Larry Ridley - Jazz Contemporaries, The David Baker Band (1937)
Laurence Howard Ridley II est une figure incontournable de la contrebasse jazz américaine. Ayant débuté la musique par le violon classique dès l'âge de cinq ans, il s'est forgé une oreille absolue et une technique d'archet rigoureuse avant de jeter son dévolu sur la contrebasse. Cette transition vers les fréquences graves lui a permis de s'imposer rapidement sur la scène d'Indianapolis, puis de conquérir New York dans les années 1960. Son jeu, caractérisé par un "walking bass" d'une assise rythmique redoutable et un choix de notes toujours très mélodique, a fait de lui le sideman très prisé des plus grands noms du hard bop, lui permettant d'enregistrer aux côtés de légendes telles que Freddie Hubbard, Dexter Gordon, Roy Haynes ou encore Lee Morgan. Au-delà de ses performances scéniques et de sa discographie impressionnante, Ridley s'est distingué par sa volonté féroce de transmettre son savoir. Il a été l'un des pionniers de l'enseignement académique du jazz, fondant notamment les programmes d'études supérieures de cette discipline à l'université Rutgers. Son approche de la contrebasse n'est pas seulement technique ; il enseigne l'instrument comme un outil de narration musicale, où chaque ligne de basse doit raconter une histoire et soutenir l'édifice harmonique avec humilité et puissance.Lien d'écoute : Larry Ridley sur Spotify
Doug Pinnick - King's X, KXM (1950)
Véritable colosse du groove et pionnier du son rock et metal progressif, Doug Pinnick est le cœur vrombissant du power trio King's X. Bassiste gaucher au style inimitable, il s'est démarqué dès la fin des années 1980 en développant une sonorité de basse titanesque, souvent obtenue grâce à l'utilisation de basses à 12 cordes (comme ses fameux modèles signature) et d'un système d'amplification bi-amplifié complexe. En scindant son signal pour envoyer les graves profonds dans des amplis basse traditionnels et les médiums/aigus distordus dans des têtes d'ampli guitare, il a créé un mur de son percussif et rugissant qui a redéfini la place de l'instrument dans le rock lourd. Son jeu au médiator, incisif et profondément imprégné de soul et de funk, crée un contraste saisissant avec les polyrythmies exigeantes de son groupe. Pinnick ne se contente pas de verrouiller la section rythmique ; ses lignes de basse sont de véritables riffs charpentés qui portent la structure des morceaux. Doté d'une voix gospel rocailleuse, il parvient à chanter des mélodies d'une rare intensité tout en exécutant des figures rythmiques syncopées, prouvant une indépendance physique et musicale exceptionnelle.Site officiel : https://www.dugnation.net/
Jason "Cone" McCaslin - Sum 41, The Operation M.D. (1980)
Pilier rythmique de la scène pop-punk internationale, Jason McCaslin a rejoint Sum 41 en 1999, scellant ainsi l'alchimie définitive du groupe canadien. Armé de ses fidèles Fender Precision Bass, Cone s'est imposé par un jeu au médiator extrêmement rapide et agressif, indispensable pour suivre les tempos effrénés et les riffs d'inspiration heavy metal de la formation. Loin de se limiter à doubler systématiquement les guitares, il sait aérer ses lignes dans les couplets pour laisser respirer la dynamique du chant, avant de relancer la machine avec des attaques lourdes et denses sur les refrains. Son approche de l'instrument est un modèle d'efficacité : un son claquant et percutant, taillé pour trancher dans un mix saturé, et une endurance scénique à toute épreuve. Outre son rôle fondamental à la basse, McCaslin apporte une contribution majeure aux chœurs et aux harmonies vocales du groupe, tout en s'illustrant comme producteur et co-fondateur du projet The Operation M.D., où il explore des textures sonores différentes avec des lignes de basse plus mélodiques.Site officiel du groupe : https://www.sum41.com/
Al Jardine - The Beach Boys (1942)
Si l'histoire retient principalement Alan Charles Jardine comme guitariste rythmique et l'une des voix fondamentales des Beach Boys, son parcours de bassiste mérite une attention toute particulière de la part des passionnés de l'instrument. Musicien polyvalent, Jardine s'est très tôt familiarisé avec la contrebasse. C'est d'ailleurs lui qui assure la ligne de basse acoustique sur le tout premier enregistrement historique du groupe californien, le single "Surfin'" sorti en 1961. Sa maîtrise du tempo et sa compréhension intrinsèque des fréquences graves ont été cruciales lors de la genèse de la formation. Au printemps 1963, alors que Brian Wilson souhaitait réduire ses apparitions scéniques pour se concentrer sur la composition et la production en studio, Jardine a été rappelé pour reprendre le rôle de bassiste en tournée. Sur une basse électrique, il a su reproduire avec précision le socle harmonique indispensable pour soutenir les célèbres harmonies vocales à cinq voix du groupe. Cette période souligne sa grande flexibilité et son importance vitale dans la consolidation du son originel des Beach Boys en concert.Site officiel : https://www.aljardine.com/
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