Nés un 5 octobre : sept bassistes et contrebassistes, de Jimmy Blanton à VIAL

Publié le 5 octobre 2026 à 00:16

Du prodige qui a inventé la contrebasse soliste chez Duke Ellington à la punk de Minneapolis qui fait trembler les salles avec VIAL, le 5 octobre a vu naître des musiciens que presque tout sépare, sauf l'essentiel : le grave.

Jimmy Blanton – Duke Ellington Orchestra, Jeter-Pillars Orchestra (1918 – 1942)

Né à Chattanooga, dans le Tennessee, Jimmy Blanton n'a vécu que vingt-trois ans, et deux seulement au sommet. Cela lui a suffi pour transformer la contrebasse de jazz. Avant lui, l'instrument marquait les temps au fond de l'orchestre ; avec lui, il chante, swingue, prend des solos et dialogue d'égal à égal avec le piano de Duke Ellington. Au point que l'orchestre de 1940-1941 est resté dans l'histoire sous le nom de « Blanton-Webster band ».

John Geggie – John Geggie Trio, The Angstones, Chelsea Bridge, Orchestre du Centre national des Arts (1960)

Contrebassiste canadien établi à Ottawa, John Geggie vit à cheval entre deux mondes : l'orchestre symphonique et l'improvisation la plus libre. Musicien de l'Orchestre du Centre national des Arts, il a aussi accompagné Marilyn Crispell, Donny McCaslin ou David Murray, et anime depuis plus de vingt ans les jams de fin de soirée du festival de jazz d'Ottawa.

Paul Thomas – Good Charlotte (1980)

Né à Waldorf, dans le Maryland, Paul Thomas tient la basse de Good Charlotte depuis les tout débuts du groupe des jumeaux Madden. Médiator en main, il a porté le pop-punk du groupe jusqu'au quadruple disque de platine de The Young and the Hopeless, avant de mener en parallèle une seconde vie de développeur web.

Rob Duguay – Songevity, Low Key Trio, The Outernet (1982)

Né à Toronto et installé dans le Queens, Rob Duguay est un contrebassiste et compositeur de la scène new-yorkaise, élève de Mulgrew Miller et Harold Mabern. Leader de trois formations, il a tenu dix ans de résidence hebdomadaire avec son Low Key Trio et consacre une large part de son énergie à amener le jazz dans les écoles.

Maksim Perepelica – sideman de Steve Wilson, Alex Sipiagin, Seamus Blake (1985)

Originaire de Ventspils, en Lettonie, Maksim Perepelica a fait le chemin de la mer Baltique à Manhattan en passant par Rotterdam. Contrebassiste recherché de la scène new-yorkaise depuis 2014, spécialiste du jazz comme des musiques latines, il est aussi producteur et pédagogue à l'Afro Latin Jazz Alliance.

Philip Blake – Nothing But Thieves (1988)

Bassiste et claviériste de Nothing But Thieves, Philip Blake est l'un des cinq Anglais de Southend-on-Sea qui ont décroché la première place des charts britanniques avec Dead Club City en 2023. Le groupe vient de publier son cinquième album, Stray Dogs, le 25 septembre 2026.

Taylor Kraemer – VIAL (1998)

Voix et basse de VIAL, trio punk de Minneapolis, Taylor Kraemer appartient à cette génération qui a appris le métier entre salles moites et réseaux sociaux. Avec HELLHOUND, sorti en mars 2026, le groupe a durci le ton sous influence hardcore.

Biographies

Jimmy Blanton, l'homme qui a fait chanter la contrebasse

James Blanton voit le jour le 5 octobre 1918 à Chattanooga, dans le Tennessee. La musique est une affaire de famille : sa mère, Gertrude, est une professeure de musique respectée, et c'est dans ce foyer qu'il reçoit ses premières leçons. Le jeune James commence par le violon, instrument qui lui laissera une justesse et une agilité de main gauche peu communes chez les contrebassistes de son époque.

C'est à l'université d'État du Tennessee qu'il bascule vers la contrebasse. Il joue au sein des Tennessee State Collegians en 1936 et 1937, et se produit à l'occasion avec Fate Marable, le chef d'orchestre des bateaux à aubes du Mississippi, véritable école itinérante du jazz où Louis Armstrong avait lui-même fait ses classes. En 1938, Blanton quitte l'université pour rejoindre à Saint-Louis le Jeter-Pillars Orchestra, l'une des formations les plus solides de la ville.

La suite tient du conte. En octobre 1939, Duke Ellington, de passage à Saint-Louis, entend parler d'un jeune contrebassiste qui fait sensation dans les jam sessions locales. Il va l'écouter, et l'engage le soir même. Pendant quelques semaines, l'orchestre compte même deux contrebassistes, le temps que Blanton prenne toute la place. Le 22 novembre 1939, Ellington et lui gravent ce qui est considéré comme les premiers duos piano-contrebasse enregistrés commercialement. D'autres suivront en 1940, dont « Pitter Panther Patter », « Body and Soul » et « Mr. J.B. Blues », qui montrent un contrebassiste capable de phraser comme un soufflant, en pizzicato comme à l'archet.

Au sein du grand orchestre, Blanton propulse des pièces devenues des monuments, de « Jack the Bear », conçu comme une vitrine pour la contrebasse, à « Ko-Ko ». Son son rond et projeté, sa justesse irréprochable, sa technique et surtout un sens du swing sans précédent changent la place de l'instrument dans l'orchestre. L'arrivée simultanée du saxophoniste Ben Webster donne à cette période une telle intensité que les amateurs parlent encore aujourd'hui du « Blanton-Webster band » pour désigner l'orchestre d'Ellington de 1940-1941.

Blanton ne se limite pas à l'univers ellingtonien. Il fréquente les jam sessions du Minton's Playhouse à Harlem, ce laboratoire où s'invente le bebop, et son jeu mélodique annonce directement celui des contrebassistes de la génération suivante, d'Oscar Pettiford à Ray Brown et Charles Mingus.

La tuberculose l'oblige à quitter l'orchestre en novembre 1941. Il meurt le 30 juillet 1942 à Duarte, en Californie, à 23 ans. Sa discographie tient en quelques dizaines de faces enregistrées sur à peine deux ans, et pourtant toute l'histoire de la contrebasse moderne passe par elles.

Écouter : Jimmy Blanton sur Deezer

John Geggie, l'archet et l'aventure

John Geggie naît le 5 octobre 1960 et grandit à Wakefield, dans la vallée de la Gatineau, au Québec, à quelques dizaines de kilomètres au nord d'Ottawa. Il étudie la contrebasse auprès de David Currie à Ottawa, puis part aux États-Unis poursuivre un troisième cycle à l'école de musique de l'université de l'Indiana, où il travaille avec Lawrence Hurst et Bruce Bransby et reçoit l'enseignement jazz de David Baker. Il en sort avec un master en 1990.

Grâce à des bourses du Conseil des arts du Canada, il complète sa formation auprès de trois géants de l'instrument : Gary Peacock, Palle Danielsson et Anders Jormin. De ces rencontres, il garde une approche où le son de la contrebasse, sa résonance et sa respiration comptent autant que les notes.

Installé dans la région d'Ottawa, Geggie mène une carrière rare par sa largeur. Côté classique, il joue régulièrement avec l'Orchestre du Centre national des Arts et avec l'orchestre de chambre Thirteen Strings, qui a créé plusieurs de ses compositions. Côté jazz et musiques improvisées, il dirige le John Geggie Trio, a fait partie du quartette Chelsea Bridge et du groupe The Angstones, nommé aux Juno, et a partagé la scène avec une impressionnante liste d'improvisateurs : Marilyn Crispell, D.D. Jackson, Donny McCaslin, David Murray, Andrew Cyrille, Craig Taborn, Billy Hart ou Ben Monder. Il a aussi prêté son grave à la scène folk canadienne, auprès d'Ian Tamblyn et de Lynn Miles.

Pendant de longues années, il a programmé et joué sa propre série de concerts improvisés à la Quatrième Salle du Centre national des Arts, invitant des musiciens du monde entier à jouer leurs compositions et des standards avec lui. Depuis plus de deux décennies, il anime aussi les jams de fin de soirée du festival international de jazz d'Ottawa, rendez-vous où se croisent têtes d'affiche et jeunes musiciens de la région.

Sa discographie de leader comprend notamment Geggie Project, en compagnie de la pianiste Marilyn Crispell, et Across the Sky, en trio avec le saxophoniste Donny McCaslin. Compositeur, il travaille sur des commandes pour quintette de cuivres et quatuor à cordes. Pédagogue, il enseigne la contrebasse à l'université Carleton, à la Crane School of Music de SUNY Potsdam et au Conservatoire de musique de Gatineau.

Site officiel : johngeggie.com

Paul Thomas, le pilier discret de Good Charlotte

Paul Thomas naît le 5 octobre 1980 à Waldorf, dans le Maryland, la ville où les jumeaux Joel et Benji Madden fondent Good Charlotte au milieu des années 1990. Son entrée dans le groupe tient à une coïncidence de lycée : la jeune fille que Joel Madden emmène au bal de rentrée n'est autre que la sœur de Paul. Les deux frères rencontrent le bassiste, qui est séduit par leur énergie sur scène, et rejoint l'aventure. Paul Thomas n'en est plus jamais parti.

Le premier album, Good Charlotte, sort en 2000. Le second change tout : The Young and the Hopeless, publié le 1er octobre 2002 et produit par Eric Valentine, entre à la septième place du Billboard 200 avec 117 000 exemplaires vendus en une semaine. « Lifestyles of the Rich & Famous », « The Anthem » et « Girls & Boys » passent des radios rock aux radios pop, et le disque dépasse les 3,5 millions d'exemplaires aux États-Unis, où il est certifié quadruple platine. Suivent The Chronicles of Life and Death (2004), Good Morning Revival (2007) et Cardiology (2010), avant une pause de 2011 à 2015. Le groupe revient avec Youth Authority (2016) et Generation Rx (2018).

Le jeu de Paul Thomas est celui d'un bassiste rock qui sert la chanson. Il joue au médiator, pour « éclaircir la basse et lui donner plus de punch », dit-il, afin qu'elle se fonde dans les guitares saturées, et repasse aux doigts sur les ballades. En studio, il enregistre ses lignes seul avec le producteur ou l'ingénieur, signe de la confiance que lui accordent les Madden. Il a notamment utilisé une Fender Jazz Bass de 2002, une Music Man StingRay cinq cordes et une Precision de 1968, branchées dans des amplis Ampeg. Sur scène, son morceau préféré reste « Mountain », pour son riff lourd final.

Hors du groupe, Paul Thomas a produit le premier album de Seeking Empire, formation rock de San Francisco. Surtout, il s'est pris de passion pour l'informatique. Venu à la programmation par le minage de cryptomonnaies au moment de l'envolée d'Ethereum, il suit des cours d'informatique au Laney College d'Oakland, puis termine fin 2019 la Berkeley Coding Boot Camp, où il devient ensuite assistant pédagogique. « C'était comme apprendre une nouvelle langue chaque semaine », raconte-t-il.

La musique reste pourtant au premier plan. Le 8 août 2025, Good Charlotte publie chez Atlantic Motel Du Cap, son huitième album et le premier depuis sept ans, enregistré après le départ du batteur Dean Butterworth. Le disque se classe troisième des ventes rock et metal au Royaume-Uni, et le groupe a pris la route à l'été 2026 aux côtés d'Avenged Sevenfold.

Site officiel du groupe : goodcharlotte.com

Rob Duguay, le jazz comme mission

Rob Duguay naît le 5 octobre 1982 à Toronto et grandit à Simsbury, dans le Connecticut. Il commence le piano classique à six ans, découvre le jazz au lycée et se met alors à la contrebasse et aux percussions. Son parcours universitaire n'a rien de linéaire : à l'université du Vermont, il étudie la gestion internationale des affaires tout en tenant pendant quatre ans la contrebasse du big band, avant d'obtenir son diplôme en 2005.

Le jazz l'emporte. Il entre en troisième cycle d'interprétation jazz à l'université de La Nouvelle-Orléans, où il reçoit un prix de composition de l'ASCAP décerné par la Louis Armstrong Foundation, puis rejoint la William Paterson University, dans le New Jersey, où il décroche un master en jazz. Il y étudie avec Mulgrew Miller, Harold Mabern, Vincent Herring et le contrebassiste Marcus McLaurine. Il reçoit en 2006 le Warren Vaché Sr. Award pour l'interprétation jazz et mène aussi des travaux de recherche et d'éducation pour la Smithsonian Institution.

Installé dans le Queens, Duguay dirige trois formations : Songevity, le Low Key Trio et The Outernet. Avec le Low Key Trio, il a tenu pendant dix ans une résidence hebdomadaire à New York, une longévité rare dans la ville. Songevity a publié Safe In Sound, avec le pianiste Justin Kauflin et le batteur Nadav Snir-Zelniker. Il a joué dans une vingtaine de pays et accompagné entre autres le pianiste Chris Brown et le saxophoniste Noah Preminger.

Son engagement dépasse la scène. Il a cofondé Jazz Generation, association à but non lucratif qui crée des occasions de jouer et d'apprendre pour les musiciens comme pour le public, ainsi qu'About the Swing, dont il est directeur artistique et qui emmène des concerts de jazz dans les écoles de New York. Il préside également KEYED UP!, qui soutient les musiciens de jazz et de blues. Il est aujourd'hui artiste affilié en contrebasse jazz à l'université du Vermont, là où tout a commencé.

Réseau social : Rob Duguay et Songevity sur Instagram

Maksim Perepelica, de la Baltique à Manhattan

Maksim Perepelica naît le 5 octobre 1985 à Ventspils, port letton de la mer Baltique. Il découvre la musique à l'adolescence, happé par le son de la basse électrique, et ne la quitte plus. Il part étudier en Lituanie, à l'université de Klaipėda puis à l'Académie lituanienne de musique et de théâtre, et passe cinq années à se produire avec de nombreux ensembles dans les pays baltes.

Il poursuit sa formation aux Pays-Bas, au conservatoire Codarts de Rotterdam, auprès du contrebassiste Hein van de Geyn. Ces années néerlandaises sont celles de la reconnaissance : entre 2011 et 2013, il remporte trois concours internationaux de jazz dans le pays.

En 2014, il s'installe à New York. Il s'y impose vite comme un contrebassiste recherché, salué pour la puissance de son son, son sens rythmique et sa maîtrise de l'idiome jazz. On l'entend au Blue Note, au Birdland, au Lincoln Center ou au Minton's Playhouse, aux côtés de Steve Wilson, Troy Roberts, Manuel Valera, Alex Sipiagin, Shai Maestro ou Seamus Blake. Sa carrière l'a mené dans les festivals de Rochester, de San Sebastián (Jazzaldia) ou de Vilnius, ainsi qu'au programme « Nuestros Sonidos » du Carnegie Hall, et en tournée en Espagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Australie et en Lituanie.

Perepelica est aussi producteur, arrangeur et éditeur. Il a enregistré et produit Little Steps, le premier album de la saxophoniste Berta Moreno, récompensé meilleur album de 2017 aux Global Music Awards. Pédagogue, il enseigne à l'Afro Latin Jazz Alliance de Manhattan et donne des masterclasses consacrées à la basse jazz et latine, au jeu d'ensemble et à la production musicale.

Site officiel : maksimperepelica.com

Philip Blake, le socle de Nothing But Thieves

Philip Blake naît le 5 octobre 1988 en Angleterre. En 2012, à Southend-on-Sea, dans l'Essex, il fonde Nothing But Thieves avec le chanteur et guitariste Conor Mason, les guitaristes Joe Langridge-Brown et Dominic Craik et le batteur James Price. Dans ce groupe où la voix de Mason occupe tout l'espace aigu, Blake tient la basse et les synthétiseurs, et construit avec Price une section rythmique compacte, taillée pour les grandes salles.

Signé chez RCA, le groupe publie ses premiers EP dès 2013, puis un premier album, Nothing But Thieves, en 2015, qui entre à la septième place des charts britanniques. Broken Machine (2017) grimpe à la deuxième place, Moral Panic (2020) à la troisième. Entre les albums, deux EP complètent la discographie : What Did You Think When You Made Me This Way? (2018) et Moral Panic II (2021). Le groupe a aussi assuré les premières parties de Muse, référence revendiquée au même titre qu'Arcade Fire.

La consécration arrive en 2023 avec Dead Club City, premier album du groupe à se classer numéro un au Royaume-Uni. « Welcome to the DCC » est élu Hottest Record of the Year par BBC Radio 1, tandis que les auditeurs de Radio X désignent « Overcome » disque de l'année.

Côté matériel, Philip Blake reste fidèle aux cordes filées rondes Rotosound Swing Bass 66, en tirant 45-65-80-110, de quoi garder l'attaque brillante que réclame un rock aussi dense en guitares et en claviers.

Annoncé par le single « Evolution » le 20 mai 2026, le cinquième album, Stray Dogs, est sorti le 25 septembre 2026 chez Sony UK et RCA : douze titres en 43 minutes, de « AI.Jesus » à « A Different Kind of Happiness ». Pour Hot Press, c'est « une salve de rock bâtard, joyeuse et souvent sauvage », avec « du mordant à revendre ».

Site officiel du groupe : nbthieves.com

Taylor Kraemer, le grave de VIAL

Taylor Kraemer naît le 5 octobre 1998. Elle commence la guitare à douze ans dans un programme musical extrascolaire de Minneapolis, où elle rencontre KT Branscom. « Dès ce moment-là, je crois que j'ai su que KT et moi devions former un groupe », raconte-t-elle. Le projet prend forme en 2019 : VIAL naît avec une autre amie de ce programme, et le trio trouve sa batteuse, Katie Fischer, par une application de rencontres. En parallèle, Kraemer étudie la biologie et le commerce de la musique à l'université du Minnesota et à l'Augsburg University, et s'occupe du marketing du groupe.

Le premier EP, Grow Up, sort en novembre 2019. En juillet 2021, Loudmouth, premier album publié par Get Better Records, installe le son VIAL : un punk bref, nerveux et théâtral, nourri de riot grrrl des années 1990, de Nirvana, d'illuminati hotties et de Girlpool, porté par trois voix qui se partagent le chant. Le groupe gagne aussi un large public en ligne, avec plus de 130 000 abonnés sur TikTok, au point de se retrouver, pendant le confinement, traité autant en influenceurs qu'en musiciens. Après le départ en 2022 de Grey Kanfield, qui tenait la basse à l'origine, c'est Taylor Kraemer qui tient la basse du trio, en plus du chant.

En mars 2024, burnout aligne dix titres en dix-neuf minutes, joués en intégralité chaque soir de la tournée nord-américaine qui suit. Le disque est né de trois années de fatigue et de pression, et Kraemer y signe les morceaux que le groupe surnomme les « Taylor special », des paroles pleines d'humour sur des instrumentaux qui cognent. « J'étais beaucoup moins en colère en écrivant ce disque qu'en écrivant LOUDMOUTH. J'étais plutôt blasée et à bout », explique-t-elle. En novembre 2024, VIAL réenregistre son premier EP sous le titre Grow the Fuck Up.

Sorti en mars 2026, HELLHOUND marque un net durcissement. « On écoutait beaucoup plus de hardcore pendant l'écriture de ce disque, et je crois que ça s'entend », résume Kraemer. Entre Babes in Toyland, Nirvana et la nouvelle scène hardcore de BUGGIN ou Scowl, VIAL y trouve un son plus agressif, sans perdre l'humour qui fait sa marque.

Écouter : VIAL sur Bandcamp

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