John Avila, le maitre du groove alternatif fête ses 69 ans (1957-)

Publié le 14 janvier 2026 à 06:46

En ce 14 janvier, le monde de la quatre-cordes s'incline devant un musicien dont l'énergie scénique n'a d'égale que la rigueur technique : John Avila. Né en 1957 à San Gabriel, en Californie, Avila a marqué l'histoire du rock alternatif des années 80 et 90, avant de devenir l'un des producteurs les plus influents de la scène ska-punk.

John Avila a grandi dans un environnement baigné par la musique. Dès l'âge de 6 ans, il commence par la guitare, mais c'est à 16 ans qu'il découvre sa véritable vocation : la basse. Autodidacte passionné, il s'imprègne de jazz, de rock et surtout des rythmes latins qui coulent dans ses veines.

Sa première grande opportunité arrive avec le groupe de soul/rock chicano El Chicano. Alors qu'il est encore étudiant, il se retrouve propulsé sur les plus grandes scènes du monde, assurant notamment les premières parties de Santana devant des foules de 40 000 personnes. Cette expérience forge son jeu : puissant, rythmique et capable de tenir de grands espaces.

C'est en 1984 que la carrière de John prend un tournant historique. Il rejoint Oingo Boingo, le groupe culte dirigé par Danny Elfman (le futur compositeur de génie de Tim Burton). En remplaçant Kerry Hatch, Avila apporte une dimension plus organique et "heavy" au son du groupe.

Sa collaboration avec le batteur Johnny "Vatos" Hernandez est souvent citée comme l'une des sections rythmiques les plus soudées et inventives de l'époque. Sur des albums comme Dead Man's Party ou Boi-Ngo, John démontre une polyvalence incroyable :

  • Technique de Slap : Un slap percutant mais toujours au service de la mélodie.

  • Lignes de basse Keytar : Fait rare pour un bassiste, il assurait souvent les lignes de basse synthétiques sur scène à l'aide d'un Keytar (Roland Axis ou Alesis Vortex), apportant ce côté théâtral propre au groupe.

Après la séparation d'Oingo Boingo en 1995, John ne s'est pas reposé sur ses lauriers. Il a fondé son propre studio, Brando’s Paradise, où il est devenu l'un des piliers de la "Third Wave Ska".

On lui doit la production d'albums légendaires, notamment pour Reel Big Fish (l'album culte Turn the Radio Off), Voodoo Glow Skulls ou encore The Cherry Poppin' Daddies. Son oreille de bassiste permet à ces groupes d'obtenir un mixage où la section rythmique est toujours mise en valeur, propre et percutante.

Pour les lecteurs de ce blog, le nom de John Avila est indissociable de la marque française Vigier. John est l'un des plus anciens utilisateurs de la Vigier Passion.

  • Le son : Il apprécie particulièrement la stabilité des manches 90/10 (90% bois, 10% carbone) qui lui permettent de voyager partout dans le monde sans se soucier des réglages.

  • La précision : Son jeu nécessite une réponse rapide et une clarté cristalline dans les aigus, ce que la Passion lui offre depuis des décennies.

En dehors de Vigier, on l'a vu utiliser des amplificateurs Ampeg et plus récemment des systèmes TASCAM pour ses travaux de production mobile.

Aujourd'hui, John continue de tourner avec des artistes comme Walter Trout ou avec son projet Mutaytor. Il participe également régulièrement aux concerts "Oingo Boingo Former Members", prouvant que l'énergie de ses 20 ans est toujours intacte.

Pourquoi John Avila est-il une inspiration pour nous, bassistes ?

Parce qu'il prouve que l'on peut être un technicien hors pair (capable de jouer du jazz fusion complexe) tout en restant un "entertainer" capable de faire sauter une salle entière sur un riff de deux notes. Il incarne le pont parfait entre la rigueur de studio et la folie de la scène.

Joyeux anniversaire, John !

Et vous, quelle est votre ligne de basse préférée de John Avila ? "Just Another Day" ? "Stay" ? Dites-le nous en commentaire !

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