Ferg Ireland ressuscite son trio sans piano sur Alive in London

Publié le 10 octobre 2026 à 08:13

Le contrebassiste londonien publiera le 20 novembre chez Whirlwind Recordings un album live capté au Pizza Express Jazz Club de Soho. Une formule à trois où la basse ne se contente pas de tenir la grille : elle l’écrit.

Formé à Trinity Laban puis à la Royal Academy of Music, Ferg Ireland a obtenu en 2011 un BMus de contrebasse jazz. Membre fondateur du house band des Kansas Smitty’s, il a tenu la basse pour une bonne partie de la scène jazz britannique, de Soweto Kinch à Ruby Rushton en passant par Ashley Henry et Nathaniel Facey, et accompagné des invités américains comme Johnny O’Neal, ancien pianiste d’Art Blakey. On l’a entendu au Ronnie Scott’s, au Barbican, au Royal Albert Hall ou à Glastonbury, mais aussi au North Sea Jazz Festival, au Duc des Lombards et à l’Olympia. Son trio est né en 2013 de sessions informelles. Il revendique une esthétique post-bop nourrie des rythmes dansants de la scène londonienne actuelle. Côté composition, il a aussi écrit pour la chanteuse pop Isabelle Brown et pour des campagnes publicitaires.

Annoncé pour le 20 novembre 2026, Alive in London compte douze titres et marque le retour discographique de Ferg Ireland à la tête de son trio. Pour ce deuxième disque, le contrebassiste, parmi les plus sollicités de la scène londonienne, retrouve Nathaniel Facey au saxophone alto et James Maddren à la batterie, enregistrés en public au Pizza Express Jazz Club de Soho devant une salle comble. Le premier volet, paru en 2018 en vinyle limité, avait inauguré le label Mondegreen.

Privé de piano comme de guitare, Ireland a délibérément tourné le dos au solo linéaire classique : il explique avoir voulu écrire des parties qui suggèrent et soutiennent l’harmonie, en traitant la contrebasse comme un véritable instrument de composition. Plusieurs titres en témoignent. « False Autumn » s’ouvre sur un solo de basse inspiré des features de Jimmy Garrison avec Coltrane, tandis que « Petrichor » repose sur une contrebasse réaccordée pour obtenir une immobilité profonde et résonante, clin d’œil à « After the Rain ».

Le reste du programme navigue large : « Deep », signé Facey, en ouverture musclée ; une ballade calypso dédiée au fils du bassiste ; « Scottish Rose », lament écrit au piano d’un hospice au chevet de sa mère ; « Underdogs », blues bebop placé sous le patronage de Mingus ; « Seven Sisters » et son backbeat gospel en mesure impaire ; le standard méconnu « Prisoner of Love » ; et une reprise de « Stay Broke », devenu le morceau-signature du groupe. Chaque titre est présenté tel qu’il a été joué ce soir-là.

Infos pratiques — En précommande en CD, téléchargement et vinyle 180 g sur le Bandcamp de Whirlwind Recordings.

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