Bruce Palmer - Buffalo Springfield (1946 - 2004)
Bruce Palmer, originaire de la Nouvelle-Écosse au Canada, est une figure souvent mystérieuse mais absolument fondamentale de la genèse du folk-rock américain. Il débute sa carrière musicale dans la bouillonnante scène de Toronto, intégrant des formations telles que Jack London & The Sparrows, puis The Mynah Birds. Ce dernier était un groupe hybride fascinant incluant Rick James au chant et un jeune Neil Young à la guitare. C'est avec ce dernier que Palmer entreprend un légendaire voyage en corbillard vers Los Angeles, qui aboutit à la formation de Buffalo Springfield aux côtés de Stephen Stills et Richie Furay.
En tant que bassiste, Palmer se distingue par un jeu profondément mélodique et un groove puissant qui structure l'identité sonore du groupe, apportant un poids rythmique indispensable au folk-rock naissant. Ses lignes de basse inventives sont la colonne vertébrale des premiers enregistrements de la formation. Malheureusement, son parcours avec Buffalo Springfield est entravé par de multiples arrestations liées à la possession de stupéfiants, menant à plusieurs expulsions vers le Canada. Ces déboires précipitent son éviction définitive du groupe au profit de Jim Messina en 1968. Après une très brève tentative pour rejoindre Crosby, Stills, Nash & Young, Palmer se retire progressivement des projecteurs, non sans avoir publié au début des années soixante-dix un album solo très expérimental intitulé The Cycle Is Complete. Il fait un retour inattendu sur scène dans les années quatre-vingt en accompagnant Neil Young au sein du Trans Band.
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George Mraz - Thad Jones/Mel Lewis Orchestra, Oscar Peterson Trio (1944 - 2021)
Né Jiří Mráz à Písek, en Tchécoslovaquie, George Mraz est reconnu comme l'un des plus grands contrebassistes de jazz de sa génération. Formé de manière académique dans son pays d'origine, il développe une virtuosité technique et une justesse d'intonation qui deviendront sa marque de fabrique. En 1968, il émigre aux États-Unis où il rejoint le prestigieux Berklee College of Music. Sa maîtrise archétypale du walking bass et sa sonorité pleine, boisée et chaleureuse lui ouvrent rapidement les portes des plus prestigieuses formations new-yorkaises.
Durant les années soixante-dix, il intègre l'emblématique Thad Jones/Mel Lewis Orchestra, cimentant son statut de contrebassiste de premier plan. Il devient également un membre incontournable du New York Jazz Quartet et rejoint plus tard le célèbre trio du pianiste Oscar Peterson. Sideman de génie, George Mraz a prêté sa précision rythmique à des géants du jazz tels que Stan Getz, Chet Baker, Art Pepper et Michel Petrucciani. Sa biographie témoigne d'un dévouement total à l'art de la section rythmique, capable de faire chanter la contrebasse lors de solos lyriques tout en soutenant l'harmonie avec une robustesse infaillible.
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Éric Serra - Jacques Higelin, RXRA Group (1959)
Né à Saint-Mandé, Éric Serra s'est d'abord imposé comme un bassiste d'exception avant de devenir l'un des compositeurs français de musiques de films les plus célèbres au monde. Remarqué pour son immense talent, sa précision redoutable et son sens inné du groove, il tape très tôt dans l'œil de Jacques Higelin. Ce dernier le recrute non seulement comme bassiste, mais lui confie rapidement la direction musicale de son groupe au début des années quatre-vingt. Avec Higelin, Serra écume les plus grandes scènes et se forge une réputation indéboulonnable grâce à son jeu de basse fretless, reconnaissable entre mille, qui allie lyrisme mélodique et efficacité rythmique.
Sa trajectoire prend une dimension planétaire grâce à sa rencontre avec le réalisateur Luc Besson. Éric Serra devient son compositeur attitré, signant les bandes originales de films cultes tels que Le Grand Bleu, Léon, Le Cinquième Élément ou encore GoldenEye. Malgré cette carrière fulgurante à l'écran, il ne délaisse jamais son instrument de prédilection. Il continue d'explorer les textures de la basse à travers son projet RXRA Group, démontrant une capacité inépuisable à lier les sonorités pop, rock et électroniques autour d'un groove toujours central et sophistiqué.
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Jack O'Roonie - Souny Sinto, Swell Rhythm Combo, Blues Karloff (1967)
De son vrai nom Jacques Chelidonis, le contrebassiste belge Jack O'Roonie (parfois surnommé Jacky Fire) est originaire de Charleroi. Véritable pilier de la scène musicale, il possède un spectre musical remarquablement large qui l'amène à évoluer avec aisance entre le jazz manouche, le blues, le rockabilly et le psychobilly. Maîtrisant aussi bien la contrebasse acoustique que la basse électrique verticale, il apporte une fondation rythmique charnue et rebondissante aux nombreux projets auxquels il participe.
Jack O'Roonie a marqué de son empreinte des formations éclectiques comme Souny Sinto, où il soutient un jazz très typé, ou encore le Swell Rhythm Combo, avec lequel il n'hésite pas à s'illustrer vocalement en reprenant les facéties de Fats Waller. Il apporte également son groove lourd et ses lignes d'outre-tombe à des groupes électriques comme Blues Karloff. En tant de musicien de studio et performeur live incontournable, son engagement scénique intense et son attaque redoutable font de lui un sideman prisé et respecté, capable d'adapter son instrument aux exigences d'un swing léger tout comme à la rudesse du rock des origines.
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Roger Teilmann - Gemini Five, Beautiful Creatures (1970)
Per Roger Rodney Teilmann, mieux connu sous le pseudonyme de "Hot Rod" Teilmann, est un bassiste suédois dont la carrière est viscéralement ancrée dans le hard rock et le sleaze metal. Originaire de Göteborg, il affine ses armes dans des formations locales telles que Tornado Babies et The Jet Set. Poussé par des ambitions outre-Atlantique, il s'expatrie aux États-Unis où il intègre le groupe de hard rock américain Beautiful Creatures, fondé avec la participation du guitariste DJ Ashba. Cette expérience américaine le plonge au cœur de la scène rock musclée de Los Angeles.
De retour en Suède, il devient une pièce maîtresse de Gemini Five, un groupe formé à Stockholm qui fusionne l'énergie crue du sleaze rock avec des mélodies accrocheuses. Avec Gemini Five, il participe à l'enregistrement d'albums marquants comme Babylon Rockets et Black:Anthem. En tant que bassiste, Roger Teilmann déploie un jeu agressif, direct et lourd, parfait pour soutenir des riffs saturés et l'attitude rebelle caractéristique du glam rock scandinave. Sa tenue de scène et son approche sans compromis font de lui une figure solide de cette scène revival.
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