky Moves Sideways (1995) et Signify (1996), le rôle d'Edwin est celui d'un ancrage hypnotique.
L'Approche Dub/Trance : Sur des titres fleuves comme "Voyage 34", Edwin maintient des grooves répétitifs et profonds qui permettent aux guitares de planer. Il n'essaie pas de rivaliser avec les solistes, mais installe une fondation inébranlable, souvent jouée aux doigts avec une attaque douce.
Avec Stupid Dream (1999) et Lightbulb Sun (2000), le groupe s'oriente vers un format chanson plus structuré. C'est ici que le lyrisme de la fretless d'Edwin brille le plus.
"Russia on Ice" : Sur cette épopée de 13 minutes, la basse d'Edwin est l'élément central de l'atmosphère glaciale et spacieuse. Il utilise les glissandi de la fretless pour évoquer une désolation presque cinématographique, rappelant les textures de Pink Floyd mais avec une modernité propre.6
"Shesmovedon" : Le refrain de ce morceau est soutenu par des lignes de basse chantantes qui dialoguent avec la voix de Wilson, ajoutant une couche émotionnelle de mélancolie que seul le "mwah" caractéristique d'une basse Wal peut produire.
L'arrivée de Gavin Harrison à la batterie en 2002 pour l'album In Absentia change la donne. La musique se durcit, intégrant des éléments de métal extrême (Opeth, Meshuggah). Edwin doit adapter son jeu : il devient plus percussif, plus précis, verrouillant des mesures impaires complexes avec une aisance déconcertante.
"The Sound of Muzak" (In Absentia) : Ce titre est une étude de cas rythmique. Le groove en 7/4 est si fluide qu'il en devient dansant. Edwin joue "dans la poche" (in the pocket), créant une illusion de simplicité sur une structure mathématique.7
"Halo" (Deadwing) : Ici, Edwin adopte une sonorité plus industrielle, pulsante et agressive. Il conduit le morceau avec une ligne de basse obstinée qui traverse les refrains explosifs. C'est l'exemple parfait de sa capacité à muscler son jeu sans perdre son groove caractéristique.8
"Start of Something Beautiful" (Deadwing) : Une ligne de basse en 9/8 (et autres signatures mixtes) qui ondule sous les arpèges, prouvant qu'il maîtrise parfaitement les concepts de rythmiques impaires sans sacrifier la musicalité.9
L'album The Incident (2009), constitué d'une longue suite de 55 minutes, marque l'apogée commerciale du groupe mais aussi le début de la fin. Si la musique reste de haute volée, les relations humaines se dégradent considérablement lors de la tournée qui suit.
Les témoignages et écrits ultérieurs révèlent une atmosphère toxique. Steven Wilson, dans son livre Limited Edition of One, décrit des concerts au Royal Albert Hall où "certaines personnes ne se parlaient pas". Il y mentionne spécifiquement Colin Edwin affichant un "sourire figé" (fixed grin) sur scène, mais sans aucune connexion visuelle avec les autres membres. Des incidents plus troublants ont été rapportés, comme le passeport d'un membre du groupe jeté par la fenêtre du bus de tournée, un geste "pétulant" qui illustre le niveau de tension atteint à l'époque. Ces frictions internes, longtemps cachées au public, expliquent en partie le long hiatus qui suivra le concert final d'octobre 2010.
Pendant plus d'une décennie, les fans ont espéré un retour de Porcupine Tree. Lorsqu'il survient enfin en 2021 avec l'annonce de l'album Closure/Continuation, la joie est ternie par une absence criante : Colin Edwin n'est pas de la partie. Le groupe est officiellement réduit au trio Wilson/Barbieri/Harrison.
Wilson a justifié cette exclusion par une combinaison de facteurs artistiques et personnels. Il a affirmé qu'il n'avait "pas vraiment parlé" à Edwin depuis la mise en sommeil du groupe en 2010. Il a également expliqué avoir composé les lignes de basse du nouvel album lui-même. Jouant de la basse "comme un guitariste" (accords, mélodies aiguës), il a estimé que son style était devenu l'ADN du disque, rendant le jeu plus traditionnel et dub d'Edwin incompatible. "C'était un fait accompli... Je suppose que je suis le bassiste sur cet album", a-t-il déclaré.
La version d'Edwin est plus amère. Dans des interviews accordées autour de la sortie de ses projets en 2025, il révèle n'avoir jamais été contacté personnellement par ses anciens camarades. Au contraire, il a appris son exclusion par voie légale : un avocat l'a informé qu'il n'y avait "pas de rôle pour lui" dans la réunion. Pour un musicien qui a dédié 18 ans de sa vie au groupe, cette méthode a été perçue comme "injuste" et "non professionnelle" par une large partie de la communauté des fans, qui ont exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux, jugeant que le groupe traitait son ancien bassiste comme s'il n'avait jamais existé.
Cependant, comme nous le verrons, cette rupture brutale a agi comme un libérateur créatif pour Edwin.
Libéré de l'attente d'un appel qui ne viendrait jamais, Colin Edwin a transformé les années 2010 et le début des années 2020 en une frénésie collaborative. Il est devenu l'un des musiciens les plus prolifiques de la scène prog, tissant un réseau international de projets.
O.R.k. : Le Nouveau Vaisseau Amiral
Fondé en 2015, O.R.k. est bien plus qu'un "supergroupe". C'est une formation stable qui permet à Edwin d'explorer un rock alternatif puissant, aux confins du métal et de l'acoustique.
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Les Membres : Il s'associe à la légende de la batterie Pat Mastelotto (King Crimson), au chanteur charismatique LEF (Lorenzo Esposito Fornasari) et au guitariste Carmelo Pipitone (Marta Sui Tubi).
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Évolution : Après des débuts prometteurs (Inflamed Rides, 2015), le groupe signe chez Kscope pour Ramagehead (2019), dont la pochette est signée Adam Jones (Tool). Leur musique est viscérale, loin du perfectionnisme clinique de PT, laissant place à une énergie brute et live.
Burnt Belief et l'Ambient Intelligent
Avec le guitariste américain Jon Durant, Edwin forme Burnt Belief. Ce projet instrumental est une exploration des textures. La guitare "cloud" de Durant se marie à la basse fretless pour créer des paysages sonores évoquant le nu-jazz et le prog instrumental.16
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Discographie : Etymology (2014) et Emergent (2016) sont des sommets du genre. En 2025, le duo franchit une nouvelle étape avec l'album The Baldock Transmission, marquant le retour du batteur Chris Maitland (ex-Porcupine Tree), une réunion qui ravit les nostalgiques de l'époque Signify.
Twinscapes, le dialogue des basses
Projet audacieux, Twinscapes réunit Edwin et le bassiste italien Lorenzo Feliciati. L'idée de faire cohabiter deux basses pourrait sembler cacophonique, mais le résultat, mixé par Bill Laswell, est d'une clarté audiophile saisissante. Sur Vol. 2: A Modern Approach to the Dancefloor (2018), ils revisitent leurs racines pop années 80 à travers un prisme de fusion improvisée.
Metallic Taste of Blood & Astarta : L'Exploration des Extrêmes
Prouvant qu'il ne s'enferme dans aucune case :
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Metallic Taste of Blood (avec Eraldo Bernocchi) explore le dub industriel et le métal sombre, très lourd et oppressant.
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Astarta/Edwin voit le bassiste réarranger des chants folkloriques ukrainiens traditionnels dans un contexte rock moderne. Ce projet a pris une résonance particulière après l'invasion de l'Ukraine, Edwin restant un fervent soutien de la culture ukrainienne.
L'Année 2025 – L'Apogée Créative et le Projet "Voyage 35"
L'année 2025 s'impose comme une année charnière, voire "l'année Colin Edwin", avec une actualité dense qui semble répondre directement au silence de son ancien groupe.
O.R.k. : Firehose of Falsehoods (Mars 2025)
Le 21 mars 2025, O.R.k. publie son cinquième album studio, Firehose of Falsehoods, chez Kscope. Le titre, évoquant le "tuyau d'incendie de mensonges", est une critique directe de la désinformation moderne.
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Analyse Musicale : L'album est décrit comme le plus abouti du groupe. Il contient des titres phares comme "Blast of Silence" et l'épique "Dive In", une pièce de près de 14 minutes qui renoue avec les structures progressives longues.
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Invité Symbolique : Sur le titre "Mask Becomes The Face", on retrouve un solo de guitare de John Wesley. Ce n'est pas anodin : Wesley était le guitariste de tournée de Porcupine Tree pendant des décennies, lui aussi laissé de côté par la réunion officielle. Cette collaboration scelle une alliance qui va donner naissance au projet suivant.
Le Projet "Voyage 35" : La Reconquête de l'Héritage
En septembre 2025, l'annonce fait l'effet d'une bombe dans la communauté prog : Colin Edwin et John Wesley forment officiellement le groupe Voyage 35 (nommé d'après le morceau culte de PT de 1993).
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Le Concept : Le duo a décidé de reprendre le flambeau de la période "early" de Porcupine Tree (1993–2000), celle que Steven Wilson ignore largement dans ses setlists actuelles. Edwin explique : "Je sais qu'il y a beaucoup d'amour pour le vieux matériel... la plupart de cette musique a été laissée de côté alors que le groupe avançait".
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La Tournée 2026 : Des dates précises sont déjà annoncées pour septembre 2026. Le groupe passera par les Pays-Bas (Tivoli Vredenburg à Utrecht le 10/09, De Pul à Uden le 11/09, Zoetermeer le 12/09) et le Royaume-Uni (Bristol le 15/09, Londres le 16/09, Manchester le 17/09, Newcastle le 18/09).
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Le Mystère Maitland : Bien que la participation de Chris Maitland ne soit pas officiellement confirmée pour la tournée, son implication sur l'album de Burnt Belief la même année alimente les rumeurs les plus folles d'une réunion quasi-complète de la section rythmique de l'ère Signify.
Carrière Solo : Place of Definitions
Ne négligeant pas sa carrière solo, Edwin a sorti numériquement l'album Place of Definitions fin juillet 2025. Faisant suite à Infinite Regress (2020), cet album continue d'explorer des territoires ambient-rock introspectifs, prouvant que sa créativité ne dépend d'aucun groupe.
Arsenal Sonique – Une Plongée dans le "Gear" de Colin Edwin
Pour les bassistes de GraveBasse.com, comprendre le son de Colin Edwin nécessite une analyse technique détaillée de son matériel, qui allie lutherie artisanale vintage et technologies futuristes.
Les Basses Wal : Le Cœur de son Identité
S'il y a une marque indissociable de Colin Edwin, c'est bien Wal. Ces basses britanniques sont réputées pour leur électronique active sophistiquée et leur capacité à percer dans n'importe quel mix.
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Wal Mk I Fretless : Probablement son instrument le plus emblématique. Fabriquée en 1984, elle possède un noyau en acajou brésilien et des tables en cerisier américain. C’est cette basse que l'on entend sur des morceaux comme "I Drive the Hearse". Colin apprécie particulièrement la sortie XLR directe de l'instrument pour le studio.
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Wal Mk I (Frettées) : Il en possède au moins deux exemplaires des années 80. L'une d'elles, avec des tables en wenge, appartenait auparavant à Jack Monck (ex-Syd Barrett). Elles ont été intensément utilisées sur l'album et la tournée The Incident.
Le Partenariat avec Spector
Pour les rigueurs de la route, Colin se tourne vers Spector.
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Spector Euro 435 LX : C'est son "bourreau de travail" pour les tournées. Grâce à son manche renforcé au graphite, cette basse reste d'une stabilité exemplaire malgré les changements de température et d'humidité entre les concerts.
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Spector NS-4H2 Fretless : Un modèle plus récent, souvent équipé de micros Bartolini, offrant une sonorité punchy et définie tout en conservant la chaleur du jeu sans frettes.
Les Spécialistes de la Fretless et de l'Acoustique
Colin explore souvent des sonorités plus organiques ou boisées :
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Rob Allen Fretless : Un instrument d'une lutherie exceptionnelle avec un diapason de 35 pouces. Elle est équipée d'un micro piezo sous le chevalet et de cordes LaBella Tapewound. Colin l'utilise pour obtenir un son proche d'une contrebasse, très présent dans ses projets plus expérimentaux comme Ex-Wise Heads.
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Ovation Magnum II : Une basse vintage de la fin des années 70 au look atypique. Avec son micro manche massif (surnommé "mudbucker") et son étouffoir en mousse intégré au chevalet, elle lui permet d'obtenir des sons dub très épais et mats, impossibles à reproduire avec ses basses plus modernes.
Autres Instruments Notables
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MusicMan Bongo : Utilisée occasionnellement pour son électronique polyvalente.
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Basslab Soul IV : Une basse au design futuriste et à la construction composite, offrant une résonance unique.
Amplification et Effets : La Chaîne du Signal
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Amplification : Edwin est fidèle à la marque suédoise EBS. Il utilise les têtes EBS TD660 ou TD650 couplées à des baffles Neoline 4x10 (légers et puissants). Il apprécie la transparence de ces amplis qui respectent le grain naturel de ses basses Wal.
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Pédalier (Pedalboard) : Son usage des effets est subtil mais crucial pour les textures ambient.
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EBS OctaBass : Utilisé pour doubler ses lignes dans les graves ou simuler des synthétiseurs analogiques.
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EBS UniChorus : Pour élargir le son de la fretless.
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EBS FuzzMo : Une pédale de distorsion qu'il a utilisée intensivement sur les albums de Metallic Taste of Blood pour obtenir des sons sales et industriels.
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EBow : Edwin maîtrise l'archet électronique sur basse, créant des nappes infinies (drones) qui servent souvent d'intro ou de transition dans ses concerts.
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L'Ère Numérique : Endorsement UnitedPlugins
En studio, Edwin a embrassé la technologie moderne. Il est endorsé par UnitedPlugins et utilise leurs outils pour le mixage et la création sonore :
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Bassment : Un plugin d'ampli et d'effets pour basse qu'il utilise pour sculpter des sons uniques.
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FireMaster : Un "exciter" sonique qu'il utilise pour ajouter de la brillance et de la profondeur à ses pistes.
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Verbum Entropic Hall : Une réverbe qu'il utilise pour créer des textures ambient et traiter des boucles de percussion.
Discographie Analytique et Sélective
La production de Colin Edwin est massive. Voici une sélection structurée pour naviguer dans son œuvre.
| Année | Album | Rôle et Analyse Bassistique |
|---|---|---|
| 1995 | The Sky Moves Sideways | Basse Dub, répétitive, ancrage hypnotique. |
| 1996 | Signify | Premier album de "groupe". Groove rock sur "Idiot Prayer". |
| 1999 | Stupid Dream | Approche pop mélodique. Lignes épurées. |
| 2000 | Lightbulb Sun | Fretless atmosphérique sur "Russia on Ice". |
| 2002 | In Absentia | Virage métal. Son iconique Wal Fretless sur ".3". |
| 2005 | Deadwing | Lignes complexes (7/4, 9/8). Son plus agressif ("Halo"). |
| 2007 | Fear of a Blank Planet | Endurance rythmique, transe hypnotique sur "Anesthetize". |
| 2009 | The Incident | Utilisation intensive de la Wal frettée. |
Une Légende en Mouvement
Colin Edwin incarne la résilience et la curiosité artistique. Son éviction de Porcupine Tree, bien que douloureuse et controversée, l'a propulsé vers une liberté totale. En 2025, il est partout : il redéfinit le rock engagé avec O.R.k., explore les textures avec Burnt Belief, et offre enfin aux fans ce qu'ils attendaient avec Voyage 35, une célébration légitime de son héritage.
Edwin reste un modèle absolu. Il prouve que la technique ne sert à rien sans l'écoute, que le silence est une note comme les autres, et qu'une basse Wal fretless, entre de bonnes mains, peut raconter des histoires aussi poignantes que n'importe quelle voix humaine.
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