Les Bassistes et Contrebassistes nés un 29 octobre

Publié le 29 octobre 2026 à 07:00

David Paton - Pilot, The Alan Parsons Project, Elton John (1949 - )

Né à Édimbourg, David Paton grandit dans le quartier de Gilmerton et reçoit sa première guitare à onze ans, instrument qu'il apprend seul. Son premier groupe, The Beachcombers, signe chez CBS en 1968 et, rebaptisé The Boots, publie quelques singles avant de se séparer en 1970. Entre-temps, il tient brièvement la basse au sein des Bay City Rollers, sans enregistrer avec eux, puis rejoint Fresh, devenu Christyan, tout en jouant dans le club Tiffanys d'Édimbourg, où il rencontre le guitariste Ian Bairnson. En 1973, il fonde Pilot avec Billy Lyall et Stuart Tosh, bientôt rejoints par Bairnson. Chanteur et bassiste, Paton signe avec ses complices une pop raffinée et ensoleillée qui fait mouche : Magic, extrait de From the Album of the Same Name (1974), devient un succès international, et January, tiré de Second Flight (1975), reste trois semaines en tête des ventes britanniques. Après Morin Heights (1976), produit par Roy Thomas Baker, et Two's a Crowd (1977), le groupe se sépare. Mais Paton et Bairnson ont déjà trouvé un autre port d'attache : le producteur Alan Parsons les engage pour Tales of Mystery and Imagination (1976), premier album de The Alan Parsons Project, dont il sera le bassiste et l'une des voix jusqu'à Stereotomy (1985), en passant par I Robot (1977), The Turn of a Friendly Card (1980) et Eye in the Sky (1982). Musicien de studio recherché, il joue sur les deux premiers albums de Kate Bush, The Kick Inside et Lionheart (1978), accompagne Camel de The Single Factor (1982) à Harbour of Tears (1996), et devient de 1985 à 1995 un pilier du groupe d'Elton John, en studio sur Ice on Fire (1985) ou Reg Strikes Back (1988) comme sur scène, jusqu'au Live Aid. On l'entend aussi avec Rick Wakeman, Fish ou sur la bande originale de Ladyhawke. Auteur d'une discographie solo entamée avec Passions Cry (1991) et prolongée jusqu'à Communication (2024), il a ravivé la flamme de Pilot avec Ian Bairnson, sur disque comme sur scène, notamment au Japon et en Allemagne, et publié en 2023 son autobiographie, Magic: The David Paton Story.

Lien web : Écouter David Paton sur Deezer

Chris Baio - Vampire Weekend, Baio, C.Y.M. (1984 - )

Christopher Joseph Baio achète son premier album à sept ans et assiste à son premier concert, celui du groupe Cracker, à neuf ans ; enfant, il s'endort au son de Doolittle des Pixies. Au lycée de Bronxville, dans la banlieue new-yorkaise, il est guitariste, chanteur et compositeur d'un groupe local, Underrated. À l'université Columbia, où il étudie la langue et les études régionales russes et eurasiennes, avec une mineure en mathématiques, il dirige la programmation rock de la radio étudiante WBAR et joue dans un groupe aux accents country, les Midnight Hours, avec le batteur Chris Tomson. C'est sur ce campus que naît Vampire Weekend, avec Ezra Koenig et Rostam Batmanglij : Baio y prend la basse, au point de renoncer au poste de professeur de mathématiques qu'il devait occuper dans le programme Teach for America. Le premier album du groupe, Vampire Weekend (2008), entre dans le top 20 au Royaume-Uni comme aux États-Unis, porté par A-Punk, et son jeu souple et rebondissant épouse parfaitement l'indie pop teintée d'influences afropop du groupe. Contra (2010) se classe numéro un du Billboard 200, suivi de Modern Vampires of the City (2013), Father of the Bride (2019) et Only God Was Above Us (2024), qui installent Vampire Weekend parmi les groupes majeurs de l'indie rock. Passionné de musique électronique depuis ses années de DJ étudiant, Chris Baio mène aussi une carrière solo sous le nom de Baio : après l'EP Sunburn (2012), il publie chez Glassnote The Names (2015), Man of the World (2017) et Dead Hand Control (2021), plus sombre et introspectif. En 2025, il lance avec Michael Greene, alias Fort Romeau, le projet C.Y.M., dont le premier album paraît en octobre de la même année. Petit détail amusant, il est un cousin de l'acteur Scott Baio, inoubliable Chachi de la série Happy Days.

Lien web : Site officiel de Vampire Weekend

Kazuki Arai - King Gnu, millennium parade (1992 - )

Kazuki Arai grandit à Fussa, ville de la banlieue de Tokyo qui abrite la base aérienne américaine de Yokota et, dans son sillage, une forte tradition de bars de jazz et de clubs. Sa mère, fan de hip-hop et de musiques noires, lui transmet très tôt ses goûts. Il commence la basse à quatorze ans, un peu par hasard, parce que c'était le seul poste libre dans le groupe qui l'avait invité, et reprend alors Asian Kung-Fu Generation ou RADWIMPS. Au lycée, une jam session de jazz lui ouvre un nouveau monde : il fréquente dès sa première année les sessions du jeudi du club Chicken Shack de Fussa, où il croise les futurs musiciens Takuro Okada, Ozora Kimishima ou Ibuki Takai, et prend des cours avec le bassiste Kenji Hino. Étudiant à l'université d'économie de Tokyo, il se glisse dans les cours d'une école de musique voisine, joue dans le NEWTIDE Jazz Orchestra, primé au concours Yamano Big Band Jazz, puis vit deux ans chez le contrebassiste de jazz Osamu Kawakami pour un apprentissage à l'ancienne. Lorsque Daiki Tsuneta l'invite à accompagner son groupe, Arai lui répond qu'il veut en faire partie. En 2017, King Gnu prend son envol, et sa signature en 2019 chez Ariola Japan, label de Sony, en fait l'un des phénomènes du rock japonais, mêlant rock, hip-hop, jazz et sonorités classiques. Arai y tient la basse électrique, la synthé basse et la contrebasse et assure les chœurs ; il est aussi membre de millennium parade, le projet multimédia de Daiki Tsuneta. Jazzman dans l'âme, il continue de jouer en session et prête sa basse à de nombreux artistes, de Ozora Kimishima à Ayaka. En 2021, Fender lui consacre un modèle signature et l'accueille parmi ses artistes. Réputé pour la clarté de ses explications, il est surnommé « Arai-sensei » par les fans pour sa capacité à expliquer la musique, et anime depuis 2022 une émission sur la radio J-WAVE.

Lien web : Écouter King Gnu sur Deezer

Sigi Busch - Association P.C., Jazztrack, In 'n' Out (1943 - )

Né à Krefeld-Uerdingen, Siegfried « Sigi » Busch commence par le violon avant de passer à la contrebasse à vingt ans. Après avoir fait ses gammes dans des formations de dixieland et de swing, il étudie la musique à Brême, joue avec Ed Kröger et Joe Viera, puis rejoint fin 1970 Association P.C., l'un des tout premiers groupes européens de jazz-rock, où il succède à Peter Krijnen aux côtés du batteur Pierre Courbois et du claviériste Jasper van 't Hof. Lors des Berliner Jazztage de 1971, la presse internationale salue la formation, jugée plus convaincante que Soft Machine et le Lifetime de Tony Williams, programmés le même soir. Après un passage au Berklee College of Music, il forme en 1974 Jazztrack avec le saxophoniste Wolfgang Engstfeld et le trompettiste Uli Beckerhoff, puis publie en 1975 son premier disque sous son nom, Age of Miracles, avec Charlie Mariano et Wolfgang Dauner, récompensé par le prix musical de la ville de Brême. En 1979, il retrouve Pierre Courbois pour fonder In 'n' Out. Musicien de l'ombre très demandé, il joue avec le big band de Manfred Schoof, le groupe folk Zupfgeigenhansel, brièvement avec le Gil Evans Orchestra en 1989, et partage la scène avec Gary Burton, Albert Mangelsdorff, David Liebman, Sonny Stitt, Woody Shaw, Ben Webster ou John Zorn. Avec son groupe BuschMusic, il signe The Berlin Songbook, relecture saluée des compositeurs allemands des années 1920 et 1930. Nommé en 1988 professeur de contrebasse, de théorie du jazz et de formation de l'oreille à la Hochschule der Künste de Berlin, il devient un pédagogue de référence, auteur d'une méthode de contrebasse, d'ouvrages de formation musicale et d'une théorie de l'harmonie jazz et pop vendue à plus de vingt-cinq mille exemplaires. Installé depuis 2012 à Worpswede, il continue de jouer avec BuschMusic et des musiciens brêmois et de publier des ouvrages pédagogiques.

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Kristin Korb - Ray Brown Trio, Kristin Korb Trio (1969 - )

Contrebassiste et chanteuse, Kristin Korb appartient à la rare famille des musiciens capables de chanter en s'accompagnant à la contrebasse avec une totale aisance. Diplômée en éducation musicale de l'Eastern Montana College, elle obtient ensuite un master d'interprétation en contrebasse classique à l'université de Californie à San Diego, où son professeur, le contrebassiste Bertram Turetzky, l'encourage à chanter tout en jouant. Elle devient ensuite l'élève de Ray Brown, l'un des maîtres de l'instrument, qui l'accompagne avec son trio sur son premier disque, Introducing Kristin Korb with the Ray Brown Trio, publié en 1996 chez Telarc. Installée à Los Angeles en 2002, elle se produit dans toute l'Amérique du Nord et enseigne à l'université de Californie du Sud, où elle coordonne les études de jazz vocal, à l'université Azusa Pacific ou à la Central Washington University, dont elle dirige le département jazz. Elle préside également l'International Society of Bassists, dont elle assure la direction artistique du congrès 2013 à l'Eastman School of Music. Depuis 2011, elle vit au Danemark, où elle s'est fait une place de choix sur la scène de Copenhague, jouant avec Jan Lundgren, Alex Riel, Harry Allen ou Jacob Fischer, et menant un trio avec le batteur Snorre Kirk et le pianiste Magnus Hjorth. Sa discographie, de Where You'll Find Me (2001) à What's Your Story (2013), Finding Home (2014), That Time of Year (2018) et le double album What If? / Why Not? (2021), témoigne d'un art du swing et de la narration. Elle a publié en octobre 2024 Sweet Dreams, une relecture jazz des classiques d'Eurythmics née d'un concert au Jazzhus Montmartre de Copenhague, et continue de transmettre son savoir dans les universités, les stages et les festivals.

Lien web : Site officiel de Kristin Korb

Eddie Cole - Noble Sissle, Eddie Cole's Solid Swingers (1910 - 1970)

Edward Bennett Coles naît à Montgomery, en Alabama, fils du révérend Edward J. Coles et de Perlina Adams. Deuxième d'une fratrie de dix enfants et aîné des garçons, il ouvre la voie à une véritable dynastie musicale : ses jeunes frères ne sont autres que Nat King Cole, Ike Cole et Freddy Cole. Il étudie très tôt le piano et la contrebasse, monte son premier orchestre à dix-sept ans et, à vingt ans, entre dans les Sizzling Syncopators de Noble Sissle, l'une des formations noires les plus en vue de l'entre-deux-guerres. Il y reste six ans, aux côtés de figures comme le saxophoniste Sidney Bechet, et participe en 1936 à une tournée européenne. De retour aux États-Unis, il quitte Sissle pour s'associer à son cadet Nat, alors jeune pianiste : c'est sous le nom d'Eddie Cole's Solid Swingers que les deux frères gravent en 1936 leurs premières faces, les tout premiers enregistrements de celui qui allait devenir l'une des plus grandes voix du XXe siècle, avant de se produire sous le nom de Rogues of Rhythm. Contrebassiste solide, au jeu ancré dans la tradition du swing, Eddie Cole mène ensuite sa propre carrière de musicien et d'artiste de variété. Dans les années 1950, il se tourne aussi vers la télévision et apparaît dans la série Bourbon Street Beat en 1959, puis dans The Law and Mr. Jones et The Jack Benny Program. Il se retire de la scène dans les années 1960 et s'éteint le 18 juin 1970, à cinquante-neuf ans, laissant le souvenir d'un musicien qui fut, avant même la gloire de Nat, le premier Cole à faire carrière dans le jazz.

Lien web : Wikipedia Eddie Cole

Alex Layne - Miriam Makeba, Billy Eckstine, Carmen McRae (1939 - 2020)

Né à New York, Alex Layne sort de la célèbre High School of Music & Art et commence sa carrière en 1959, à vingt ans, au sein de l'orchestre maison du Count Basie's Night Club de Harlem, dirigé par le tromboniste Steve Pulliam, ancien du Buddy Johnson Orchestra. Tout en jouant, il poursuit ses études, sort diplômé avec mention du Bronx Community College puis se perfectionne au Queens College, et prend des cours particuliers avec les contrebassistes Stuart Sankey, Alvin Brehm et Ron Carter. Il travaille sur la scène new-yorkaise avec des géants comme Coleman Hawkins, Max Roach, Freddie Hubbard ou Cedar Walton, mais c'est comme accompagnateur de chanteurs qu'il trouve sa véritable vocation : Billy Eckstine, Carmen McRae, Gloria Lynne, Johnny Hartman ou Miriam Makeba, avec laquelle on l'entend sur l'album Miriam Makeba in Concert! (1967), apprécient la justesse et la souplesse de son jeu au service de la voix. Musicien éclectique, il prête aussi sa contrebasse et sa basse électrique à des artistes de folk, de blues et de rhythm and blues, du chanteur Josh White à Jimmy Witherspoon et au groupe vocal Little Anthony and the Imperials. Au milieu des années 1970, il rejoint The Prime Element, formation de fusion imaginée par le pianiste et arrangeur Carlos Franzetti, et participe à son album Alborada (1976). Il enregistre encore au début des années 2000 avec la chanteuse Yardena. Dans la dernière partie de sa vie, il s'engage auprès de la Jazz Foundation of America, avec laquelle il se produit dans les écoles, les hôpitaux et les maisons de retraite, tout en continuant de jouer avec son propre groupe dans les clubs new-yorkais. Il s'éteint à New York à la fin du mois de mars 2020.

Lien web : Écouter Miriam Makeba in Concert! sur Deezer

Kelly Garni - Quiet Riot (1957 - )

Le nom de Kelly Garni est indissociable de celui de Randy Rhoads, son ami d'adolescence. Les deux musiciens jouent d'abord ensemble au sein de Mildred Pierce, avec le batteur Drew Forsyth, avant de fonder en 1973 un nouveau groupe : d'abord baptisé Mach 1, puis Little Women, il prend en mai 1975 le nom de Quiet Riot, inspiré d'une boutade de Rick Parfitt, de Status Quo. Pour tenir le micro, Rhoads et Garni recrutent Kevin DuBrow, un photographe de Los Angeles dont l'enthousiasme finit par l'emporter sur les doutes des deux amis. Avec Garni à la basse, Quiet Riot devient l'une des formations de hard rock les plus populaires des clubs de Los Angeles du milieu des années 1970. Faute de contrat américain, ses deux premiers albums, Quiet Riot et Quiet Riot II, ne paraissent qu'au Japon. Les relations entre Garni et DuBrow se dégradent pourtant au fil des mois, et le bassiste quitte le groupe dans la tourmente, au moment de l'enregistrement de Quiet Riot II. Parmi les candidats auditionnés pour le remplacer figure un certain Nikki Sixx, futur fondateur de Mötley Crüe. Peu après, Randy Rhoads part rejoindre Ozzy Osbourne et entre dans la légende, avant de disparaître tragiquement en 1982, tandis que Quiet Riot, reformé autour de DuBrow, connaîtra le triomphe avec Metal Health (1983), premier album de heavy metal à se hisser en tête du classement Billboard. Kelly Garni, lui, reste dans l'histoire comme le cofondateur du groupe et le complice des débuts de l'un des guitaristes les plus influents de sa génération.

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Christian Torrejón - Callejeros, Don Osvaldo (1972 - )

Né à Villa Celina, dans la banlieue de Buenos Aires, Christián Eleazar Torrejón, surnommé « Dios », est bassiste, compositeur et chanteur. En 1992, il fonde avec le chanteur Patricio « Pato » Fontanet le groupe Río Verde, qui deviendra Callejeros avec l'arrivée de nouveaux musiciens. Figure du rock barrial argentin, ce courant populaire né dans les quartiers de la périphérie de Buenos Aires, Callejeros publie huit albums, de Solo x hoy (1997) à Rocanroles sin destino (2004), Señales (2006) et Disco Escultura (2008), sur lesquels la basse de Torrejón soutient des hymnes repris en chœur par un public très fervent. L'histoire du groupe reste cependant marquée à jamais par la tragédie de República Cromañón : le 30 décembre 2004, l'incendie de cette salle de Buenos Aires, survenu pendant un concert de Callejeros, fait 194 morts. D'abord acquittés, les membres du groupe sont condamnés en 2011 par la Chambre de cassation ; Christian Torrejón se voit infliger une peine de cinq ans de prison, qu'il commence à purger en 2012, avant de retourner en détention en 2016 après le rejet d'un recours, puis d'obtenir une libération conditionnelle en juillet 2017. Entre-temps, Callejeros a été dissous en 2010 et Torrejón a fondé avec Pato Fontanet un nouveau groupe, d'abord appelé Casi Justicia Social, puis Don Osvaldo. Le groupe publie Casi justicia social (2015), Casi Justicia Social II (2019), Flor de Ceibo (2022) et Zona Liberada (2025), et sillonne l'Argentine devant des salles combles, jusqu'à quatre soirs consécutifs à guichets fermés au Luna Park de Buenos Aires en 2024.

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