Né(e)s un 25 juin ! Bon anniversaire à...

Publié le 25 juin 2026 à 01:51

Mike Kroeger - Nickelback (1972)

En ce vingt-cinq juin, la communauté des bassistes célèbre l'anniversaire de Michael Douglas Henry Kroeger, le socle rythmique indéboulonnable et membre fondateur de la formation canadienne Nickelback. Né en mille neuf cent soixante-douze à Hanna dans la province de l'Alberta, il a découvert sa vocation presque par accident lorsque son jeune frère Chad s'est mis à la guitare. Refusant de suivre exactement le même chemin, il a jeté son dévolu sur une basse Fender Precision de mille neuf cent soixante-dix-huit ayant appartenu à son grand-père, lui-même ancien musicien. C'est d'ailleurs à Mike que le monde du rock doit le nom de son célèbre groupe, inspiré par la monnaie qu'il rendait inlassablement à ses clients lorsqu'il travaillait dans un café à Vancouver au milieu des années quatre-vingt-dix. En tant que musicien, il se distingue par une approche redoutablement efficace et dévouée au service exclusif de la chanson, privilégiant un jeu au médiator musclé qui verrouille la section rythmique avec une précision métronomique. Les amateurs de matériel savent qu'il est un grand adepte des basses Spector au son caverneux, qu'il couple souvent avec des amplificateurs massifs pour obtenir cette lourdeur caractéristique du post-grunge. Au-delà de ses accomplissements planétaires et de ses millions d'albums vendus, sa trajectoire force l'admiration par sa résilience remarquable, lui qui a surmonté un grave accident vasculaire cérébral en deux mille treize avant de remonter sur scène avec une détermination intacte pour continuer de faire vibrer les foules du monde entier.

Rob van der Loo - Epica, Delain, Sun Caged (1979)

Aujourd'hui marque également le jour d'anniversaire de l'impressionnant bassiste néerlandais Rob van der Loo, venu au monde le vingt-cinq juin mille neuf cent soixante-dix-neuf dans la ville de Venlo. Véritable virtuose ayant fait ses armes à la prestigieuse Rock Academy de Tilburg, il a commencé son ascension dans l'univers du metal progressif avec la formation Sun Caged dès la fin des années quatre-vingt-dix. Son parcours professionnel l'a ensuite mené à consolider les fondations du groupe Delain avant de trouver sa place de prédilection en rejoignant les titans du metal symphonique Epica en mars deux mille douze. Son style de jeu représente le mariage parfait entre une assise rythmique d'une lourdeur écrasante et une technicité mélodique redoutable, très souvent exécutée sur des instruments étendus à cinq ou six cordes. Pour sculpter sa sonorité titanesque capable de percer à travers des orchestrations grandiloquentes et des murs de guitares saturées, il s'appuie depuis de nombreuses années sur l'ergonomie audacieuse des basses Dingwall à frettes en éventail, sublimées par les distorsions chirurgicales des pédales et préamplificateurs de la marque Darkglass Electronics. Ce jour de célébration est l'occasion parfaite de saluer l'apport colossal de ce musicien passionné qui continue inlassablement de repousser les limites de la basse dans les sphères de la musique extrême.

Clint Warwick - The Moody Blues (1940 - 2004)

C'est avec un profond respect que nous rendons un hommage posthume à Clint Warwick, de son véritable nom Albert Eccles, né un vingt-cinq juin mille neuf cent quarante à Birmingham et disparu prématurément au printemps deux mille quatre. Bassiste originel et pierre angulaire des tout débuts de The Moody Blues, il a joué un rôle déterminant dans l'émergence du rock britannique des années soixante. Son jeu de basse, à la fois rond, mélancolique et profondément ancré dans les racines du rhythm and blues, propulse littéralement le premier album mythique du groupe paru en mille neuf cent soixante-cinq. C'est en grande partie sa ligne de basse subtile et chaloupée qui soutient l'immense succès planétaire de leur reprise du titre Go Now, marquant toute une génération de jeunes instrumentistes. Épuisé par le rythme infernal des tournées incessantes et la pression grandissante de l'industrie musicale naissante, il prend la décision radicale de quitter le groupe et le devant de la scène dès mille neuf cent soixante-six pour retrouver une vie paisible auprès de sa famille, reprenant avec humilité son métier d'origine en tant que charpentier. Bien qu'il ait brièvement renoué avec la création musicale au début des années deux mille en publiant un enregistrement solo, il a été emporté par la maladie à l'âge de soixante-trois ans, laissant derrière lui un héritage intact dans les sillons des premiers classiques du rock anglais.

Ricardo Iorio - V8, Hermética, Almafuerte (1962 - 2023)

Notre devoir de mémoire nous emmène en Argentine pour honorer la naissance, en ce vingt-cinq juin mille neuf cent soixante-deux, de l'immense Ricardo Horacio Iorio, disparu récemment à l'automne deux mille vingt-trois. Figure tutélaire, poète écorché vif et pionnier absolu du heavy metal sud-américain, il a posé les jalons d'un genre musical entier sur son continent en fondant successivement les groupes légendaires V8, Hermética puis Almafuerte. Équipé de sa basse, qu'il abordait avec une rudesse et une attaque au médiator d'une agressivité viscérale, il a forgé une identité sonore rocailleuse qui résonnait en parfaite harmonie avec ses textes profondément sociaux et engagés. Son approche de l'instrument ne cherchait pas la virtuosité technique stérile mais plutôt une vérité brute et tellurique, agissant comme le moteur grondant des hymnes métalliques qui ont galvanisé la jeunesse ouvrière argentine pendant plus de quatre décennies. Son influence dépasse très largement le cadre de la section rythmique pour s'imposer comme celle d'un leader charismatique dont la voix éraillée scandait les luttes quotidiennes de son peuple. S'il a quitté la scène tragiquement à la suite d'un infarctus foudroyant, son aura de bassiste fondateur et d'icône rebelle continue de brûler ardemment dans le cœur de milliers de passionnés de musiques saturées.

Major Holley - Al Cohn, Zoot Sims, Jo Jones (1924 - 1990)

Le panthéon des contrebassistes s'illumine aujourd'hui au souvenir de Major Holley, affectueusement surnommé Mule, né un vingt-cinq juin mille neuf cent vingt-quatre à Détroit et décédé à la fin de l'année mille neuf cent quatre-vingt-dix. Ce géant du jazz traditionnel et du swing a marqué l'histoire de son imposant instrument par une technique d'une originalité folle qui consistait à chanter ou fredonner ses solos en parfaite synchronicité avec les notes qu'il jouait vigoureusement à l'archet. Contrairement à son célèbre contemporain Slam Stewart qui chantait systématiquement à l'octave supérieure, il doublait ses lignes mélodiques exactement dans la même tessiture grave que sa contrebasse, créant une texture sonore organique, bourdonnante et profondément chaleureuse qui n'appartenait qu'à lui seul. Son groove implacable, son tempo d'une solidité à toute épreuve et sa bonne humeur communicative sur les planches en ont fait l'un des accompagnateurs les plus prisés de l'âge d'or du jazz, l'amenant à croiser le fer avec des pointures historiques telles que Charlie Parker et Duke Ellington, tout en tissant des liens musicaux indéfectibles avec des saxophonistes majeurs comme Al Cohn. Au-delà de sa riche discographie dans les studios d'enregistrement, il a magnifiquement transmis son savoir en enseignant au prestigieux Berklee College of Music, laissant derrière lui une immense génération d'élèves inspirés par son swing éternel.

 

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.