Timothy B. Schmit - Poco, Eagles (1947 - )
Né à Oakland, en Californie, Timothy Bruce Schmit grandit à Sacramento, où il fréquente l'Encina High School. À quinze ans, il forme avec deux amis le trio folk Tim, Tom & Ron, qui se mue bientôt en groupe de surf music sous le nom des Contenders, puis, à l'heure de l'invasion britannique, en New Breed. En 1965, leur single « Green Eyed Woman » grimpe à la première place du classement de la station locale KXOA. Rebaptisé Glad, le groupe enregistre en 1968 l'album Feelin' Glad, tandis que Schmit abandonne ses études de psychologie pour se consacrer entièrement à la musique. La même année, il auditionne pour Poco, la nouvelle formation de Richie Furay et Jim Messina, deux anciens de Buffalo Springfield, mais c'est Randy Meisner qui décroche la place. Quand Meisner s'en va en 1969, Schmit lui succède à la basse et aux chœurs. Il reste huit ans dans le groupe, participe à neuf albums studio et deux disques en public, compose plusieurs titres et chante « Keep on Tryin' », le plus grand succès de Poco à l'époque. En parallèle, ses chœurs font merveille sur les albums Pretzel Logic, The Royal Scam et Aja de Steely Dan, et il tient la basse sur « You Can Close Your Eyes » de Linda Ronstadt. En 1977, l'histoire se répète : Glenn Frey lui propose de remplacer une nouvelle fois Randy Meisner, cette fois au sein des Eagles, après la tournée de Hotel California. Seul Californien de naissance du groupe, il cosigne et chante « I Can't Tell You Why » sur The Long Run (1979), qui se hisse dans le top 10 américain. Après la séparation de 1980, il devient l'une des voix les plus demandées des studios : on l'entend chez Bob Seger, Crosby, Stills & Nash, Don Henley ou sur « Africa » de Toto, avec qui il part en tournée en 1982. Il accompagne aussi Jimmy Buffett au sein du Coral Reefer Band, dont il baptise les fans « Parrotheads », puis rejoint en 1992 le All-Starr Band de Ringo Starr. En solo, il publie Playin' It Cool (1984), Timothy B (1987), porté par le single « Boys Night Out », Tell Me the Truth (1990), puis Feed the Fire, Expando, Leap of Faith et Day by Day (2022). Lors de la reformation des Eagles en 1994, il chante « Love Will Keep Us Alive » sur Hell Freezes Over, puis participe à Long Road Out of Eden (2007). Intronisé au Rock and Roll Hall of Fame avec le groupe en 1998, docteur honoris causa du Berklee College of Music en 2012, il tient toujours la basse des Eagles en tournée, aux côtés de Vince Gill et de Deacon Frey.
Lien web : Site officiel de Timothy B. Schmit
Fabio Pignatelli - Goblin, Goblin Rebirth (1953 - )
Né à Rome, Fabio Pignatelli découvre la basse à quatorze ans. En 1973, le claviériste Claudio Simonetti et le guitariste Massimo Morante l'appellent pour tenir la basse au sein d'Oliver, une formation qui devient Cherry Five, puis Goblin. Pignatelli a alors en poche un arpège qu'il conserve depuis un moment. Lorsque Dario Argento propose au groupe d'écrire la musique de Profondo rosso, il présente le soir même le riff qui deviendra le thème du film ; Simonetti y ajoute une seconde partie à l'orgue, et le morceau est enregistré dès le lendemain matin sur un orgue à tuyaux. Pour obtenir l'effet obsédant de la boucle, la bande magnétique est collée en anneau, tourne six ou sept minutes, puis est réenregistrée sur un multipiste. Le succès de la bande originale, en 1975, fait de Goblin un nom incontournable du cinéma de genre italien. Suivent l'album Roller (1976), la musique de Suspiria (1977), celle de Zombi, le Dawn of the Dead de George A. Romero (1978), l'album Il fantastico viaggio del bagarozzo Mark (1978) et une longue série de bandes originales, de Buio Omega à Contamination. Pour Tenebre (1982), Simonetti, Pignatelli et Morante signent sous leurs trois noms. Alors que le groupe s'étiole au début des années 1980, Pignatelli maintient la formation et conserve le nom jusqu'à la fin de la décennie ; Goblin figure encore aux génériques de Phenomena (1985) et de La chiesa (1989). Le line-up historique se reforme brièvement en 2000, et Goblin signe la musique de Non ho sonno (2001). Parallèlement, Pignatelli mène une solide carrière de musicien de studio dans la variété italienne : on l'entend sur de nombreux albums d'Antonello Venditti, de Buona domenica (1979) à Unica (2011), mais aussi chez Claudio Baglioni, Renato Zero, Nada, Tosca ou Giorgia. En 2013, il pose sa basse sur « Backlit », un titre de Simulakrum Lab, le projet de synthétiseurs vintage de Paolo Prevosto. Depuis 2010, il joue au sein de Goblin Rebirth, avec lequel il publie en 2015 un premier album éponyme.
Lien web : Écouter Goblin Rebirth sur Bandcamp
Kiril Maritchkov - Chtourtsité, Bandaratsité, Fondation (1944 - 2024)
Kiril Kirilov Maritchkov naît à Sofia dans une famille où l'art tient une place de choix : son grand-père paternel, Kiro Maritchkov, est architecte, son grand-père maternel est le compositeur et chef d'orchestre Boris Leviev, et sa mère, Irina Levieva, est peintre. Son père, qui a étudié le droit et la diplomatie à Paris puis à Lausanne, sera le premier ambassadeur de Bulgarie auprès du Vatican. Enfant, Kiril apprend le piano et la clarinette, puis la guitare et la basse, tout en suivant des études d'ingénieur. Au début des années 1960, quand le rock arrive en Bulgarie malgré l'interdiction des autorités communistes, il participe à la création de Bandaratsité, l'un des tout premiers groupes de rock du pays, où il joue de la basse. Après sa dissolution, il fonde en 1967 Chtourtsité (« Les Grillons ») avec le batteur Petar Tsankov ; le nom est choisi à l'issue d'un concours organisé par une émission de radio. Leader, bassiste, chanteur et principal compositeur, Maritchkov fait passer le groupe des reprises à un répertoire original qui mêle rock'n'roll, hard rock et rock progressif, avec des titres comme « Rok v minalo vreme », « Vkusat na vremeto » ou « Konnikat ». En quatre décennies et plus de 3 000 concerts, Chtourtsité devient l'un des groupes les plus importants du rock bulgare. En 1988, sa chanson « Kletva », écrite pour le film Vtchera, connaît un immense succès ; le groupe britannique Ladytron la reprendra en 2008 sur l'album Velocifero. En 1990, en pleine chute du régime, « Az sam prosto tchovek » devient l'hymne officieux de l'opposition, et Maritchkov est élu député à la Grande Assemblée nationale sur la liste de l'Union des forces démocratiques. Cofondateur de la radio rock Tangra, auteur de musiques pour quatorze films et pour la série Dunav most, il publie trois albums solo : Zodiya Shturets (1997), Iskam da kazha (2002) et 75 (2019), ce dernier enregistré par ses soins dans le studio Shturets. Coach de la version bulgare de The Voice en 2011, décoré de l'ordre de Stara Planina en 2020, il rejoint en 2013 le supergroupe Fondatsiyata (« La Fondation »), avec lequel il tourne en Europe et en Amérique du Nord. C'est en montant sur scène pour un concert de cette formation, à Selanovtsi, qu'il fait une chute mortelle le 11 octobre 2024.
Lien web : Écouter Chtourtsité sur Deezer
Dave Myers - The Aces, Little Walter & His Jukes (1926 - 2001)
David Myers naît à Byhalia, dans le Mississippi, et apprend la guitare auprès de son père, Amos, qui lui transmet le country blues. En 1941, la famille s'installe à Chicago, dans un immeuble où vit aussi Lonnie Johnson, grâce auquel Dave et ses frères découvrent le blues urbain. Très tôt, ils jouent dans les fêtes de quartier et croisent la route de Sonny Boy Williamson II, de Robert Nighthawk ou de Memphis Minnie. Avec son frère Louis, Dave forme les Little Boys, parfois accompagnés du chanteur Arthur « Big Boy » Spires : Louis tient la guitare solo, Dave assure la rythmique sur une guitare électrique. L'arrivée de l'harmoniciste Junior Wells, puis du batteur Fred Below, donne naissance aux Aces. Lorsque Wells rejoint Muddy Waters en 1952, les trois musiciens restants deviennent le groupe de Little Walter, qui vient justement de quitter Waters : sous le nom de Little Walter & His Jukes, ils enregistrent jusqu'au milieu des années 1950 toute une série de succès. Dave quitte ensuite la formation et devient un accompagnateur très demandé, aux côtés d'Otis Rush, Robert Lockwood Jr., Buddy Guy, Otis Spann, Earl Hooker ou Eddie Boyd. À la fin des années 1950, il troque sa guitare contre une basse électrique, un instrument encore neuf dans le genre : il est l'un des premiers bluesmen de Chicago à l'adopter, le tout premier même selon AllMusic, et contribue largement à l'imposer dans le blues de la ville. Au fil des décennies suivantes, les frères Myers reforment régulièrement les Aces pour des enregistrements, des festivals et des tournées en Europe, jusqu'à Montreux, en Suisse. Dave fonde plus tard les New Aces. Il faut pourtant attendre 1998 pour qu'il publie, à plus de soixante-dix ans, le premier et unique album sous son nom, You Can't Do That. Malgré de graves problèmes de santé, il continue de se produire jusqu'en février 2001. Il meurt à Chicago le 3 septembre de la même année.
Lien web : Dave Myers sur Wikipédia (en allemand)
Derf Scratch - Fear (1951 - 2010)
Frederick Charles Milner III doit son surnom à ses parents, qui l'appellent Derf, autrement dit Fred écrit à l'envers, depuis l'enfance. Bassiste, saxophoniste et guitariste, il participe en 1977 à la fondation de Fear, figure de la scène punk de Los Angeles emmenée par le chanteur et guitariste Lee Ving. L'acteur John Belushi devient le plus fervent supporter du groupe et un ami proche de Derf ; c'est lui qui obtient pour Fear un passage dans l'émission Saturday Night Live, qui tourne à la mêlée générale à moitié préméditée. Le groupe apparaît aussi dans le documentaire The Decline of Western Civilization. Son premier album, The Record, enregistré dans le même studio que Fleetwood Mac et avec des moyens rares pour un disque punk, est aujourd'hui considéré comme un classique du genre. Derf y tient la basse sur la plupart des titres, passe au saxophone sur « New York's Alright If You Like Saxophones », pendant que Lee Ving prend la basse, cosigne « Fresh Flesh » et écrit et chante « Getting the Brush », une chanson qui raconte justement sa difficulté à faire entrer ses compositions sur le disque. Les droits d'édition, que Ving se réserve en grande partie, nourrissent les tensions internes, et Fear s'essouffle au milieu des années 1980 avec le déclin de la scène punk hollywoodienne. Désireux de se concentrer sur la guitare et le saxophone, Derf vend la basse Fender utilisée sur The Record à Mike Watt, le bassiste des Minutemen, qui s'en sert pour enregistrer What Makes a Man Start Fires?. Il poursuit ensuite sa route avec plusieurs formations : Scratch, qui publie un disque en Belgique, Derf Scratch and Friends et The Werewolfs, aux côtés de Butch Patrick, l'enfant de la série The Munsters ; c'est avec ce dernier groupe qu'il est grièvement blessé dans un accident de voiture après un concert à Los Angeles. Dans ses dernières années, il se consacre aussi à la peinture, aux côtés de son épouse Tammy, créatrice de bijoux, et prépare une série d'œuvres intitulée Legs. Il meurt d'une maladie du foie le 28 juillet 2010, à 58 ans.
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Martin Henriksson - Dark Tranquillity (1974 - )
Hans Martin Knut Henriksson fait partie des membres fondateurs de Dark Tranquillity, formé en 1989 à Göteborg, en Suède, et devenu l'un des groupes de référence du death metal mélodique. Jusqu'à la fin des années 1990, c'est lui qui tient la basse. Il la joue au médiator, mais ne se contente pas d'assurer les fondations : il glisse volontiers des lignes mélodiques dans les morceaux. On l'entend à ce poste sur les premiers albums du groupe, Skydancer (1993), The Gallery (1995) et The Mind's I (1997). Le départ du guitariste Fredrik Johansson rebat ensuite les cartes : Henriksson passe à la guitare, aux côtés de Niklas Sundin, tandis que Michael Nicklasson est recruté à la basse. Compositeur d'une grande partie de la musique du groupe tout au long de son parcours, il l'est plus encore de Projector (1999) à Fiction (2007), en passant par Haven, Damage Done et Character. Son jeu de guitare est réputé fluide et coulé, en contraste avec le style plus âpre de Sundin, à qui il laisse généralement les solos ; il fait toutefois exception sur « Focus Shift » ou « Lost to Apathy », dont les clips le montrent jouant des leads lents et liés. Ses riffs s'agrémentent souvent de glissés de médiator et d'harmoniques. Sur scène, il joue sur Gibson Explorer et Les Paul Studio Lite, d'abord avec des préamplis Rocktron, puis avec des têtes Peavey 5150 et Mesa/Boogie Dual Rectifier. Après We Are the Void (2010), il reprend la basse le temps de Construct (2013), enregistré alors que le groupe n'a plus de bassiste attitré. Inactif au sein du groupe à partir de 2015, il réalise au début de 2016 qu'il ne souhaite plus en faire partie ; son départ devient officiel le 31 mars 2016. Il a depuis mis un terme à sa carrière de musicien.
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Scott Sorry - Amen, The Wildhearts, Brides of Destruction, Sorry and the Sinatras (1978 - 2025)
Gerard Scott, qui se fera appeler Scott Sorry, naît à Philadelphie et fait ses classes dans plusieurs groupes punk de la ville. En 2003, il rejoint à la basse les punks américains d'Amen pour leur tournée Join or Die et reste dans le groupe jusqu'à la fin de 2005 ; il joue sur l'album Death Before Musick (2004). En 2005, il est annoncé comme nouveau bassiste de Brides of Destruction, le supergroupe hard rock dont le fondateur Nikki Sixx vient de partir. Il y côtoie brièvement Ginger, le chanteur des Wildhearts, enregistre l'album Runaway Brides, produit par Andy Johns, mais cède sa place avant la tournée. En 2006, il retrouve Ginger au sein d'un nouveau line-up des Wildhearts. Avec eux, il enregistre l'album The Wildhearts (2007), le disque de reprises Stop Us If You've Heard This One Before, Vol. 1 (2008), puis ¡Chutzpah!, enregistré au Danemark et paru en 2009. Cette année-là, le groupe reçoit le prix Spirit of Independence aux Kerrang! Awards et se produit au premier Sonisphere britannique. Retenu par ses obligations familiales, il ne participe pas à la reformation de 2012, mais revient pour la tournée britannique de 2014. Entre-temps, il a fondé Sorry and the Sinatras avec le guitariste Danny Sinatra, ainsi que Roger « Rags » Segal et Lenny Thomas, rencontrés lors d'une tournée en 2005 ; il y joue de la guitare et chante, et le groupe publie Highball Roller (2009), bien accueilli par la critique britannique, puis Kings of Shambles Street (2012). En 2015, il lance une campagne de financement participatif pour son premier album solo, When We Were Kings : l'objectif est dépassé plus de quatre fois, et le disque, sorti en mars 2016, entre à la deuxième place du classement rock britannique. Le single « Black Dog Dancers » suit en 2021. Atteint d'un glioblastome diagnostiqué en 2018, il meurt de cette maladie le 30 octobre 2025. Il était marié à Hanni, avec qui il a eu trois enfants.
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Per Chr. Frost - Gnags (1954 - 2023)
Per Christian Frost naît à Aarhus et monte son premier groupe, BeeKeepers, dès l'école. Après un bref passage par la formation Viola, il rejoint en 1974 Gnags, le groupe du chanteur Peter A.G. Nielsen, d'abord comme guitariste. Au fil des années 1970, la musique de Gnags se teinte de plus en plus de reggae, et Peter A.G. lui confie la basse : son jeu souple et dansant jette un pont entre le rock du groupe et les rythmes jamaïcains. Remplacé quelques mois par Ole Poulsen en 1976, il revient rapidement et devient l'un des piliers de la formation, passant de la basse à la guitare solo selon les besoins. Gnags vit alors ses grandes années : Er du hjemme i aften (1978) marque sa percée artistique et commerciale, et le groupe sera récompensé par des Grammy danois. Frost quitte Gnags en 1996 pour jouer avec d'autres musiciens. Son carnet d'adresses est impressionnant : il accompagne Sanne Salomonsen, Allan Olsen, Lis Sørensen, Thomas Helmig, Michael Falch, Poul Krebs, Søs Fenger ou les Hounddog All Stars, et participe au total à plus de 180 albums danois. Producteur, notamment pour Michael Falch et la chanteuse Elisabeth, il dirige aussi son propre groupe, avec lequel il enregistre huit albums et tourne jusqu'à la fin de 2022 ; sous son nom paraissent entre autres Ned ad gaden (1978), Breakin' Ice (1995), Frost (2007), When the Time Is Right (2011) et The Calling (2018). En 1997, il est invité à jouer avec B.B. King au centre des congrès d'Aarhus. Directeur musical de grands concerts, du festival de Skanderborg aux fêtes annuelles de l'université d'Aarhus, il enseigne aussi ponctuellement au conservatoire de musiques actuelles d'Aarhus et d'Aalborg à partir de 1996. Lauréat du prix Ken Gudman en 2005, il retrouve Gnags en 2015 pour la tournée Flashback, comme guitariste et directeur musical, puis enregistre avec le groupe Nørd (2017), premier album de Gnags à prendre la tête des ventes depuis 1996, et Robot'n'Roll (2019). Il meurt en mars 2023.
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Søren Seirup - Steppeulvene, Beefeaters (1944 - 2017)
Søren Seirup appartient à la génération qui a façonné les débuts du rock danois. En 1964, il participe à la fondation des Beefeaters, qu'il quitte en mars 1966. L'année suivante, il devient le bassiste de Steppeulvene, aux côtés du jeune auteur Eik Skaløe au chant, de Stig Møller à la guitare et de Preben Devantier à la batterie. Nommé d'après Le Loup des steppes de Hermann Hesse, le groupe pratique un rock psychédélique teinté de folk, avec Bob Dylan pour modèle : Skaløe écrit ses textes comme des poèmes, que Møller met en musique. En mars 1967, le quatuor enregistre au studio Metronome de Copenhague son unique album studio, Hip. Lorsque Skaløe quitte le Danemark la même année, Seirup poursuit l'aventure avec Devantier, le chanteur et guitariste Hasse Levy et le violoniste William Skotte Olsen ; cette formation publie le single « Du skal ud hvor du ikke kan bunde ». Steppeulvene s'arrête en 1970, et Seirup joue ensuite dans d'autres groupes, comme Hey Joe's Ballonrute. Steppeulvene se reforme à plusieurs reprises au fil des années, avec des line-up changeants, sans enregistrer de nouveau disque studio. En 1988, Seirup, Møller et Devantier reçoivent un disque d'argent pour les 25 000 exemplaires de Hip vendus depuis sa sortie ; la réédition en CD offre alors au groupe un nouveau succès auprès de la jeunesse danoise. En 2002, le trio originel survivant enregistre un album en public, paru sous le titre Steppeulvene Live 2002. L'influence de Hip dépasse largement ses ventes : selon le documentaire consacré à Gasolin, c'est ce disque qui a convaincu ce groupe de chanter en danois, et le prix de la critique musicale danoise, le Steppeulven, porte le nom du groupe. Ses dernières années sont assombries par la maladie. Søren Seirup meurt le 16 février 2017.
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Bosse Häggström - Made in Sweden, Wasa Express, Marsfolket (1946 - 2022)
Bo Torsten Häggström, dit Bosse, naît à Umeå, dans le nord de la Suède. Bassiste avant tout, mais aussi compositeur et multi-instrumentiste, il fait ses débuts dans des groupes comme Ted & Teddybears, Little Johnny & his Red Dynamites, Les Apaches ou le Lea Riders Group. En 1968, il fonde Made in Sweden avec le guitariste Jojje Wadenius et le batteur Tommy Borgudd. Dans ce trio, Häggström ne se contente pas de la basse : il joue aussi de la guitare, du mellotron, du piano et de l'orgue. Le premier album, Made in Sweden (with Love), paru en 1968, rencontre un grand succès et remporte un Grammis l'année suivante. Le groupe se produit régulièrement au Gyllene Cirkeln, le club de Stockholm où est enregistré l'album Live! At the « Golden Circle », paru en 1970 ; la discographie du groupe compte aussi Snakes in a Hole (1969), Made in England et Regnbågslandet (1970). Made in Sweden se disloque en 1971 lorsque Wadenius et Borgudd rejoignent Solar Plexus, groupe avec lequel Häggström joue également. La même année, il participe à la première mouture de Marsfolket, aux côtés de Janne Schaffer, Björn Skifs, Claes af Geijerstam, Björn Linder et du batteur Ola Brunkert, avant de céder sa place à Mike Watson pour la deuxième tournée. En 1976, il cofonde le groupe de jazz-rock Wasa Express avec le claviériste Bo Hallgren, le guitariste Cary Sharaf el Din et le batteur Åke « Doktor Åke » Eriksson. La formation, dont les deux premiers disques sont presque entièrement instrumentaux, publie quatre albums jusqu'en 1979 : Wasa Express, On With the Action, Till Attack et Schack Matt. On le retrouve aussi aux côtés du chanteur Juan Carlos Baretto. Bosse Häggström meurt à Stockholm le 12 avril 2022.
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Billy Novik - Billy's Band (1975 - )
Vadim Valerievitch Novik, alias Billy Novik, naît à Léningrad et grandit dans le quartier de Koupchino, qu'il célébrera plus tard avec la compilation Kupchino — Stolitsa Mira. Écolier, il chante et joue de la batterie dans son groupe Reanimatsiya, puis tient la guitare solo d'Oskolki au début des années 1990. Mais la médecine l'occupe d'abord : diplômé en 1998 de l'Académie de médecine pédiatrique de Saint-Pétersbourg, il exerce trois ans comme médecin anatomopathologiste dans un hôpital pour enfants. En 1999, il commence à travailler au Boom Brothers, un club associatif installé dans un sous-sol de la ville. Il y découvre l'œuvre de Tom Waits, s'essaie à ses chansons et constate que le public apprécie ses interprétations. Le 3 octobre 1999, lors d'une « soirée de musique cowboy », il se produit avec le guitariste Andreï « Ryzhik » Reznikov : c'est la naissance du Billy's Dilly's Band, baptisé d'après un personnage de la ballade « Stagger Lee ». En 2001, il quitte le club pour se consacrer entièrement à la musique. Invité en Allemagne, le groupe passe un mois à jouer dans les clubs et dans les rues de Berlin et de Munich ; c'est à ce moment que Billy abandonne la guitare pour la contrebasse. Juste avant le départ, dix-neuf titres sont enregistrés, qui deviennent le premier album, Igraya v Toma Uaytsa (« En jouant Tom Waits »). Devenu Billy's Band, le groupe enchaîne les scènes de Saint-Pétersbourg et de Moscou, puis les albums : Parizhskie sezony, Nemnogo smerti, nemnogo lyubvi, Otorvyomsya po-piterski, Osenny alkodzhaz, Bloshiny rynok, et plus récemment des disques consacrés aux chansons de Yegor Letov. Chanteur à la voix rauque, coiffé d'un chapeau pork pie de seconde main, Novik joue de la contrebasse, mais aussi du piano, de la batterie, de l'harmonica, du banjo, de la basse électrique et de la guitare. En 2009, il double le crocodile Louis dans la version russe de La Princesse et la Grenouille, et depuis 2010, il incarne le Fou dans Le Roi Lear mis en scène par Adolf Shapiro au Théâtre de la jeunesse Brianstev de Saint-Pétersbourg. Il a publiquement soutenu la guerre menée par la Russie en Ukraine et s'est produit devant des soldats de l'armée russe.
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Scott Steed - Diane Schuur, Joe Williams, Horace Silver (1957 - 2020)
Scott Raymond Steed naît à Grand Rapids, dans le Michigan. À l'East Kentwood High School, il joue dans plusieurs formations et fréquente le Blue Lake Fine Arts Camp, où il est sélectionné pour partir jouer en Europe avec d'autres jeunes musiciens. Sitôt le lycée terminé, il devient contrebassiste professionnel. Ses premiers enregistrements datent de 1983, avec le saxophoniste Don Weed, sur Without a Song. En 1985, il intègre le quintette de Horace Silver, même si ce passage ne laisse pas de trace discographique. Les années suivantes, il enregistre avec le chanteur Mark Murphy, Kitty Margolis, Tee Carson, la chanteuse Rebecca Parris et le Kenny Hadley Big Band, ou encore Eddie Duran. De 1993 à 1998, il accompagne le chanteur Joe Williams. Puis, de 2001 à 2011, il devient le contrebassiste et le directeur musical du groupe de la chanteuse Diane Schuur ; on l'entend notamment sur l'album Some Other Time, publié par Concord, aux côtés de Randy Porter, Dan Balmer et Reggie Jackson. Selon la discographie de référence de Tom Lord, il participe entre 1983 et 2017 à vingt et une séances d'enregistrement de jazz, notamment avec Rebecca Kilgore, Barbara Lusch, Dick Titterington et, en dernier lieu, le Michael Waldrop Big Band. Également pédagogue, il intervient dans le programme itinérant du Monterey Jazz Festival et enseigne à l'Eastern Washington University ainsi qu'au Whitworth College de Spokane, dans l'État de Washington. Il meurt à Seattle le 26 mars 2020.
Lien web : Écouter Some Other Time de Diane Schuur sur Deezer
Éric Mathot - La Petite Bande, Titanic Ensemble, Tivoli Band (1959 - )
Né à Huy, en Belgique, Éric Mathot s'intéresse d'abord à l'architecture avant de se tourner vers la musique. Il suit le cursus du Conservatoire royal de Mons, dont il sort diplômé en contrebasse et en musique de chambre. Il fait ses armes au sein de l'Orchestre mondial des Jeunesses musicales, de l'Orchestre de la RTBF et de l'Orchestre national de Belgique, puis choisit l'indépendance. Ce parcours de musicien indépendant lui vaut une solide réputation dans deux répertoires qui semblent opposés : la création contemporaine et la musique baroque et classique sur instruments d'époque. On le retrouve ainsi dans La Petite Bande, Il Fondamento, le Ricercar Consort, Les Agrémens, I Fiamminghi, l'Orchestre royal de chambre de Wallonie, Musiques Nouvelles ou Champs d'Action, mais aussi aux côtés des Musiciens du Louvre, de l'Orchestre des Champs-Élysées, de l'Ensemble Clematis ou de la Cappella Mediterranea. Attiré par la direction, il dirige l'Orchestre symphonique de Cali, en Colombie, et la Beethoven Académie. En 1996, il fonde avec le pianiste et claveciniste Guy Penson le Titanic Ensemble, un septuor consacré à la musique de salon, puis en 2001 le Tivoli Band, qu'il dirige dans le répertoire de la musique légère du début du XXe siècle ; en 2018, l'ensemble publie The Pink Lady, consacré aux succès populaires de la Grande Guerre. En 2014, il devient l'assistant du Millenium Orchestra, créé par le Centre d'art vocal et de musique ancienne. Il transmet aussi son expérience à l'Académie de musique Grétry et au Conservatoire royal de Liège, où il est titulaire du cours de contrebasse. Sa discographie compte près de cent vingt enregistrements. Collectionneur passionné, il a déposé en 2011 à la Bibliothèque royale de Belgique le fonds qui porte son nom : près de 40 000 partitions imprimées, pour la plupart publiées durant la première moitié du XXe siècle, de la musique de salon au jazz et à l'accordéon, des milliers de partitions illustrées, dont certaines par Magritte ou Peter De Greef, quelque mille disques 78 tours, des photographies et des catalogues d'éditeurs.
Steve Rushton - Son of Dork (1987 - )
Steven John Rushton naît dans le Surrey, en Angleterre. C'est son beau-père, imitateur d'Elvis Presley, qui lui donne le goût de la musique en le faisant monter avec lui sur scène. De l'école jusqu'à ses années d'études, il écrit, chante et joue de la guitare au sein de Mr. Cheerful, un groupe influencé par Elvis et Green Day, qui atteint en 2003 la finale britannique de sélection pour le Concours Eurovision de la chanson junior. En 2005, après la séparation de Busted, il se présente aux auditions du nouveau groupe de James Bourne. Venu pour la guitare, il se voit proposer le poste de bassiste et de co-chanteur, qu'il commence par refuser avant d'accepter. Son of Dork est né. Le premier single, « Ticket Outta Loserville », se classe troisième des ventes britanniques, suivi de l'album Welcome to Loserville et du single « Eddie's Song », dixième. Le groupe enchaîne deux grandes tournées, le Get Happy Tour et le Sic Tour, et figure sur la bande originale du film Alien Autopsy. Après Son of Dork, Rushton signe chez Hollywood Records et se fait une place dans l'univers Disney : il chante le générique de La Vie de croisière de Zack et Cody, place « Emergency » sur la bande originale de La Montagne ensorcelée, puis écrit et interprète « Game Over » et « Everything I Want » pour Hannah Montana, le film, dans lequel il fait une apparition dans son propre rôle. Suivent « Ready to Rock » pour Mission-G, une version de « Santa Claus Is Coming to Town » pour Santa Buddies et la co-écriture de « Heart and Soul » pour Camp Rock 2. En 2016, il fait ses débuts dans le West End dans le rôle de Will dans American Idiot, la comédie musicale tirée de l'album de Green Day, le groupe dont le chanteur Billie Joe Armstrong l'a poussé vers la musique. Depuis 2019, il incarne Steve, le bassiste, dans Mamma Mia! The Party, à l'O2 de Londres.
Lien web : Écouter Welcome to Loserville de Son of Dork sur Deezer
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