Polyend Loop, le petit dernier face aux routards Boss RC-600 et RC-505 MKII

Publié le 6 novembre 2026 à 16:08

Dévoilé le 24 septembre 2026 au Guitar Summit et livré depuis la mi-octobre, le Polyend Loop réunit dans une même pédale quatre pistes de boucles, une boîte à rythmes à quatre pistes pilotée par un séquenceur et plus de cent effets, tous calés sur une seule horloge. Vendu 599 €, il s'attaque à un créneau que Boss occupe depuis 2021 avec ses RC-600 et RC-505 MKII. Voici ce qu'il sait faire, ce qu'il ne fait pas, et comment il se situe face à ces deux références.

Polyend, une marque qui pense en patterns

La société polonaise Polyend s'est fait un nom avec des instruments qui abordent la musique par la séquence : le Tracker, un sampler inspiré des logiciels de type tracker, la Play, une groovebox à échantillons, puis la Synth et la boîte à rythmes Drums. Ces dernières années, la marque a aussi investi le pedalboard avec des pédales à séquenceur intégré comme la Mess, un multi-effet dont le Loop reprend le format.

Fidèle à son habitude de baptiser ses machines d'un simple nom commun (Drums pour une boîte à rythmes, Synth pour un synthé), Polyend appelle donc sa pédale looper… Loop. Le nom est simple, le concept l'est moins : la marque la présente comme une « machine à idées » destinée aux guitaristes, aux auteurs-compositeurs et aux musiciens électroniques.

Une machine à huit pistes sur une seule horloge

Le principe du Loop tient en une phrase : quatre pistes audio et quatre pistes de batterie à échantillons partagent le même tempo. Boucles, patterns rythmiques, changements de scène et machines externes reliées en MIDI restent ainsi synchronisés, sans réglage particulier.

Le fonctionnement s'organise en trois vues. La vue principale, affichée au démarrage, gère le rythme, le kit, le tempo et la sélection de scène ; ses seize pads servent alors à choisir les patterns. La vue Looper sert à enregistrer, superposer et façonner les quatre pistes audio. Enfin, un appui sur l'un des quatre boutons de piste depuis la vue principale ouvre la vue Drum, où l'on programme une piste de batterie pas à pas sur ces mêmes seize pads. Un appui long sur le footswitch Track fait passer de la vue principale à la vue Looper, et inversement.

Le scénario imaginé par Polyend est celui de l'esquisse : lancer un rythme, enregistrer un riff par-dessus, essayer un effet, puis organiser le tout en sections jusqu'à obtenir un morceau.

Le looper : quatre pistes et des choix assumés

Sources et durée d'enregistrement

Chaque piste enregistre en mono ou en stéréo, indépendamment des autres. Tout passe par une entrée unique, un jack 6,35 mm TRS qui accepte une guitare ou une basse, une source ligne comme un synthé, ou un micro dynamique. Il n'y a pas d'alimentation fantôme, donc pas de micro statique en direct. Astuce intéressante : un câble stéréo peut transporter deux sources mono indépendantes, et chaque piste choisit ce qu'elle enregistre (canal gauche, canal droit, mélange mono des deux ou vraie stéréo). Les menus appellent ces deux canaux Black et Red, d'après la couleur des fiches de l'adaptateur fourni.

La durée d'enregistrement est le point qui fera débat : environ 52 secondes par piste en mono et 26 secondes en stéréo, selon la documentation de Polyend reprise par la presse spécialisée. Certains revendeurs affichent 60 secondes, mais c'est bien la valeur de 52/26 s qu'il faut retenir. La longueur de boucle se règle avant l'enregistrement : de 1 à 8 mesures en mono, de 1 à 4 mesures en stéréo, ou en mode libre. Ces limites tiennent même au tempo le plus lent : huit mesures en 4/4 à 40 BPM durent 48 secondes.

En longueur fixe, l'enregistrement tourne sur le nombre de mesures choisi jusqu'au nouvel appui sur Play/Rec. En mode libre, la boucle prend la longueur de la prise, sans quantification à la mesure. Un pré-compte facultatif de quatre temps peut précéder un enregistrement lancé à l'arrêt.

Overdubs, annulation et sens de lecture

Les overdubs sont illimités et s'ajoutent à l'audio existant. Un appui long sur Play/Rec pendant la lecture annule la dernière prise, un second appui long la rétablit. L'annulation ne porte que sur un niveau et disparaît dès qu'on change de piste. Un appui long sur Stop efface la piste sélectionnée. Chaque piste peut être lue à l'endroit, à l'envers ou en ping-pong (aller-retour), ce qui permet déjà de varier une même prise.

Varispeed : vitesse et hauteur liées

Le Loop ne fait pas de time-stretch. Avec la fonction Varispeed activée, la vitesse et la hauteur d'une boucle suivent le tempo de la scène, comme sur un magnétophone : accélérer le tempo fait aussi monter la boucle. Désactivée, la boucle garde la vitesse et la hauteur de l'enregistrement. Les pistes de batterie, elles, ne changent pas de hauteur. Comme la longueur, ce réglage se choisit tant que la piste est vide.

Le tempo s'étend de 40 à 280 BPM. Il se tape au pied sur le footswitch Stop quand le transport est arrêté, ou suit une horloge MIDI externe. Des rythmes de clic font office de métronome.

Les effets : un par piste, jamais figés

Chaque piste audio dispose d'un effet en insert, choisi parmi une bibliothèque d'une centaine de types, avec trois paramètres à l'écran, un dosage (FX Mix), un volume réglable de -inf à +24 dB et un panoramique. La palette couvre des panoramiques synchronisés ou libres, des saturations (overdrive, fuzz, diode clipper, bitcrusher, redresseur), des filtres et égaliseurs, une longue liste de réverbes, des délais aux noms évocateurs comme Magneto, Shimmy ou Slapback, et des modulations de type chorus, flanger, bande ou warble.

Point important : l'effet n'est pas imprimé dans l'enregistrement. On peut donc le changer ou le remplacer après la prise, ce qui colle bien à la logique d'esquisse. Revers de la médaille, les fichiers WAV exportés sont secs : si l'effet fait partie du son final, il faudra le recréer dans votre logiciel ou enregistrer directement les sorties de la pédale.

La boîte à rythmes : un vrai séquenceur Polyend

C'est ici que le Loop se distingue des loopers classiques. La partie rythmique repose sur quatre pistes d'échantillons, chacune jouant un son du kit : un kit compte donc quatre samples. Les Rhythms sont des patterns prêts à l'emploi classés par genre, du 808 à la drum and bass en passant par le post-rock, le punk, le jazz ou la trap. Changer de kit conserve la séquence et ne remplace que les sons, alors que charger un autre Rhythm remplace les pas.

Chaque scène contient 16 patterns, et chaque piste d'un pattern compte jusqu'à 16 pas, avec sa propre longueur, un multiplicateur de vitesse de 1/16 à 8 fois le tempo (ou une pause) et un swing réglable de 25 à 75 %. Un appui maintenu sur un pas donne accès à des réglages propres à ce pas :

  • note, volume et panoramique ;
  • Micromove, pour décaler légèrement le coup dans le temps ;
  • Chance, qui fait jouer le coup selon un pourcentage ou un cycle lecture/saut ;
  • Cutoff, un filtre passe-bas ou passe-haut appliqué à ce seul pas ;
  • Repeat, qui transforme un coup en motif répété (fondu, ping-pong, arpège montant, écho, octaves…).

Ces paramètres par pas donnent des rythmes qui évoluent d'un cycle à l'autre, plutôt qu'une boucle de batterie figée.

Un enregistreur d'échantillons capture jusqu'à environ 5 secondes en mono dans une piste de batterie : un coup sur le corps de la guitare, un slap de basse ou un bruit de bouche peuvent ainsi rejoindre un kit personnel. Les patterns créés sur les Polyend Play ou Step sont également utilisables.

Côté contenu, la pédale est livrée avec plus de 500 kits, plus de 350 rythmes, plus de 2 000 échantillons de batterie et plus de 180 boucles, dont une partie fournie par Loopmasters.

Scènes et arrangement : du riff au morceau

Une scène mémorise les boucles, les patterns, les kits, le tempo et les effets. La carte microSD peut en stocker jusqu'à 1 000. L'idée est de traiter chaque scène comme une section de morceau (intro, couplet, refrain) : on peut les dupliquer, les réordonner et les enchaîner en jouant. Batterie en marche, un appui sur Play/Rec met la scène suivante en attente. Elle démarre quand la plus longue piste de batterie du pattern en cours termine son cycle, donc sans décalage.

Les patterns s'enchaînent de la même façon depuis le footswitch Track, et un appui long sur Play/Rec active le Pattern Chain, qui joue à la suite tous les emplacements de patterns non vides avant de reboucler. Un réglage global, le Start Mode, détermine si Play/Rec démarre tout, uniquement la boucle sélectionnée, ou la boucle sélectionnée avec la batterie.

Attention : les scènes ne sont pas sauvegardées automatiquement. Il faut penser à enregistrer avant de passer à autre chose.

Ergonomie : ce qui se fait au pied et ce qui demande les mains

Le Loop compte trois footswitches, chacun avec une fonction à l'appui court et une autre à l'appui long :

  • Play/Rec : enregistrer, lire, superposer, annuler ou rétablir en vue Looper ; lancer la batterie, mettre en attente la scène suivante ou activer le Pattern Chain dans les autres vues.
  • Stop : arrêter la boucle ou le transport, effacer une piste, taper le tempo à l'arrêt, ouvrir l'enregistreur d'échantillons.
  • Track : changer de piste de boucle, mettre en attente le pattern suivant, basculer entre les vues.

Sur le dessus, quatre encodeurs cliquables (A à D) modifient les paramètres affichés sur l'écran OLED, deux potentiomètres règlent le niveau d'entrée et celui de la batterie, quatre boutons sélectionnent les pistes, et seize pads servent au séquenceur ainsi qu'à visualiser la progression des boucles.

Tout se pilote au pied, sauf l'édition des paramètres et la programmation de la batterie. Pour modifier un réglage sans les mains, il faut passer par la pédale d'expression, assignable aux niveaux, aux volumes des pistes de batterie ou à n'importe quel paramètre d'une piste de boucle (effet, dosage, gain, panoramique), ou par le MIDI. Avec trois contacteurs seulement, la double fonction des boutons demande un temps d'apprentissage, là où une RC-600 aligne neuf footswitches.

Connectique, MIDI et alimentation

  • Entrée : un jack 6,35 mm TRS stéréo (instrument, ligne ou micro dynamique), sans alimentation fantôme.
  • Sorties : deux jacks 6,35 mm (gauche/mono et droite).
  • Expression : un jack 6,35 mm TRS, destinations assignables.
  • MIDI : entrée et sortie sur mini-jack 3,5 mm TRS (entrée type A ou B, sortie type B).
  • USB-C : MIDI bidirectionnel uniquement, ni audio ni transfert de fichiers.
  • Carte microSD : scènes, échantillons, boucles, fichiers WAV exportés et mises à jour du firmware.
  • Alimentation : 9 à 18 V DC, 500 mA minimum, centre négatif ou positif, adaptateur non fourni.
  • Dans la boîte : carte microSD préinstallée, adaptateur d'entrée TRS stéréo vers deux jacks mono, adaptateur casque.

Côté MIDI, le Loop envoie et reçoit horloge et transport, sélectionne les 128 premières scènes par Program Change et expose tous les paramètres du looper en Control Change, tout comme les volumes des pistes de batterie et les changements de pattern (CC 96 à 111).

Chaque piste audio est enregistrée sur la carte sous forme de fichier WAV séparé (16 bits, 48 kHz), prêt à être importé dans un logiciel. À l'inverse, on peut charger ses propres boucles depuis la carte : le tempo d'origine, indiqué dans le nom du fichier, sert à calculer la longueur en mesures et le Varispeed.

À qui s'adresse le Polyend Loop ?

Le Loop vise d'abord le musicien qui compose seul et veut une batterie calée sur ses boucles sans ouvrir un ordinateur. Guitaristes et bassistes y trouveront une entrée instrument et des boucles largement suffisantes pour un couplet ou un refrain en mono. Les musiciens électroniques apprécieront l'horloge MIDI et le pilotage complet en CC dans un setup sans ordinateur. Ceux qui terminent leurs morceaux en studio profiteront des pistes exportées séparément.

Il convient moins au one-man band qui empile de longues boucles libres pendant plusieurs minutes, au chanteur qui travaille avec un micro statique ou plusieurs sources simultanées, et au beatboxer, pour qui la RC-505 MKII reste la référence.

Les limites à connaître

  • Pas de time-stretch : changer le tempo d'une boucle avec Varispeed modifie aussi sa hauteur.
  • Des durées courtes, surtout en stéréo (environ 26 secondes par piste).
  • Une seule annulation, perdue dès qu'on change de piste.
  • Un port USB réservé au MIDI : les fichiers passent obligatoirement par la carte microSD, un choix que Gearnews juge décevant.
  • Une seule entrée et pas d'alimentation fantôme.
  • Pas d'adaptateur secteur dans la boîte : prévoir une alimentation de 9 à 18 V délivrant au moins 500 mA.
  • Des exports secs, sans l'effet de piste.
  • Des scènes à sauvegarder manuellement.

Reste la question du logiciel interne. Le Loop est le produit le plus complexe de Polyend à ce jour, et certains observateurs rappellent que les premières versions de firmware de la marque ont parfois été jugées perfectibles, la société ayant l'habitude de corriger et d'enrichir ses machines au fil des mises à jour. Un point à surveiller dans les prochains mois.

Comparatif : Polyend Loop, Boss RC-600 et Boss RC-505 MKII

Pour situer le Loop, deux concurrents s'imposent : les deux Loop Station haut de gamme de Boss, sorties fin 2021 au même prix de lancement de 599,99 €. L'une se joue au pied, l'autre sur une table, et toutes deux associent boucles multipistes, effets et rythmes intégrés. Au moment de la rédaction (début novembre 2026), Thomann les propose à 468 € pour la RC-600 et 499 € pour la RC-505 MKII, soit une centaine d'euros de moins que le Loop.

Boss RC-600 : la pédalière de scène

Successeur de la RC-300, la RC-600 est un pédalier de 435 x 163 x 66 mm et 2,4 kg doté de neuf footswitches assignables. Elle gère six pistes stéréo avec une conversion 32 bits et un traitement en virgule flottante, pour environ 1 h 30 d'enregistrement par piste et 13 heures au total sur 99 mémoires. Ses effets se répartissent entre 49 effets d'entrée et 53 effets de piste, avec jusqu'à quatre effets simultanés par section, les effets temporels se calant sur le tempo. La section rythmique propose plus de 200 patterns et 16 kits, complétables par l'import de fichiers MIDI via le logiciel RC Rhythm Converter.

La connectique est celle d'un outil de scène : deux entrées XLR avec alimentation fantôme, deux paires d'entrées instrument stéréo, trois paires de sorties stéréo pour envoyer différentes pistes vers différents amplis ou vers la console, MIDI sur DIN 5 broches et USB pour la sauvegarde et l'échange de boucles avec BOSS Tone Studio. L'alimentation est fournie.

Face au Loop, la RC-600 offre bien plus de temps d'enregistrement, de pistes, d'entrées et de commandes au pied. En revanche, sa batterie relève davantage de l'accompagnement : on choisit des patterns préprogrammés et on en ajoute depuis l'ordinateur, sans séquenceur pas à pas sur la machine. Sa richesse de réglages a aussi un prix, car plusieurs utilisateurs soulignent qu'il faut du temps pour maîtriser toutes ses assignations.

Boss RC-505 MKII : la station de table des beatboxers

La RC-505 MKII reprend le moteur de la RC-600 dans un format de table de 420 x 234 x 67 mm, pour environ 2 kg. Elle compte cinq pistes stéréo, chacune avec ses propres boutons et un fader de volume, les mêmes 49 effets d'entrée et 53 effets de piste (quatre simultanés par section), plus de 200 rythmes, 16 kits et 99 mémoires, pour environ 1 h 30 par piste et 13 heures au total. Elle dispose de deux entrées XLR avec fantôme, de deux paires d'entrées ligne stéréo, de trois paires de sorties stéréo, d'une sortie casque, de deux prises pour pédales de contrôle ou d'expression, du MIDI sur DIN et d'un port USB.

C'est l'outil de référence du beatbox et du live looping vocal : la plateforme Swissbeatbox impose d'ailleurs une Loop Station Boss pour participer à ses battles. Son point fort est le contrôle direct à la main, piste par piste. Son point faible, pour un guitariste ou un bassiste, tient justement à ce format de table, qui oblige à ajouter des pédales externes pour jouer debout.

Tableau comparatif

Critère Polyend Loop Boss RC-600 Boss RC-505 MKII
Format Pédale compacte, 180 x 120 x 57 mm, 930 g Pédalier, 435 x 163 x 66 mm, 2,4 kg Station de table, 420 x 234 x 67 mm, env. 2 kg
Pistes de boucles 4, mono ou stéréo 6 stéréo 5 stéréo
Durée d'enregistrement Env. 52 s mono ou 26 s stéréo par piste Env. 1 h 30 par piste, 13 h au total Env. 1 h 30 par piste, 13 h au total
Changement de tempo Varispeed (vitesse et hauteur liées), pas de time-stretch Réglages de synchronisation au tempo par piste Réglages de synchronisation au tempo par piste
Effets 100+, un par piste, non imprimé à l'enregistrement 49 effets d'entrée et 53 de piste, 4 simultanés par section 49 effets d'entrée et 53 de piste, 4 simultanés par section
Batterie 4 pistes d'échantillons, séquenceur 16 pas sur la machine, sampler 5 s 200+ rythmes, 16 kits, import de patterns par logiciel 200+ rythmes, 16 kits, import de patterns par logiciel
Contenu fourni 500+ kits, 350+ rythmes, 2 000+ échantillons, 180+ boucles 200+ rythmes, 16 kits 200+ rythmes, 16 kits
Commandes au pied 3 footswitches (appui court/long) + entrée expression 9 footswitches assignables + 2 entrées pédales externes Commandes manuelles, 2 entrées pédales externes
Entrées 1 jack TRS stéréo (instrument, ligne, micro dynamique) 2 XLR avec fantôme + 2 paires jack stéréo 2 XLR avec fantôme + 2 paires ligne stéréo
Sorties 1 paire stéréo 3 paires stéréo 3 paires stéréo + casque
MIDI et USB MIDI TRS mini-jack, USB-C MIDI uniquement MIDI DIN, USB (sauvegarde, échange de boucles) MIDI DIN, USB (sauvegarde, échange de boucles)
Mémoires 1 000 scènes sur microSD 99 mémoires 99 mémoires
Format audio WAV 16 bits, 48 kHz WAV 32 bits flottants, 44,1 kHz WAV 32 bits flottants, 44,1 kHz
Alimentation 9 à 18 V, non fournie Fournie Fournie
Prix 599 € (prix public) 468 € (Thomann, novembre 2026) 499 € (Thomann, novembre 2026)

Lequel choisir ?

Le Polyend Loop est le choix le plus pertinent pour qui veut composer : sa boîte à rythmes se programme réellement sur la machine, ses scènes structurent un morceau, son format tient sur un pedalboard et ses exports facilitent le passage au studio. Il demande en échange d'accepter des boucles courtes et des changements de tempo sans time-stretch.

La Boss RC-600 convient mieux au looper de scène qui joue debout, superpose de longues boucles, chante dans un micro statique et veut répartir ses pistes sur plusieurs sorties. Elle est aussi moins chère.

La Boss RC-505 MKII s'adresse aux performeurs qui jouent avec les mains et la voix : beatboxers, chanteurs, musiciens électroniques qui veulent un contrôle immédiat de chaque piste.

Pour un budget plus serré, des pédales comme la Mooer GL100, qui associe un looper stéréo et une boîte à rythmes, couvrent les besoins de base, sans la profondeur de séquence du Loop.

Notre avis

Sur le papier et au vu des premières démonstrations, le Polyend Loop apporte quelque chose de neuf au monde du looper. Il ne cherche pas à enregistrer plus longtemps ou sur plus de pistes que les Boss, mais à faire du looper un outil de composition, avec une boîte à rythmes réellement programmable et une organisation en scènes. Ses limites (durées courtes, absence de time-stretch, USB réduit au MIDI) sont réelles, mais cohérentes avec ce positionnement de carnet de croquis musical.

À 599 €, il coûte plus cher que des Boss bien installées, mieux dotées en entrées et en autonomie. Le choix se fera donc moins sur la fiche technique que sur la façon de travailler : composer par sections autour d'un groove, ou empiler des couches en direct.

Points forts

  • Boîte à rythmes programmable sur la machine, avec réglages par pas
  • Scènes qui structurent un morceau et s'enchaînent en rythme
  • Effets modifiables après la prise
  • Export WAV piste par piste
  • Synchronisation MIDI complète (horloge, transport, CC, Program Change)
  • Format compact, adapté au pedalboard

Points faibles

  • 52 s en mono et 26 s en stéréo par piste
  • Pas de time-stretch
  • Une seule annulation
  • USB limité au MIDI
  • Une seule entrée, sans alimentation fantôme
  • Alimentation non fournie

Polyend Loop Quick Guide En Pdf

Loop Manual Lite 1 0 Pdf

Vidéos de démonstration

Toutes ces vidéos sont en anglais.

Polyend Loop

Boss RC-600 et RC-505 MKII

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