Les Bassistes et Contrebassistes nés un 1er novembre

Publié le 1 novembre 2026 à 07:00

Ric Grech - Family, Blind Faith, Traffic (1946 - 1990)

Richard Roman Grechko naît à Bordeaux de parents d'origine ukrainienne et grandit à Leicester, en Angleterre, où il joue du violon dans l'orchestre de son école. En 1965, il devient le bassiste des Farinas, un groupe de rhythm and blues de la ville, qui prend bientôt le nom de Family. Après un premier single en 1967, le groupe signe chez Reprise et publie en 1968 Music in a Doll's House, succès de la scène underground, où Grech se distingue par une basse rythmique et tonitruante, mais aussi au violoncelle et au violon. Il prête d'ailleurs son violon aux séances de Beggars Banquet des Rolling Stones. Sur Family Entertainment (1969), il signe trois chansons, dont « Second Generation Woman », qu'il chante lui-même. Au début de 1969, Eric Clapton et Steve Winwood, qui ont déjà fait le bœuf avec lui, le recrutent pour le supergroupe Blind Faith, qu'il rejoint en pleine tournée américaine de Family. Avec Clapton, Winwood et Ginger Baker, il enregistre l'unique album de Blind Faith, avant que le groupe ne se sépare à l'issue de sa tournée américaine. Grech suit alors Winwood et Baker dans Ginger Baker's Air Force, aux côtés de Denny Laine et Chris Wood, puis rejoint Traffic après John Barleycorn Must Die. Il joue sur le live Welcome to the Canteen et sur The Low Spark of High Heeled Boys (1971), et cosigne avec le batteur Jim Gordon « Rock 'n' Roll Stew », avant d'être écarté du groupe. Musicien de studio recherché, il accompagne Rod Stewart, Ronnie Lane, Muddy Waters lors de ses sessions londoniennes, les Bee Gees ou Gram Parsons, dont il joue sur GP (1973). En janvier 1973, il participe au Rainbow Concert d'Eric Clapton, à Londres, puis tourne avec l'une des formations des Crickets. La même année paraît chez RSO The Last Five Years, le seul album sous son nom, qui rassemble ses titres enregistrés avec ses différents groupes. En 1974, il forme KGB avec Mike Bloomfield, Carmine Appice, Barry Goldberg et Ray Kennedy, qu'il quitte dès la sortie du premier album. Après une tentative de groupe country dans l'esprit de Gram Parsons, Ric Grech's SDM, il se retire de la musique en 1977. Il meurt à Leicester le 17 mars 1990, à 43 ans, d'une insuffisance hépatique.

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Alejandro Medina - Manal, La Pesada del Rock and Roll, Aeroblus (1949 - )

Né dans le quartier d'Almagro, à Buenos Aires, Alejandro Medina fait partie de la poignée de musiciens qui donnent naissance au rock argentin. En 1965, il joue avec Carlos Mellino au sein de The Seasons, qui enregistre un premier album chez Microfón, et fréquente l'Instituto Di Tella, le club La Cueva et la Plaza Francia, épicentres d'une scène où se croisent Litto Nebbia, Pappo, Tanguito ou Moris. En 1968, à dix-huit ans, il fonde Manal avec Claudio Gabis et Javier Martínez. Le trio, l'un des fondateurs du rock national argentin, laisse des classiques comme « No pibe » et « Jugo de tomate frío ». Manal se sépare en 1971, avant de se retrouver en 1981 pour l'album Reunión et six concerts au stade Obras. Entre-temps, Medina rejoint Billy Bond y La Pesada del Rock and Roll, aux côtés de Billy Bond, Jorge Pinchevsky et Pappo, avec qui il enregistre quatre albums et participe au festival B.A. Rock de 1972 ; ses chansons « La maldita máquina » et « Gracias al cielo » restent les plus diffusées de cette période. Il publie en 1974 son premier album solo, Alejandro Medina y La Pesada, et joue sur les premiers disques de Sui Generis, Raúl Porchetto, David Lebón ou Claudio Gabis. En 1977, il forme avec Pappo et Rolando Castello Junior le trio Aeroblus, dont l'unique album reste une référence des débuts du hard rock en Argentine. Après La Metropolitana dans les années 1980, il publie Hoy no es ayer (1994) et anime au Roxy de Buenos Aires des jams du jeudi restées célèbres, où passent Charly García, Pappo ou Andrés Calamaro. Au début des années 2000, il retrouve Pappo pour jouer le répertoire d'Aeroblus, puis organise en 2002 le spectacle « Homenaje a mis bandas », qu'il emmène en tournée dans les provinces argentines. Son album De qué sirve la vida, autoproduit en 2005, voit son premier tirage épuisé en trois mois, et Yo soy Alejandro Medina (2011) réunit notamment Luis Alberto Spinetta et Charly García.

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Dan Peek - America (1950 - 2011)

Daniel Milton Peek naît à Panama City, en Floride, alors que son père sert dans l'US Air Force. Au gré des affectations paternelles, il passe son adolescence entre l'Angleterre, le Pakistan et le Texas, avant de revenir à Londres en 1968. C'est à la London Central High School qu'il rencontre Dewey Bunnell et Gerry Beckley. Après un bref passage à l'Old Dominion University, en Virginie, il retrouve ses deux camarades à Londres et fonde avec eux America. Réputé pour ses harmonies vocales aiguës, Peek chante en lead et dans les chœurs et joue de la guitare, de la basse, des claviers et de l'harmonica sur les disques du groupe. Il écrit ou coécrit et chante quatre singles classés au Top 100 américain : « Don't Cross the River », « Lonely People », qui grimpe à la cinquième place, « Woman Tonight » et « Today's the Day ». Lassé par la vie de tournée, il quitte America peu après la sortie de Harbor, en février 1977. Renouant avec sa foi chrétienne, il signe chez Lamb & Lion Records, le label de Pat Boone, et devient l'un des pionniers de la musique chrétienne contemporaine. Son premier album solo, All Things Are Possible (1979), produit par Chris Christian, entre dans le top 10 adulte contemporain et prend la tête des classements chrétiens ; Beckley et Bunnell y font les chœurs sur « Love Was Just Another Word », la dernière fois que les trois membres fondateurs d'America enregistrent ensemble. L'album est nommé aux Grammy Awards. Suivent Doer of the Word (1984), deuxième des ventes chrétiennes, et Electrovoice (1986), qui contient une nouvelle version de « Lonely People ». Dans les années 1990, installé en semi-retraite à Grand Cayman, il enregistre chez lui et publie trois albums au sein du trio Peace, avec Ken Marvin et Brian Gentry. Il raconte les grandes années d'America et son cheminement spirituel dans son autobiographie, An American Band. Il meurt dans son sommeil le 24 juillet 2011, à Farmington, dans le Missouri, à 60 ans.

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Chōsuke Ikariya - The Drifters (1931 - 2004)

Chōichi Ikariya naît à Tokyo, dans le quartier de Honjo. Il perd sa mère très jeune et il est élevé par sa grand-mère. Pendant la guerre, la famille se réfugie dans la préfecture de Shizuoka. Employé dans une papeterie, il entre dans l'orchestre hawaïen de l'entreprise, puis devient musicien professionnel au sein d'un groupe de club. D'abord à la guitare steel, il passe ensuite à la basse. En 1959, il s'installe à Tokyo, rejoint le groupe rockabilly Crazy West, puis les Mountain Playboys de Jimmie Tokita, où joue aussi le guitariste Takeshi Terauchi, et se produit avec eux dans les bases américaines, où ses gags font déjà rire les soldats. En 1962, il intègre les Drifters de Teruo Sakurai, dont il prend la direction l'année suivante ; c'est Hajime Hana, le leader des Crazy Cats, qui lui donne son nom de scène. Autour de lui se fixe la formation classique, avec Cha Katō, Chū Arai, Boo Takagi et Kōji Nakamoto. En 1966, les Drifters jouent en première partie des Beatles au Budokan de Tokyo. De 1969 à 1985, l'émission de TBS Hachiji da yo! Zen'in shūgō, dont Ikariya écrit l'essentiel des sketches, devient l'un des programmes les plus populaires du Japon. Après la fin de l'émission, il se tourne vers la comédie. Remarqué en 1987 dans la grande série historique de la NHK Dokuganryū Masamune, il est engagé par Akira Kurosawa pour Rêves (1990). Son rôle du vieux policier Heihachirō Waku dans la série Bayside Shakedown lui vaut une nouvelle génération de fans, et le film tiré de la série lui apporte en 1998 le prix du meilleur second rôle de l'Académie japonaise du cinéma. Narrateur recherché pour sa voix singulière, il meurt le 20 mars 2004.

Lien web : Chōsuke Ikariya sur Wikipédia (en anglais)

Tião Neto - Sérgio Mendes, Bossa Três, Tom Jobim (1931 - 2001)

Sebastião Costa Carvalho Neto, dit Tião Neto, naît à Rio de Janeiro dans une famille de musiciens. À sept ans, il remporte déjà un prix de contrebasse après un passage à la radio de Bahia, où vit alors sa famille. Il travaille un temps dans l'aéronautique, puis revient à la musique et devient l'élève de Radamés Gnattali. Dans les années 1950, il fait ses débuts au Clube Central de Niterói, où il participe à des jam sessions de jazz aux côtés notamment de Sérgio Mendes, et joue dans un festival de jazz en Uruguay. Au début des années 1960, il forme un trio avec Mendes au piano. En 1963, il tient la contrebasse aux côtés du batteur Milton Banana sur Getz/Gilberto, l'album de Stan Getz et João Gilberto. La même année, en tournée aux États-Unis avec le trio Bossa Três, formé avec le pianiste Luís Carlos Vinhas et le batteur Edison Machado, il passe au Ed Sullivan Show. Il tourne aussi au Mexique avec Jorge Ben, Wanda Sá et Rosinha de Valença, et en Europe avec João Gilberto. En 1964, son trio accompagne Nara Leão au Japon ; l'année suivante, il s'installe à Los Angeles et joue dans les formations Brasil '65 et suivantes de Sérgio Mendes. De retour au Brésil, il rejoint en 1984 la Banda Nova d'Antonio Carlos Jobim, avec laquelle il enregistre et tourne, au Brésil comme à l'étranger, tout en dirigeant le Tião Neto Trio, en jouant avec la Banda São Jorge et en accompagnant Nana Caymmi pendant trois ans. À partir de 1998, il se voit confier l'inventaire de tout le répertoire de la musique brésilienne enregistrée depuis 1907, sans cesser de se produire avec le Bossa Três reformé. Conférencier sur le jazz, il figurait dès 1968 parmi les vingt meilleurs bassistes du monde selon le magazine Playboy. Il meurt à Niterói le 13 juin 2001.

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Tim Landers - Billy Cobham, Al Di Meola, Vital Information (1956 - )

Né à Taunton, dans le Massachusetts, Timothy Gerard Landers grandit dans une famille de musiciens : son père joue de la guitare, de la basse électrique et de la steel guitar en professionnel, sa mère chante dans des chorales et joue du piano. Il commence par la batterie, passe à la guitare à huit ans et monte son premier groupe à onze ans. À quatorze ans, il se met à la basse pour intégrer le big band de son lycée et joue bientôt dans de nombreux groupes de la région de Brockton. Étudiant au Berklee College of Music, il part dès son deuxième semestre en tournée avec Al Kooper, aux côtés du batteur Vinnie Colaiuta. À Boston, il joue avec Tiger Okoshi, Mike Stern, Mick Goodrick ou Mike Metheny. Installé à New York de 1978 à 1984, il travaille avec Gil Evans, Al Di Meola, Billy Cobham ou Michael Brecker, et fonde avec le batteur de Journey Steve Smith le groupe de jazz-fusion Vital Information. En 1984, il s'installe à Los Angeles et devient un musicien de studio très demandé : il enregistre avec Tori Amos, Tracy Chapman, Al Stewart, Graham Nash, Loreena McKennitt, Stevie Nicks, Jethro Tull ou Beyoncé, et joue en jazz avec Lee Ritenour, Dave Grusin, Tom Scott ou Frank Gambale. Il fait aussi partie du groupe de Tom Scott dans l'émission de Pat Sajak. En 2005, il fonde le Crimson Jazz Trio avec l'ancien batteur de King Crimson Ian Wallace et le pianiste Jody Nardone, qui enregistre deux albums. Directeur musical et producteur du pianiste John Tesh, il est nommé à ce titre aux Grammy Awards et aux Dove Awards, et compose pour des publicités. Plus récemment, il tourne et enregistre avec Billy Cobham et Randy Brecker au sein du Crosswinds Project. Côté lutherie, il a participé avec Mark Egan à la conception de la basse fretless Pedulla Buzz, et Peavey a produit ses modèles signature TL-5 et TL-6 de 1988 à 1996.

Lien web : Site officiel de Tim Landers

Ikuzō Baba - Dragon Ash (1965 - 2012)

En 1996, Ikuzō Baba, que ses fans connaissent sous le nom d'IKÜZÖNE, rencontre le chanteur Kenji « Kj » Furuya et le batteur Makoto Sakurai. Ensemble, ils fondent Dragon Ash, groupe qui mêle rock et hip-hop dans ce que les Japonais appellent la mixture rock. Il en sera le bassiste jusqu'à sa mort. Le groupe fait ses débuts sur une major en février 1997 avec le mini-album The Day Dragged On, suivi de Mustang! la même année. Buzz Songs (1998) s'installe dans la durée et dépasse les 700 000 exemplaires vendus. En 1999, Dragon Ash explose : « Grateful Days » devient son premier numéro un au classement Oricon, et l'album Viva La Revolution, vendu à près de 1,8 million d'exemplaires, prend lui aussi la tête des ventes. Suivent Lily of da Valley (2001), le single « Life goes on » (2002), numéro un deux semaines d'affilée, puis les albums Harvest (2003) et Río de Emoción (2005), tous deux en tête du classement. Le groupe s'élargit au fil des années à de nouveaux membres et poursuit avec Independiente (2007), Freedom (2009) et Mixture (2010). En mai 2011, IKÜZÖNE doit s'arrêter pour soigner une paralysie du nerf radial du bras gauche ; il retrouve la scène le 31 décembre au festival Countdown Japan. Le 21 avril 2012, sa famille le découvre inanimé dans son studio de Tokyo : il meurt peu après d'une insuffisance cardiaque aiguë. Ses dernières parties de basse figurent sur le single « Run to the Sun / Walk with Dreams ».

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Karel Šejna - Orchestre philharmonique tchèque (1896 - 1982)

Né à Zálezly, en Bohême du Sud, dans une famille paysanne, Karel Šejna étudie la contrebasse au Conservatoire de Prague de 1914 à 1920, puis la composition avec Karel Boleslav Jirák. Après une série de concerts en Égypte, il est nommé en 1921 première contrebasse de l'Orchestre philharmonique tchèque. Dès l'année suivante, il dirige l'orchestre au pied levé lors d'un concert au palais Žofín de Prague, et compose à la même époque un cycle de mélodies et un quatuor à cordes. Sur la recommandation de Václav Talich, le chef principal de la Philharmonie, il se tourne vers la direction : il dirige l'orchestre symphonique des cheminots tchécoslovaques de 1925 à 1936 et le chœur Hlahol de Vinohrady de 1926 à 1938, avec lequel il se produit en Yougoslavie et à Vienne. Chef invité de l'Orchestre philharmonique de Budapest, il devient en 1937 le second chef de la Philharmonie tchèque. Après l'émigration de Rafael Kubelík, il en assure brièvement la direction artistique en 1949 et 1950, avant l'arrivée de Karel Ančerl, et l'emmène en tournée dans les deux Allemagnes et au Royaume-Uni. Au total, il dirige 588 concerts avec la Philharmonie. Défenseur de la musique de son pays, il donne la première pragoise de la Messe glagolitique de Janáček et enregistre l'intégrale des œuvres symphoniques de Smetana et de Fibich. Sa version des Danses slaves de Dvořák, gravée en 1959, fait sa renommée et lui vaut une distinction en France. Interprète reconnu de Berlioz, Franck, Richard Strauss et surtout Mahler, il laisse plus de soixante-dix enregistrements. Il dirige la Philharmonie pour la dernière fois le 11 février 1972, dans la Quatrième symphonie de Mahler, et meurt à Prague le 17 décembre 1982.

Lien web : Écouter les Danses slaves dirigées par Karel Šejna sur Deezer

Jerzy Goleniewski - Breakout, Bumerang (1950 - 1989)

Bassiste polonais, Jerzy Goleniewski reste attaché à l'une des pages les plus marquantes du rock de son pays. Breakout, fondé en 1968 à Rzeszów par le musicien et chanteur Tadeusz Nalepa avec la chanteuse Mira Kubasińska, s'est imposé comme l'un des groupes de rock majeurs de la Pologne de l'époque. En février 1971, Nalepa réorganise la formation pour enregistrer un album de blues sans Kubasińska : il s'entoure du guitariste Dariusz Kozakiewicz, de l'harmoniciste Tadeusz Trzciński et de Jerzy Goleniewski à la basse. L'album Blues, qui en résulte, devient culte et aligne les succès : « Kiedy byłem małym chłopcem », « Co się stało kwiatom », « Oni zaraz przyjdą tu » et « Ona poszła inną drogą ». Avec Breakout, Goleniewski enregistre aussi l'album Mira, la même année, puis Karate en 1972, avant de participer en 1973 à l'enregistrement d'Ogień. Il joue aussi au sein du groupe Bumerang. Il meurt le 24 octobre 1989, à 38 ans.

Lien web : Écouter Blues de Breakout sur Deezer

Martin Pizzarelli - John Pizzarelli Trio (1963 - )

Martin Pizzarelli naît à Paterson, dans le New Jersey, au sein d'une famille de guitaristes : son père est le grand guitariste de swing Bucky Pizzarelli, et son frère aîné John comme l'une de ses sœurs, Mary, jouent aussi de la guitare. C'est sur la suggestion de John qu'il se met adolescent à la basse électrique, avant de passer à la contrebasse. Il fait ses armes dans un groupe local, Bergen County, devenu ensuite le Phil Bernardi Band puis Aziz, qui connaît un succès régional avec le single « I Like Jersey Best ». Au début des années 1990, il rejoint son frère au sein du John Pizzarelli Trio, avec lequel il enregistre de nombreux albums aux côtés des pianistes Ken Levinsky, Ray Kennedy ou Larry Fuller. En 1994, il publie chez Victoria Records son premier disque en leader, Triple Play, avec Ray Kennedy et son père. Il joue aussi pour le saxophoniste Harry Allen et au sein des Pizzarelli Boys, la formation familiale réunie autour de Bucky, qui enregistre Sunday at Pete's (2007) et Desert Island Dreamers (2010). On l'entend sur tous les albums de sa belle-sœur, la chanteuse Jessica Molaskey, ainsi que sur des disques de Caterina Zapponi et de Hilary Kole. Ces dernières années, il joue au sein du John Pizzarelli Quartet et du trio Mezzrow, aux côtés d'Ed Laub et de Frank Vignola.

Lien web : Martin Pizzarelli sur Wikipédia (en allemand)

Marino Pliakas - Steamboat Switzerland, Full Blast (1964 - )

Né à Trogen, dans le canton suisse d'Appenzell Rhodes-Extérieures, Marino Pliakas est un musicien gréco-suisse, guitariste et bassiste électrique. De 1984 à 1988, il étudie la guitare classique au Conservatoire de Zurich, dont il obtient le diplôme d'enseignement, ainsi que l'histoire, la musicologie et les études russes aux universités de Zurich et de Saint-Pétersbourg. En 1995, il fonde avec Dominik Blum et Lucas Niggli Steamboat Switzerland, un trio qu'ils qualifient d'« avantcore » à l'orgue Hammond et qui est toujours actif. Il forme aussi avec Peter Brötzmann et Michael Wertmüller le trio Full Blast, et joue au sein du quartette d'improvisation Die Firma ou aux côtés de Stephan Wittwer. Au fil de sa carrière, il partage la scène avec Caspar Brötzmann, John Cale, Nels Cline, Holger Czukay, Jim O'Rourke, Ken Vandermark, Trevor Watts ou Kenny Wollesen, et se produit dans toute l'Europe, mais aussi en Égypte, en Afrique du Sud, au Mozambique, en Israël, en Chine, au Japon, en Amérique du Nord et au Brésil. Sa discographie compte notamment Radio Days avec Die Firma (1999), Full Blast (2006), Zone 2 avec Steamboat Switzerland (2007) et Sketches and Ballads (2011), enregistré par Full Blast avec Ken Vandermark et d'autres invités. De 1998 à 2003, il préside la section zurichoise de la Société internationale pour la musique contemporaine. Il enseigne aujourd'hui à la Haute École pédagogique de Zurich.

Lien web : Site officiel de Marino Pliakas

André Nendza - André Nendza Quartet, Tria Lingvo, A.tronic (1968 - )

Né à Hemer, en Allemagne, André Nendza joue de la contrebasse et de la basse électrique, mais aussi du blekete et de la bass slit drum. Après une année préparatoire au Conservatorium van Amsterdam, il étudie le jazz à la Hochschule für Musik de Cologne, dont il sort diplômé en 1997. Il mène depuis des projets personnels tout en travaillant comme sideman. En 1998, son septette publie Songs from a Red Notebook, inspiré par l'œuvre de Paul Auster. Il crée ensuite son propre label, Crecycle, puis codirige à partir de 2007 le label Jazzsick Records, où paraissent les disques de son quartette, comme The Invention of Rooms ou Rooms Restored, de son duo avec Angelika Niescier, de son projet électro-acoustique A.tronic, qui prend un virage pop en 2015 avec tangible, ou du collectif Tria Lingvo. Associé au quatuor à cordes kaj, le duo avec Niescier enregistre The Poetry of Rhythm, finaliste du Neuer Deutscher Jazzpreis en 2009. En 2007, son quartette tourne avec le trompettiste Paolo Fresu, et Tria Lingvo part en 2018 et 2019 sur les routes d'Allemagne et d'Angleterre avec le guitariste Mike Walker. Il forme aussi un duo avec Inga Lühning et fait partie depuis 2021 du trio du pianiste Christian Pabst. Il a joué avec Dave Liebman, Kenny Wheeler, Charlie Mariano, Philip Catherine ou Alex Acuña. Pédagogue, il dirige le cycle préparatoire jazz de l'Offene Jazz Haus Schule de Cologne et intervient comme professeur invité dans plusieurs écoles supérieures de musique.

Lien web : Site officiel d'André Nendza

Eran Zilberberg - Eyal Golan, Taxi, Izi Vehapatologim (1969 - )

Eran Zilberberg commence la musique en 1978 au conservatoire de Givatayim, en Israël, où il étudie le violon. Au lycée artistique Thelma Yellin, il obtient de changer de spécialité pour la basse, une demande alors jugée inhabituelle ; il devient le deuxième élève de l'histoire de l'établissement à présenter un récital de jazz au baccalauréat, ce qui contribue à la création d'une filière jazz dans l'école. Faute de contrebassiste dans l'orchestre symphonique du lycée, il se met aussi à la contrebasse, qu'il étudie ensuite pendant dix ans avec Eli Magen, membre de l'Orchestre philharmonique d'Israël. Pendant son service militaire, il joue dans plusieurs formations musicales de l'armée, dont celle du commandement Nord, aux côtés notamment d'Achinoam Nini. De 1991 à 1997, il joue au sein de l'Orchestre philharmonique des jeunes d'Israël, dont il est la première contrebasse pendant trois ans, puis dans la Camerata de Ramat HaSharon, tout en remplaçant dans de nombreux orchestres et dans les comédies musicales des théâtres Habima et Cameri. Côté pop et rock, il rejoint en 1992 le groupe Izi Vehapatologim et joue de 1994 à 1999 dans l'orchestre de l'émission télévisée de Dan Shilon. Depuis 1998, il est le bassiste attitré du chanteur Eyal Golan, pour qui il écrit et compose en 2008 la chanson « Olam Mushlam ». Il fonde aussi le groupe Taxi, d'abord baptisé Zilberband, qui publie son premier album en 2001, et accompagne Danny Sanderson, Danny Robas, Zehava Ben ou Yermi Kaplan. Producteur, il réalise des albums de Zeev Tene, Yermi Kaplan ou Izi Vehapatologim, signe des arrangements de cordes pour Nurit Galron ou Sarit Hadad et dirige depuis 2003 son propre studio, The Bridge.

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Ben Hendler - Berry Sakharof, Balkan Beat Box, The Buttering Trio (1977 - )

Né à Hadera, en Israël, où il grandit, Ben Hendler commence la basse à quinze ans au sein d'un groupe baptisé Excalibur. Étudiant à l'école Rimon, il fonde à vingt-deux ans un groupe de jazz-rock avec Lior Frenkel. À partir de 2000, il accompagne sur scène Avi Toledano, le rappeur Fishi HaGadol ou le chanteur Muki, puis, en 2002, part en tournée en Israël et à l'étranger avec David Broza et rejoint le groupe du chanteur Tomer Yosef. En 2004, il devient le bassiste attitré de Berry Sakharof, avec qui il collabore aussi comme réalisateur : en 2010, il coarrange, cocompose et réalise la plupart des titres de l'album Ata Nimtza Kan. À partir de 2006, il joue avec Balkan Beat Box et tient la basse sur leur deuxième album, notamment sur « Hermetico », l'un des plus grands succès du groupe. Producteur recherché, il réalise les premiers albums des rappeurs Kashi et Shahar Swisa, travaille avec Tomer Yosef, produit avec Eyal Talmudi un album hommage à Meir Ariel et réalise des disques pour de nombreux artistes de la scène israélienne. En 2012, il publie sur le label Raw Tapes un premier album solo électronique, Game Over, suivi de Beat Heaven en 2015. En 2013, il rejoint The Buttering Trio, formé à Berlin par Keren Dun et Yuval Havkin, alias Rejoicer, avec qui il enregistre Toast, Jam et Threesome et se produit dans des festivals au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et en Inde. On l'entend aussi à la basse sur Shaharit, le premier album de Shai Tsabari.

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Metal Yoshida - Ninjaman Japan (1971 - )

Takaya Yoshida, plus connu sous le nom de Metal Yoshida, naît à Nonoichi, près de Kanazawa, dans la préfecture d'Ishikawa. Après le lycée Kanazawa Nishioka et des études supérieures, il entre en 1992 dans la troupe de théâtre Gekidan Shinkansen et fait ses débuts sur scène dans la pièce Gorō ni Omakase. Il participe à de nombreuses productions et comédies musicales, et se charge aussi de la production de spectacles pour d'autres compagnies. En 2009, il fonde avec les membres du groupe Psycho le Cému la formation de rock visual kei Ninjaman Japan, dont il est le leader et le bassiste sous le nom de Metal. À la télévision, il incarne en 2013 Oren Pierre Alfonso, alias Kamen Rider Bravo, dans la série Kamen Rider Gaim. Il mène depuis de front sa carrière d'acteur, sur scène comme à l'écran, et ses activités musicales.

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Ryō Takahashi - Little GARDEN Little MOON, Void_Chords (1985 - )

Originaire de la préfecture de Mie, Ryō Takahashi découvre la musique enfant grâce aux disques des Ventures de son père. Il rêve d'abord d'une carrière de guitariste, mais suit le conseil d'étudier la composition et entre dans une université de musique. Pendant ses études, il remporte le premier prix d'un concours de remix organisé par le magazine Sound & Recording et par Cornelius. Il quitte l'université pour fonder le groupe Capstar, devenu Little GARDEN Little MOON, avec lequel il fait ses débuts comme bassiste et manipulateur. À vingt-cinq ans, il entame une carrière de compositeur et d'arrangeur. Influencé par le rock progressif d'Emerson, Lake & Palmer et de Magma comme par la musique minimaliste de Steve Reich et Philip Glass, il signe des arrangements et tient la basse et la guitare pour de nombreux artistes, d'Ayaka Ishikawa à Maaya Uchida, Hiro Shimono ou Cyntia, et joue sur « Lucky Seven! » de Kis-My-Ft2. Il s'impose aussi dans l'univers de l'animation : il compose la bande originale de la série Argonavis from BanG Dream! et de son adaptation au cinéma, et produit des génériques d'anime sous le nom de Void_Chords, son projet solo, en invitant différents chanteurs. Il produit également le groupe ONE III NOTES.

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