Bill Wyman - The Rolling Stones, Bill Wyman's Rhythm Kings (1936 - )
William George Perks voit le jour à Lewisham, dans le sud de Londres, et grandit à Penge dans une famille modeste, au milieu des bombardements du Blitz. C'est loin de chez lui que la musique le rattrape : appelé dans la Royal Air Force en 1955 et affecté à la base d'Oldenburg, en Allemagne de l'Ouest, il découvre le rock'n'roll naissant dans les dancings et sur les ondes de l'American Forces Network, s'achète une guitare et monte un groupe de skiffle avec ses camarades de caserne. De retour en Angleterre, un concert des Barron Knights le convainc de passer à la basse. Bricoleur, il retire les frettes d'une Dallas Tuxedo d'occasion et se fabrique ainsi l'une des toutes premières basses électriques fretless du rock britannique, qu'il fait sonner au sein des Cliftons. Le 7 décembre 1962, il auditionne pour un jeune groupe de rhythm'n'blues baptisé The Rolling Stones, qui l'engage autant pour son jeu que pour son matériel, dont un précieux ampli Vox AC30. Doyen de la bande, il adopte en 1964 le nom de Wyman, emprunté à un camarade de l'armée. Pendant trois décennies, son jeu sobre, souvent en walking bass inspirée de Willie Dixon, joué sur des instruments à diapason court (Framus Star Bass, Vox, Fender Mustang, Ampeg Dan Armstrong, puis Steinberger), installe le balancement souple qui porte les plus grands classiques du groupe. Il signe et chante In Another Land sur Their Satanic Majesties Request (1967), multiplie les escapades, des London Howlin' Wolf Sessions à son tube solo (Si Si) Je Suis un Rock Star en 1981, et compose pour le cinéma, notamment pour Dario Argento (Phenomena, Opera). Il quitte les Stones en janvier 1993, au terme de la tournée Steel Wheels/Urban Jungle. Loin de raccrocher, il fonde en 1997 les Bill Wyman's Rhythm Kings, orchestre de blues et de rhythm'n'blues à géométrie variable qui tourne jusqu'en 2018. Mémorialiste méticuleux (Stone Alone, Rolling with the Stones), photographe exposé, passionné de prospection au détecteur de métaux, il retrouve ses anciens partenaires en studio en 2023 pour Live by the Sword, sur l'album Hackney Diamonds, sa première participation à un enregistrement des Stones depuis 1991, et publie en 2024 l'album solo Drive My Car.
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Debbie Googe - My Bloody Valentine, Snowpony, Primal Scream (1962 - )
Deborah Ann Googe grandit à Yeovil, dans le Somerset, où elle fait ses premières armes au sein des Bikini Mutants, groupe local qui partage l'affiche avec les anarcho-punks de The Mob. Installée à Londres, elle est recommandée au début de l'année 1985 à Kevin Shields et Colm Ó Cíosóig, qui cherchent une bassiste pour My Bloody Valentine ; elle passe l'audition en avril et rejoint la formation. Elle participe ainsi à la métamorphose du groupe, qui fixe avec Isn't Anything (1988) puis Loveless (1991) les canons du shoegaze : murs de guitares saturées, voix noyées dans le mix, rythmiques hypnotiques. Dans ce déluge sonore, la basse de Debbie Googe fait office de colonne vertébrale, ronde, obstinée, physique, et sur scène son énergie devient l'une des signatures des concerts du groupe, réputés pour leur volume extrême. Lassée, elle quitte l'aventure au milieu des années 1990 et conduit un temps un taxi, avant de fonder en 1996 Snowpony avec Katharine Gifford, ancienne de Stereolab : trois albums et quatre EP voient le jour jusqu'en 2003. En 2007, My Bloody Valentine se reforme et elle reprend naturellement sa place, qu'elle n'a plus quittée depuis. Son parcours s'enrichit alors de collaborations prestigieuses : elle remplace Mani au sein de Primal Scream lors de la tournée de 2012, puis devient à partir de 2014 la bassiste de Thurston Moore, de The Best Day à By the Fire (2020). On l'entend aussi chez Tim Burgess ou sur Sciamachy, album de la poétesse Anne Waldman enregistré avec William Parker et Laurie Anderson. Depuis 2023, elle développe son projet personnel da Googie et explore un dialogue inattendu avec la pianiste de jazz Cara Tivey au sein de The Golden Thread, tout en reprenant la route avec My Bloody Valentine, de retour sur les scènes du monde depuis novembre 2025 après sept années de silence.
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Chris von Rohr - Krokus (1951 - )
Christoph von Rohr grandit à Soleure, en Suisse, où il découvre la musique sur le piano familial avant que son père ne lui offre une première batterie. À partir de 1967, il enchaîne les groupes locaux, de The Scouts à Plastic Joints et Inside, tout en gagnant sa vie comme cuisinier, puis passe par l'école de jazz de Berne. En novembre 1975, il fonde Krokus, d'abord comme batteur et chanteur, avant d'en devenir le frontman. Le déclic survient lors d'un concert d'AC/DC à Zurich : convaincu que le groupe a besoin d'une voix plus puissante, il cède le micro à Marc Storace et passe à la basse. Ce choix change tout. Metal Rendez-vous (1980) propulse Krokus sur la scène internationale et devient le disque de hard rock suisse le plus vendu de l'histoire, suivi de Hardware (1981), de One Vice at a Time (1982), disque d'or aux États-Unis et au Canada, puis de Headhunter (1983), disque de platine outre-Atlantique, qui vaut au groupe de tourner en invité de Def Leppard. Son jeu de basse, carré et sans fioritures, épouse parfaitement la mécanique boogie et heavy du groupe. Mais ses déclarations à la presse sur les excès de la tournée et les pratiques du management américain lui valent d'être écarté la même année. Il rebondit comme producteur, publie l'album solo Hammer and Tongue (1987), revient brièvement pour Heart Attack (1988), puis signe l'autobiographie à succès Hunde wollt ihr ewig rocken (1991). La même année, il prend sous son aile le jeune groupe Gotthard, dont il produit une série d'albums classés numéro un en Suisse, de Dial Hard (1994) à Homerun (2001). Juré populaire de l'émission MusicStar, animateur radio et télévision, chroniqueur et auteur de plusieurs best-sellers, il retrouve la formation historique de Krokus en 2008. Il produit Hoodoo (2010) puis Dirty Dynamite (2013), enregistré aux studios Abbey Road, tous deux numéro un en Suisse. Annoncée en 2018 puis interrompue par la pandémie, la tournée d'adieu s'est muée en renaissance : Krokus a repris la route en 2024 pour célébrer son demi-siècle d'existence, avec Chris von Rohr toujours fidèle à la basse.
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Alonza Bevan - Kula Shaker, The Healers, Tumblewild (1970 - )
L'histoire musicale d'Alonza George Bevan commence en 1988 sur les bancs du Richmond upon Thames College, dans le sud-ouest de Londres, où il rencontre Crispian Mills. Les deux jeunes hommes jouent d'abord ensemble dans Objects of Desire, Bevan tenant déjà la basse, et animent le Mantra Shack, un club psychédélique installé derrière la patinoire de Richmond. Après la séparation du groupe en 1993, ils fondent The Kays avec le batteur Paul Winterhart, bientôt rejoints par l'organiste Jay Darlington. En 1995, la bande change de nom et de cap : sous l'appellation Kula Shaker, elle marie la psychédélie des années 1960 aux sonorités et à la spiritualité indiennes. Lauréat du concours In The City, le quatuor signe chez Columbia et son premier album, K (1996), se hisse directement à la première place des ventes britanniques, porté par Tattva, Hey Dude, Govinda puis une relecture survoltée de Hush. Dans ce son où sitar, tabla et orgue Hammond croisent les guitares, la basse d'Alonza Bevan apporte un groove souple et mélodique qui ancre les envolées mystiques du groupe dans une rythmique profondément rock. Après Peasants, Pigs & Astronauts (1999), Kula Shaker se sépare et Bevan rejoint The Healers, la formation de Johnny Marr. La reformation, amorcée en 2004 et officialisée en 2006, donne naissance à Strangefolk (2007), Pilgrims Progress (2010) et K 2.0 (2016), puis à 1st Congregational Church of Eternal Love and Free Hugs (2022), Natural Magick (2024) et Wormslayer, paru en janvier 2026 et enregistré par le quatuor originel. En parallèle, Bevan a fondé en 2011 le projet Tumblewild avec la chanteuse Audrey Evans, ancienne des Mediæval Bæbes, et s'est également illustré comme producteur. En 2026, il célèbre sur scène les trente ans de K lors d'une vaste tournée qui se prolonge jusqu'en 2027.
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Spiros « Seth » Antoniou - Septicflesh, Chaostar, Thou Art Lord (1973 - )
Plus connu sous le nom de Seth, Spiros Antoniou est la voix d'outre-tombe et la basse grondante de Septicflesh, formation qu'il fonde à Athènes en mars 1990 avec son frère, le guitariste et compositeur Christos Antoniou, et le guitariste Sotiris Vayenas. Après un premier EP, Temple of the Lost Race (1991), le groupe développe au fil de Mystic Places of Dawn (1994), Esoptron (1995) ou The Ophidian Wheel (1997) un death metal atmosphérique et mélodique, nourri de mythologies antiques et d'ésotérisme, qui en fait l'un des fers de lance de la scène hellénique. Septicflesh se sépare en 2003 ; Seth poursuit sa route au sein de TheDevilWorx et prête sa voix à d'autres projets de la nébuleuse athénienne, comme Chaostar ou Thou Art Lord. La reformation de 2007 ouvre une ère nouvelle : enregistré avec un orchestre de quatre-vingts musiciens et un chœur de trente-deux voix, Communion (2008) impose un death metal symphonique d'une ampleur cinématographique, que confirment The Great Mass (2011), Titan (2014), Codex Omega (2017) et Modern Primitive (2022). Dans ce cadre monumental, sa basse joue le rôle d'un socle tellurique, doublant riffs et cuivres pour donner aux morceaux leur poids colossal, tandis que son growl en assure la dramaturgie. En 2019, le groupe se produit à Mexico avec orchestre et chœur pour le live Infernus Sinfonica MMXIX, et en septembre 2024, il devient le premier groupe de metal à jouer à l'Odéon d'Hérode Atticus, au pied de l'Acropole, avant de publier l'EP Amphibians en 2025. Artiste complet, Spiros Antoniou est aussi un plasticien reconnu sous le nom de Seth Siro Anton : ses peintures sombres et surréalistes ornent la quasi-totalité des pochettes de Septicflesh ainsi que celles de Paradise Lost, Moonspell, Kamelot, Soilwork, Nile, Vader ou Decapitated.
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Jožo Ráž - Elán (1954 - )
Jozef « Jožo » Ráž naît à Bratislava et c'est encore écolier qu'il fonde Elán en 1968 avec ses camarades de classe Vašo Patejdl, Juraj Farkaš et Zdeno Baláž. Chanteur et bassiste, il fait ses armes avec le groupe dans les clubs scolaires et universitaires de la capitale slovaque, puis lors d'engagements à l'étranger, de la Tunisie à la Suède. Les premières compositions originales d'Elán sont présentées au festival Bratislavská lýra en 1979, et c'est l'année suivante, avec Kaskadér, récompensé par le prix d'argent, que le groupe se fait connaître du grand public. Dès lors, Ráž et ses complices deviennent l'une des formations les plus populaires de Tchécoslovaquie : d'Ôsmy svetadiel (1981) à Hodina slovenčiny (1985), puis Detektívka (1986), Nebezpečný náklad (1988) et Rabaka (1989), accompagné d'un film dans lequel Jožo Ráž joue son propre rôle, Elán aligne une dizaine d'albums à succès en dix ans et collectionne les trophées Zlatý slávik. Sa voix rauque et sa basse solide, au service de mélodies pop-rock immédiatement mémorisables, font de lui le visage du groupe au fil des nombreux changements de line-up. Diplômé de la faculté des lettres de l'université Comenius, il traverse une épreuve sérieuse en 1999, lorsqu'un accident de moto en plein centre de Bratislava le blesse gravement ; il finit pourtant par remonter sur scène. Elán enchaîne Hodina angličtiny (1994), Hodina pravdy (1997), qui marque le retour de Vašo Patejdl, Elán 3000 (2002) et Tretie oko (2003), puis revient après une longue pause avec Anjelska daň (2010), Živých nás nedostanú (2014) et Najvyšší čas (2019). En 2026, le groupe a annoncé une longue pause à l'issue d'une dernière série de concerts, refermant provisoirement plus d'un demi-siècle d'histoire dont Jožo Ráž est resté, de bout en bout, le chanteur et le bassiste.
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Wendell Marshall - Duke Ellington Orchestra (1920 - 2002)
Cousin du légendaire Jimmy Blanton, qui révolutionna la contrebasse au sein de l'orchestre de Duke Ellington, Wendell Lewis Marshall apprend l'instrument auprès de lui et hérite même de sa contrebasse à la mort de ce dernier. Formé à la Sumner High School de Saint-Louis puis à la Lincoln University, il joue brièvement avec Lionel Hampton en 1942 avant de servir dans l'armée de 1943 à 1946. Rendu à la vie civile, il accompagne Jimmy Forrest, Buggs Roberts et le violoniste Stuff Smith, puis s'installe à New York, où il travaille avec Mercer Ellington. C'est là que le destin le rattrape : de 1948 à 1955, il tient la contrebasse de l'orchestre de Duke Ellington, avec lequel il fait ses débuts au Carnegie Hall le 13 novembre 1948. Pendant ces sept années, son jeu ample, précis et profondément swinguant offre au Duke une assise d'une grande élégance, dans la droite lignée de l'héritage de Blanton. Après l'orchestre, il devient l'un des contrebassistes les plus demandés de New York. En 1955 et 1956, il forme avec le pianiste Hank Jones et le batteur Kenny Clarke la section rythmique maison du label Savoy, et ses employeurs se nomment Mary Lou Williams, Art Blakey, Donald Byrd ou Milt Jackson. Il participe au total à plus de 370 séances d'enregistrement, mais ne signe qu'un seul disque sous son nom, avec l'orchestre de Billy Byers. Il fréquente aussi les fosses de Broadway, jouant notamment dans Fiddler on the Roof et A Funny Thing Happened on the Way to the Forum. En 1968, il quitte la musique et se reconvertit dans l'assurance, fondant sa propre agence à Saint-Louis en 1970. Il laisse derrière lui l'une des discographies de sideman les plus riches de l'âge d'or du jazz new-yorkais.
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Jay Anderson - Red Rodney, Woody Herman, Joe Sample (1955 - )
Contrebassiste et musicien de studio parmi les plus sollicités de sa génération, Jay Anderson obtient en 1978 son diplôme de la California State University de Long Beach et entre aussitôt dans la cour des grands en rejoignant le big band de Woody Herman (1978-1979). Il accompagne ensuite la chanteuse Carmen McRae (1979-1981), avant d'intégrer en 1981 le quintette codirigé par le multi-instrumentiste Ira Sullivan et le trompettiste Red Rodney, ancien partenaire de Charlie Parker. Il reste aux côtés de Rodney jusqu'en 1992, et cette fidélité forge un jeu à la fois enraciné dans le bebop et ouvert aux aventures harmoniques. Il travaille dans le même temps avec Michael Brecker, puis passe une bonne partie des années 1990 auprès de l'harmoniciste Toots Thielemans et du pianiste Joe Sample. Sa sonorité chaude, son placement impeccable et sa capacité à servir aussi bien un trio intimiste qu'un big band lui ouvrent les portes d'une impressionnante liste d'employeurs : Randy Brecker, Eliane Elias, Toshiko Akiyoshi, Mike Stern, Michel Legrand, Paul Bley, Lee Konitz, Bob Mintzer, mais aussi Chaka Khan, Dr. John, Tom Waits et Frank Zappa. Pilier du catalogue SteepleChase, on le retrouve sur des dizaines d'albums aux côtés de Vic Juris, Rich Perry, George Cables ou Harold Danko, ainsi que dans le trio de la pianiste Lynne Arriale. Leader discret, il signe Next Exit (1992) et Local Color (1994) chez DMP, puis Deepscape (2019) chez SteepleChase. Pédagogue reconnu, il enseigne la contrebasse à la Manhattan School of Music et transmet son savoir lors de stages internationaux, comme l'académie d'été du Conservatorium van Amsterdam.
Lien web : Site officiel de Jay Anderson
Anthony Cox - Geri Allen, Dewey Redman, Gary Thomas (1954 - )
Originaire de Minneapolis, où il a grandi avant d'étudier à l'université du Wisconsin à Eau Claire, Anthony Cox s'est imposé comme l'un des contrebassistes les plus polyvalents du jazz américain, capable de passer avec la même aisance du post-bop le plus exigeant aux formes ouvertes de l'avant-garde. Au début des années 1980, il apparaît dans le Rivbea Orchestra de Sam Rivers et dans le quintette du trompettiste Jack Walrath, avec lequel il enregistre notamment pour Blue Note. Il s'installe ensuite au cœur de la scène new-yorkaise la plus inventive : complice de la pianiste Geri Allen sur The Printmakers (1985) puis Maroons (1992), il est aussi un rouage essentiel des albums du saxophoniste Gary Thomas chez JMT, et joue aux côtés de John Scofield (Flat Out), Joe Lovano, Dewey Redman, Ed Blackwell, Bobby Previte, Uri Caine ou Andrew Cyrille. Ses pairs saluent la beauté et la chaleur de sa sonorité, ainsi que sa faculté rare à soutenir un soliste tout en glissant des idées personnelles, qu'il s'agisse de jouer sur des grilles avec Stan Getz ou Kenny Wheeler ou de s'aventurer en terrain libre avec Dewey Redman. Comme leader, il trace un parcours singulier : Third Kind of Blue (1986), en trio avec John Purcell et Ronnie Burrage, Dark Metals (1992) avec Dewey Redman et Billy Higgins, le très beau Ríos (1995), dialogue avec le bandonéoniste Dino Saluzzi et le vibraphoniste David Friedman, puis Work (2002), en trio avec Steve Lacy et Daniel Humair, et That and This, album de contrebasse solo. On le retrouve aujourd'hui régulièrement sur la scène de Minneapolis, notamment à l'Icehouse, ainsi que dans des stages consacrés à la contrebasse, où il transmet son art aux jeunes musiciens.
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Frode Berg - Helge Lien Trio, Orchestre philharmonique d'Oslo (1971 - )
Né à Oslo, Frode Berg passe son enfance entre l'Australie, la Belgique, la France et l'Angleterre avant de regagner la Norvège à l'âge de onze ans. Adolescent à Lier, il étudie le piano et la trompette, joue dans un groupe de rock au lycée puis découvre le jazz au sein de formations comme Ti'nok, Trio April ou Jazz House, aux côtés de musiciens confirmés de la scène norvégienne. En 1990, il entre à l'Académie norvégienne de musique d'Oslo, où il étudie la contrebasse classique auprès du professeur Knut Guettler jusqu'en 1994, tout en prenant des cours particuliers avec John Patitucci. Cette double culture devient sa marque : dès 1993, il part en tournée internationale avec Donna Summer, puis multiplie les expériences, du jazz à la chanson en passant par la musique pour enfants, sur une cinquantaine d'albums. C'est toutefois au sein du Helge Lien Trio qu'il s'impose : contrebassiste du trio du pianiste dès son premier album en 2001, il participe à Spiral Circle (2002), nommé aux Spellemann, puis à Hello Troll (2008), couronné du Spellemannprisen dans la catégorie jazz. Son jeu, d'une grande souplesse rythmique et d'une rare justesse mélodique, contribue largement au lyrisme et à l'équilibre subtil de cette formation, l'une des plus raffinées du jazz nordique, avec laquelle il enregistre encore Brothers (2017) en compagnie du violoniste polonais Adam Bałdych. Son album en leader, Dig It! (2003), révèle quant à lui un quartette à la croisée du post-bop et de la fusion, avec notamment le saxophoniste Petter Wettre. Parallèlement, Frode Berg mène une carrière orchestrale de premier plan : contrebassiste de l'Orchestre philharmonique d'Oslo depuis 2010, il a également joué au sein du Philharmonique de Tampere, en Finlande, et continue de naviguer avec aisance entre l'archet du répertoire symphonique et le pizzicato du jazz.
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Iñaki Egaña - Barrabás, Alacrán, Imán (1948 - )
Né à Portugalete, au Pays basque, Ignacio « Iñaki » Egaña Azpeitia appartient à la génération qui a fait entrer l'Espagne dans l'ère du rock. Bassiste et chanteur, il fait ses débuts en 1967 avec Los Tañidores, qui publient le single Cerrado por balance, puis passe par Combination Five et Los Snobs avant de rejoindre en 1968 Los Buenos, formation de blues rock qui connaît le succès en Espagne avec quatre singles et compte dans ses rangs l'organiste Rod Mayall, frère du pape du blues britannique John Mayall. En 1970, il forme avec le batteur Fernando Arbex et le guitariste colombien Oscar Lasprilla, tous deux anciens de Los Brincos, le trio Alacrán, dont l'unique album, imprégné de rock latin dans l'esprit de Santana, rencontre un bel écho. Lorsque Lasprilla part pour l'Angleterre, Egaña et Arbex fondent Barrabás, qui marie rock, funk et rythmes latins et décroche des succès dans toute l'Europe et jusqu'aux États-Unis. Sa basse ronde et dansante est au cœur de ce groove irrésistible, jusqu'à son éviction après l'enregistrement de l'album Wild Safari. Il accompagne ensuite Miguel Ríos, puis se lance en solo avec Karma (1974), album de hard rock publié chez RCA, et écrit pour le chanteur Juan Camacho. En 1976, il est à l'origine d'Imán : installé à Madrid, il réunit le guitariste sévillan Manuel Rodríguez et le batteur Kiko Guerrero, noyau du futur Imán, Califato Independiente, groupe culte du rock andalou. Il retrouve Barrabás en 1983 pour l'album Prohibido, puis multiplie les collaborations : Dr. Blues Band à partir de 1999, plusieurs albums avec le chanteur Juan Pardo, un disque avec Los Mitos, des concerts avec le musicien basque Goio Gutiérrez comme avec la nouvelle mouture de Barrabás, confirmant un parcours de musicien de scène infatigable.
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Giulio Ragno Favero - Il Teatro degli Orrori, One Dimensional Man, Si! Boom! Voilà! (1974 - )
Né à Cagliari, en Sardaigne, mais élevé dans la province de Padoue, Giulio Favero, surnommé « Ragno », est l'un des artisans majeurs du rock alternatif italien, autant par son jeu que par son travail derrière la console. Batteur des Geyser à ses débuts, il intègre en 1998 One Dimensional Man comme guitariste, publie avec eux 1000 Doses of Love (2000) puis enregistre, mixe et produit You Kill Me (2001), le disque le plus célèbre du groupe. Après Take Me Away, il quitte la formation sans rompre les liens et tient la batterie et la guitare chez Putiferio. En 2005, il devient le bassiste d'Il Teatro degli Orrori aux côtés de Pierpaolo Capovilla, Francesco Valente et Gionata Mirai. Son jeu tendu, lourd et saturé, nourri de noise rock et de post-hardcore, donne au groupe sa charge électrique, et il produit, enregistre et mixe ses premiers albums, Dell'impero delle tenebre (2007) et A sangue freddo (2009), devenus des références de la scène indépendante transalpine. Il signe aussi la production de Carboniferous (2009), l'album du trio Zu. En 2010, il prend du recul pour se consacrer davantage à la production, tout en participant au retour de One Dimensional Man et à l'album A Better Man (2011). Son nom figure alors au générique de nombreux disques : Il testamento d'Appino (2013), sur lequel il tient aussi la basse avant de l'accompagner en tournée, Quintale de Bachi da Pietra, Pareidolia de Marina Rei (2014), mais aussi des albums de Lebowski, Zeus! ou Kuadra. Depuis 2020, il compose également pour le théâtre, aux côtés du metteur en scène Fabrizio Arcuri. En octobre 2025, il lance avec Roberta Sammarelli, bassiste de Verdena, le chanteur Michelangelo Mercuri, alias N.A.I.P., Davide Lasala et Giulia Formica le supergroupe Si! Boom! Voilà!, dans lequel il tient cette fois la guitare, et dont le premier album est paru le 16 janvier 2026.
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