Né(e)s un 19 juin ! Bon anniversaire à...

Publié le 19 juin 2026 à 01:28

Phil Bates - The Jazz Couriers, Dick Morrissey Quartet, Sarah Vaughan (1931)

Né le 19 juin 1931 à Brixton, Londres, Philip Francis Bates est un contrebassiste de jazz anglais incontournable de la scène londonienne dont l'assise rythmique a marqué son époque. Il a commencé sa carrière en jouant régulièrement au 51 Club de Londres avec Harry Klein et Vic Ash tout au long de l'année 1956. Sa maîtrise technique et sa sonorité profonde l'ont naturellement amené à rejoindre les prestigieux Jazz Couriers, aux côtés de figures légendaires telles que Tubby Hayes et Ronnie Scott. Après la dissolution de ce groupe, Phil Bates a élargi ses horizons en partant en tournée avec la grande Sarah Vaughan, soutenant sa voix inimitable de ses lignes de basse élégantes, et a également joué avec le Lennie Metcalfe Band à bord du célèbre paquebot transatlantique RMS Mauretania. Au début des années 1960, son jeu solide et son sens harmonique précis lui ont permis de collaborer avec Johnny Dankworth et Ronnie Ross, avant d'intégrer le quartet de Dick Morrissey d'octobre 1962 à 1968. Durant cette période faste, il tenait également la contrebasse pour le Harry South Big Band et le Tony Kinsey Quintet. À partir de 1968, il s'est tourné vers un prolifique travail de sideman en studio, prêtant son instrument à de nombreux artistes américains en visite comme Sonny Stitt et Jimmy Witherspoon. À la fin des années 1970, il a passé cinq ans à sillonner l'Europe en tournée avec l'illustre violoniste Stéphane Grappelli. Dans les années 1980 et 1990, il a continué à transmettre son immense expérience en dirigeant son propre trio et en donnant des cours de contrebasse à une nouvelle génération de musiciens.

Penny West - Midwestern Hayride, Penny West & Lucky Penny Trio (1924 - 2005)

Delois June Maxedon, plus connue sous son nom de scène Penny West, est née le 19 juin 1924 à Wabash, dans l'Indiana. Elle a été l'une des rares et véritables pionnières de la contrebasse dans le paysage de la musique country américaine des années 1940 et 1950. S'imposant avec charisme dans un milieu alors très masculin, elle maniait avec une grande énergie son imposante contrebasse, souvent qualifiée de « bass fiddle » dans le vocabulaire country et bluegrass de l'époque, tout en assurant également des rôles vocaux de premier plan. Son talent scénique, sa présence magnétique et son sens aiguisé du tempo ont fait d'elle l'une des têtes d'affiche incontournables de la célèbre émission de variétés télévisée Midwestern Hayride, diffusée depuis Cincinnati sur les ondes de WLW-T. Avec son jeu de contrebasse robuste, ancré dans la grande tradition des lignes rythmiques « root-fifth » (fondamentale-quinte) de la country qui propulsent la musique en avant comme un train en marche, Penny West a accompagné et formé plusieurs formations. Son implication dans le Penny West & Lucky Penny Trio a définitivement assis son statut de figure marquante de cette époque fondatrice du genre, ouvrant la voie à d'autres femmes instrumentistes dans la musique roots américaine.

Mense Reents - Die Goldenen Zitronen, Stella, egoexpress, Die Vögel (1970)

Né le 19 juin 1970 à Wittmund, en Allemagne, Mense Reents est un musicien, producteur et bassiste dont le parcours créatif est intimement lié à la scène électronique, punk et indépendante de Hambourg. En s'installant dans la ville hanséatique dans les années 1990, il devient rapidement un acteur majeur de ce que l'on a appelé la « Hamburger Schule ». En 1995, il fonde le prolifique duo électronique egoexpress avec Jimi Siebels, mais c'est surtout en tant que bassiste sur scène et en studio qu'il imprime sa marque au sein de nombreux projets alternatifs. À la fin des années 1990, il rejoint le groupe d'indie pop Stella, où il déploie des lignes de basse à la fois mélodiques, rondes et éminemment dansantes. L'année 2000 marque un tournant majeur lorsqu'il intègre de manière permanente le légendaire groupe de punk-rock expérimental Die Goldenen Zitronen. Au sein de cette formation culte, il apporte à la section rythmique une rigueur et une inventivité indispensables pour soutenir les textes hautement engagés et les virages sonores radicaux du groupe. Mense Reents a su lier la précision chirurgicale exigée par la musique électronique à l'énergie brute, organique et saturée de la basse électrique, prouvant sa polyvalence en cofondant par la suite le projet techno et house Die Vögel en 2006.

Mark Zubek - Solo (1974)

Né le 19 juin 1974 à Mississauga, dans la province de l'Ontario au Canada, Mark Zubek est un contrebassiste de jazz, compositeur et réalisateur musical de grand talent. Son approche très personnelle de l'instrument a été repérée très tôt par la mythique chanteuse de jazz Betty Carter, qui a été tellement impressionnée par ses compositions qu'elle est allée jusqu'à écrire des paroles et interpréter l'une de ses pièces. Reconnu dans le milieu pour tirer de sa contrebasse un son acoustique boisé, particulièrement gras, épais et imposant, Mark Zubek a su repousser les frontières de la rythmique jazz traditionnelle en l'intégrant dans des fusions beaucoup plus modernes. Son style navigue avec une aisance déconcertante entre le jazz pur, le hip-hop, le R&B et la musique pop, propulsant toujours l'harmonie par un jeu de main droite extrêmement moteur et percussif. Il a affirmé sa vision musicale en sortant deux albums solo très remarqués en tant que leader sur le label Fresh Sound Records : "Horse With a Broken Leg" en 2000 et "twentytwodollarfishlunch" en 2009. Outre sa virtuosité instrumentale, il s'est imposé comme un producteur incontournable au sein de son propre studio d'enregistrement à Toronto, où sa connaissance millimétrée des fréquences graves et de la dynamique physique de la contrebasse nourrit ses travaux complexes d'arrangement et d'ingénierie du son.

Mike Kerr - Royal Blood (1990)

Né le 19 juin 1990 à Worthing, en Angleterre, Mike Kerr est le chanteur et l'emblématique bassiste du duo rock britannique Royal Blood, qu'il a formé avec le batteur Ben Thatcher. Ce qui fascine immédiatement la communauté des bassistes chez Mike Kerr, c'est son approche technologique et harmonique révolutionnaire de la basse électrique, qui a totalement redéfini la place de l'instrument dans une formation moderne sans guitare. Loin de se cantonner aux strictes fréquences graves, il a imaginé et conçu un routage de signal d'une immense complexité pour donner la parfaite illusion qu'un guitariste et un bassiste jouent simultanément sur scène. Sa configuration s'appuie principalement sur une basse à diapason court, historiquement une Gretsch Junior Jet II ou plus récemment son modèle signature Fender Jaguar Bass, montée avec des micros humbuckers capables de capter un niveau de sortie maximal et massif. Son signal est méticuleusement divisé à la source grâce à des boîtiers de routage et des pédales ABY actives avant de traverser de multiples étages d'effets distincts. Il utilise intensivement des pédales d'octaveurs et de pitch-shifting, en particulier l'Electro-Harmonix Micro POG et le POG 2, pour générer des harmonies artificielles aux octaves supérieures, simulant ainsi des accords de puissance de guitare électrique. Cette division harmonique attaque ensuite plusieurs amplificateurs simultanément : il combine l'assise ronde, profonde et le déplacement d'air monstrueux d'amplis basse traditionnels, comme les têtes Fender Super Bassman ou Ampeg SVT, avec la saturation tranchante et les hauts-médiums d'amplificateurs pour guitare tels que le Fender Super-Sonic. En saupoudrant l'ensemble de pédales de fuzz féroces savamment dosées, notamment des modèles ZVex Mastotron, des ProCo RAT ou encore des pédales sur-mesure réalisées spécifiquement pour lui par la marque boutique britannique Cog Effects, Mike Kerr sculpte un mur de son colossal et agressif qui prouve de manière irréfutable à quel point la basse peut devenir le pilier mélodique et rythmique absolu du rock contemporain.

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