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Publié le 20 mai 2026 à 07:18

George Murphy "Pops" Foster - King Oliver, Kid Ory, Luis Russell, Louis Armstrong (1892 - 1969)

George Murphy "Pops" Foster naît le 19 mai 1892 sur la plantation sucrière de Harry McCall à McCall, située dans la paroisse d'Ascension près de Donaldsonville, en Louisiane. Fils de Charley Foster, maître d'hôtel pour la famille McCall, et d'Annie Foster, couturière d'origine en grande partie cherokee, il grandit dans un milieu modeste mais musical. Vers l'âge de dix ans, sa famille s'installe à la Nouvelle-Orléans. Alors que son frère aîné Willard Foster s'oriente vers le banjo et la guitare, George débute son apprentissage instrumental sur un violoncelle de fabrication artisanale avant de se tourner définitivement vers la contrebasse, tout en pratiquant le tuba et la trompette à un niveau professionnel. Il se marie une première fois avec Bertha Foster en 1912, dont il divorce en 1922, puis épouse en secondes noces Alma Foster en 1936, qui sera sa compagne pendant près de quarante ans.

La carrière professionnelle de Foster commence dès 1907 dans les cabarets de la Nouvelle-Orléans, où il collabore avec les pionniers du jazz Jack Carey, Kid Ory, Armand Piron et King Oliver. Entre 1918 et 1919, il joue de la contrebasse au sein de l'orchestre de Fate Marable à bord du vapeur S.S. Sidney, naviguant sur le Mississippi. En 1921, il s'établit à Saint-Louis, dans le Missouri, pour jouer avec les orchestres de Charlie Creath et Dewey Jackson, deux piliers de la scène locale du fleuve. C'est lors d'un séjour à Los Angeles avec Kid Ory qu'il hérite du surnom de "Pops", les autres musiciens du groupe, beaucoup plus jeunes, le considérant comme une figure paternelle. En 1929, Foster s'installe à New York, où il devient le contrebassiste attitré des orchestres de Luis Russell et de Louis Armstrong jusqu'en 1940. Durant les années 1940, il continue de se produire à New York avec Sidney Bechet et Art Hodes, participe activement à l'émission de radio nationale This Is Jazz et enregistre des séances de référence avec le Mezzrow-Bechet Quintet et Septet en 1945.

Sur le plan technique, Pops Foster demeure une figure historique essentielle pour avoir popularisé le slap bass sur la contrebasse. Cette technique percussive consiste à pincer vigoureusement la corde pour qu'elle claque contre la touche de l'instrument, créant une impulsion rythmique claire et puissante. Dans de grandes salles à l'acoustique incertaine ou lors d'enregistrements acoustiques rudimentaires, cette méthode offrait une alternative efficace à l'absence d'amplification, permettant à la contrebasse de supplanter définitivement le tuba au sein des orchestres de jazz. Après la Seconde Guerre mondiale, il tourne de manière intensive en Europe, notamment en France, avant de s'installer à San Francisco en 1955, où il travaille durant cinq ans avec le Club Hangover Orchestra d'Earl Hines. Il continue de jouer au sein de formations de passage jusqu'à sa mort, survenue à San Francisco le 30 octobre 1969. Son autobiographie, dictée à Tom Stoddard, paraît à titre posthume en 1971.

Cecil McBee - Charles Lloyd, Yusef Lateef, Pharoah Sanders, Alice Coltrane, The Cookers (1935 - )

Cecil McBee naît le 19 mai 1935 à Tulsa, dans l'Oklahoma. Il commence son éducation musicale à l'école par l'étude de la clarinette, mais décide à l'âge de dix-sept ans de passer à la contrebasse, se produisant rapidement dans les boîtes de nuit locales. Après avoir obtenu un diplôme d'enseignement de la musique à l'Ohio Central State University, il accomplit son service militaire de deux ans au sein de l'U.S. Army, au cours duquel il dirige la fanfare militaire de Fort Knox. En 1959, sa carrière s'accélère lorsqu'il accompagne la chanteuse Dinah Washington, prélude à son installation à Détroit en 1962. C'est là qu'il rejoint en 1963 l'ensemble de folk-jazz de Paul Winter, formation avec laquelle il déménage à New York l'année suivante.

Son arrivée sur la scène new-yorkaise en 1964 lui permet de s'imposer immédiatement comme l'un des contrebassistes les plus novateurs et recherchés de la mouvance post-bop et de l'avant-garde. Entre 1964 et 1966, il participe à des séances d'enregistrement fondamentales pour le label Blue Note aux côtés de Wayne Shorter, Jackie McLean, Andrew Hill et Sam Rivers, tout en rejoignant le quartet historique du saxophoniste Charles Lloyd, aux côtés de Keith Jarrett et Jack DeJohnette. Sa performance sur l'album à succès Forest Flower en 1966, qui inclut sa propre composition originale intitulee "Song Of Her", le propulse au premier plan. À la fin des années 1960 et durant les décennies suivantes, il prête son jeu précis et inventif à des créations de Pharoah Sanders, Yusef Lateef, McCoy Tyner et Alice Coltrane, notamment sur le chef-d'œuvre de jazz spirituel Journey in Satchidananda en 1970.

McBee lance sa propre formation en 1975 et enregistre plusieurs albums salués par la critique en tant que leader, à l'image de Mutima en 1974 pour le label Strata-East, ou de Flying Out en 1982. Avec le batteur Billy Hart, il constitue l'ossature rythmique de deux ensembles contemporains de premier plan, Saxophone Summit et The Cookers, tout en se consacrant activement à la pédagogie. Professeur émérite au New England Conservatory de Boston pendant plus de vingt-cinq ans, il a également été artiste en résidence à l'Université Harvard entre 2010 et 2011. Il a également conçu une méthode d'enseignement révolutionnaire pour l'apprentissage de la contrebasse et de l'improvisation. À noter que sur le plan juridique, il a intenté un procès, resté infructueux, contre une chaîne de magasins japonaise qui utilisait son nom de marque sans son accord.

Brian Keith "Herbie" Flowers - Blue Mink, T. Rex, Sky, Lou Reed, David Bowie, Elton John (1938 - 2024)

Brian Keith "Herbie" Flowers naît le 19 mai 1938 à Isleworth, dans le Middlesex, en Angleterre. Son éducation musicale formelle débute en 1956 lorsqu'il effectue son service militaire de neuf ans dans la Royal Air Force comme tubiste de la fanfare militaire. Afin d'obtenir son grade de "Junior Technician", il apprend la contrebasse en second instrument avant de se tourner vers la basse électrique. Après sa démobilisation, il joue dans divers orchestres de jazz traditionnel au début des années 1960, puis travaille comme musicien à bord du paquebot transatlantique Queen Elizabeth en 1965. Lors d'une escale à New York, il achète chez Manny's Music son instrument fétiche, une Fender Jazz Bass solid-body de 1960 de couleur Lake Placid Blue, pour la somme de 79 dollars. À la fin des années 1960, il entame une prolifique carrière de musicien de studio à Londres, collaborant avec des producteurs influents tels que Shel Talmy, Mickie Most, Steve Rowland, Richard Perry, Gus Dudgeon et Tony Visconti. Il cofonde le groupe pop Blue Mink en 1969, dont le single "Melting Pot" atteint la troisième place des charts britanniques, et participe à la formation de rock lourd Rumplestiltskin.

L'impact d'Herbie Flowers sur l'histoire de la musique populaire repose sur la création de lignes de basse mémorables pour d'autres artistes. Sa contribution la plus célèbre demeure la ligne de basse de "Walk on the Wild Side" de Lou Reed, enregistrée en 1972 pour l'album Transformer. Afin de donner un caractère unique au morceau, Flowers superpose deux pistes : un glissando ascendant et descendant exécuté à la contrebasse acoustique, surmonté d'une ligne mélodique jouée à la basse électrique fretless. Cette astuce ingénieuse lui permet d'empocher un double cachet de séance, soit dix-sept livres sterling au total. Il applique une démarche similaire en 1973 pour le morceau "Rock On" de David Essex, où il double une ligne de basse électrique traitée avec un effet de délai "slapback", ce qui lui vaut un cachet de vingt-quatre livres. Flowers contribue également à des œuvres historiques telles que "Space Oddity" de David Bowie en 1969, l'album Diamond Dogs en 1974, les disques Tumbleweed Connection et Madman Across the Water d'Elton John, ainsi que la version musicale de The War of the Worlds de Jeff Wayne en 1978. Il collabore régulièrement avec George Harrison, Ringo Starr et Paul McCartney, jouant notamment sur l'album Thrillington en 1971 et Give My Regards to Broad Street. Sur "Jump into the Fire" d'Harry Nilsson, il improvise en désaccordant la corde la plus grave de sa basse en plein milieu du morceau pour plaisanter, une prise finalement conservée au mixage final.

En tant que compositeur, il coécrit avec Kenny Pickett le titre de nouveauté "Grandad" pour Clive Dunn, qui devient numéro un au Royaume-Uni en janvier 1971, trouvant l'inspiration pour l'accroche mélodique dans le son de la sonnette de sa propre maison. En 1976, Flowers remplace Steve Currie au sein du groupe de glam rock T. Rex, accompagnant Marc Bolan jusqu'à sa mort en septembre 1977. En 1979, il fonde le supergroupe instrumental Sky, qui mêle rock progressif, pop et thèmes classiques avec un succès commercial retentissant en Europe et en Australie jusqu'au début des années 1990. Dans la dernière partie de sa vie, installée à Ditchling dans l'East Sussex, il se consacre au jazz, à l'enseignement au collège d'Ardingly, anime des ateliers scolaires et fonde deux chorales communautaires, les Shoreham Singers-by-Sea en 2009 et les Ditchling Singers en 2010. Herbie Flowers s'éteint le 5 septembre 2024 à l'âge de quatre-vingt-six ans.

Steve Currie - T. Rex (1947 - 1981)

Steve Currie naît le 19 mai 1947 à Grimsby, dans le Lincolnshire, en Angleterre. Il débute sa carrière musicale locale comme bassiste au sein du Rumble Band de Grimsby, tout en occupant un emploi administratif de fonctionnaire au bureau local des impôts. En octobre 1970, sa trajectoire prend un tournant décisif lorsque le guitariste et chanteur Marc Bolan le recrute pour élargir son duo acoustique Tyrannosaurus Rex en un trio électrique, juste avant que le nom du groupe ne soit définitivement raccourci en T. Rex. L'arrivée complémentaire du batteur Bill Legend au début de l'année 1971 stabilise le quartet historique qui va définir l'esthétique du glam rock britannique.

Currie assure l'assise rythmique de T. Rex durant son âge d'or commercial entre 1971 et 1973, période durant laquelle le groupe enchaîne onze succès consécutifs dans le Top 10 britannique, dont les numéros un "Hot Love", "Get It On", "Telegram Sam" et "Metal Guru". Son jeu de basse, caractérisé par des lignes mélodiques simples, lourdes et dotées d'un solide sens du groove, constitue un élément essentiel du son d'albums cultes comme Electric Warrior en 1971, The Slider en 1972 et Tanx en 1973. Il demeure fidèle à Bolan lors des explorations funk et gospel de l'album Zinc Alloy and the Hidden Riders of Tomorrow en 1974 et de Futuristic Dragon en 1976. Il quitte la formation à la fin de l'année 1976, cédant sa place à Herbie Flowers pour l'ultime album de T. Rex. Steve Currie meurt prématurément le 28 avril 1981, à l'âge de trente-trois ans, dans un accident de voiture survenu au Portugal, pays où il s'était installé.

Joe Michael "Dusty" Hill - ZZ Top, American Blues (1949 - 2021)

Joe Michael "Dusty" Hill naît le 19 mai 1949 à Dallas, au Texas. Élevé dans le quartier d'East Dallas aux côtés de son frère aîné Rocky Hill, il étudie le violoncelle à la Woodrow Wilson High School, ce qui lui permet d'acquérir de solides notions de lecture de la clé de fa et de tenue des cordes. Passionné par le blues de Muddy Waters et Son House, il commence à chanter pour de l'argent avec son frère dès l'âge de huit ans. À treize ans, il s'oriente vers la basse électrique lorsque Rocky, guitariste, monte un groupe local et insiste pour qu'il apprenne l'instrument afin de compléter la formation. Contrairement à d'autres bassistes de rock, il n'apprend pas la guitare au préalable, se consacrant d'emblée aux fonctions de soutien rythmique propres à la basse. Dès l'adolescence, il écume les bars locaux de Dallas et Fort Worth au sein de groupes comme les Warlocks, les Cellar Dwellers et American Blues. Au sein de cette dernière formation, active de 1966 à 1968, il collabore déjà avec le batteur Frank Beard.

En 1969, après le départ de Rocky Hill qui préfère se consacrer au blues traditionnel, Dusty Hill et Frank Beard s'installent à Houston et s'associent au guitariste et chanteur Billy Gibbons pour fonder le power trio ZZ Top. Pendant plus de cinquante ans, Hill assure les fondations harmoniques et rythmiques de la formation. Son style se caractérise par des lignes de basse volontairement simples et épurées, mais dotées d'un son lourd, gras et saturé — qu'il comparait avec humour au bruit de "péter dans une poubelle métallique" — conçu pour combler l'espace sonore sous les solos de Gibbons. En complément de son travail instrumental, son timbre de voix de ténor puissant et aigu offre un contrepoint idéal au chant de Gibbons, comme l'illustre le célèbre succès "Tush" en 1975, dont il assure le chant principal. À la suite d'une pause prolongée entamée en 1976, période durant laquelle il travaille incognito à l'aéroport de Dallas-Fort Worth pour garder le sens des réalités, ZZ Top revient en 1979 avec l'album Degüello et adopte son look caractéristique de longues barbes assorties de lunettes de soleil. Le groupe décroche un succès mondial massif en 1983 avec l'album Eliminator, incorporant des synthétiseurs à leur blues-rock.

Sur le plan personnel, Hill survit à une blessure accidentelle à l'abdomen en décembre 1984, provoquée par le déclenchement d'un pistolet derringer logé dans sa botte. Il surmonte également un diagnostic d'hépatite C en 2000, qui contraint le groupe à suspendre ses concerts jusqu'en 2002, année où il épouse l'actrice Charleen McCrory. Intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en 2004, il continue d'enregistrer et de tourner malgré des ennuis de santé chroniques, notamment une blessure à la hanche survenue dans son bus de tournée en 2014. Dusty Hill meurt dans son sommeil à son domicile de Houston le 28 juillet 2021, à l'âge de soixante-douze ans. Conformément à ses dernières volontés, le groupe poursuit ses activités en confiant le poste de bassiste à son technicien guitare de toujours, Elwood Francis.

Mike Wedgwood - Caravan, Curved Air, The Overlanders (1950 - )

Mike Wedgwood naît le 19 mai 1950 à Derby, en Angleterre. Parent de la célèbre famille industrielle d'artisans d'art associés aux poteries Wedgwood, il choisit de se consacrer à la musique. En 1968, il intègre comme bassiste et choriste le groupe folk-pop The Overlanders juste après leur plus grand succès national, une reprise de la chanson "Michelle" des Beatles, et reste avec eux jusqu'à la fin de la formation en 1971. Sa polyvalence instrumentale et ses compétences vocales le mènent ensuite vers le courant foisonnant du rock progressif britannique des années 1970.

En 1974, Wedgwood rejoint le groupe emblématique Caravan, formation clé de l'école de Canterbury. Son jeu de basse mélodique et fluide s'intègre parfaitement aux structures complexes et aux influences jazz-rock du groupe, avec lequel il enregistre et tourne de manière soutenue. Il intègre ensuite la formation progressive Curved Air, puis collabore de 1993 à 1995 avec l'auteur-compositeur-interprète Gordon Haskell. Établi depuis plusieurs décennies au Danemark, il gère son propre studio d'enregistrement, le Wedgwood Studio à Silkeborg, et continue de se produire en solo ou au sein de diverses formations de blues locales telles que le Skriver Bjarnesen Blues Band.

Stan Stammers - Theatre of Hate, Spear of Destiny, Plastic Eaters (1961 - )

Andrew "Stan" Stammers naît le 19 mai 1961 en Angleterre, à Saffron Walden, dans l'Essex. Immergé dans l'éclosion du mouvement punk à la fin des années 1970, il fait ses premières armes comme bassiste au sein du groupe punk local The Epileptics, avant de rejoindre la formation punk londonienne The Straps, qui bénéficie alors de la présence du batteur de Public Image Ltd, Jim Walker. Son jeu de basse lourd, tendu et rapide attire l'attention des acteurs de la scène post-punk en pleine structuration.

Stammers acquiert une notoriété significative lorsqu'il rejoint Theatre of Hate, mené par Kirk Brandon. Au sein de cette formation post-punk majeure, il développe un style de basse propulsif et sombre, dont les lignes répétitives et hypnotiques caractérisent le son tribal et théâtral du groupe. Après la dissolution de Theatre of Hate, il cofonde en 1983 Spear of Destiny, poursuivant l'exploration d'un rock gothique puissant. Plus tard, il s'installe aux États-Unis et met sur pied le projet Plastic Eaters, qui fusionne punk, rock industriel et programmations électroniques. Toujours en activité, il multiplie les projets musicaux en tant que bassiste, producteur et auteur-compositeur indépendant.

Kyle Eastwood - Kyle Eastwood Quartet (1968 - )

Kyle Clinton Eastwood naît le 19 mai 1968 à Los Angeles, en Californie. Fils de l'acteur et réalisateur Clint Eastwood et de Margaret Neville Johnson, il grandit à Carmel dans un environnement familial imprégné par le jazz. Ses parents lui transmettent leur passion pour cette musique, écoutant régulièrement les disques de Miles Davis, Dave Brubeck et de la Stan Kenton Big Band. Grâce à son père, il fréquente les coulisses du Monterey Jazz Festival, ce qui lui permet de rencontrer des légendes comme Dizzy Gillespie et Sarah Vaughan. S'il entreprend des études de cinéma à l'Université de Californie du Sud pendant deux ans, il bifurque rapidement vers une carrière musicale au début des années 1990. Il étudie la contrebasse et la basse électrique sous la direction du bassiste Bunny Brunel, se produisant dans des clubs de New York et Los Angeles. En 1996, il forme le Kyle Eastwood Quartet, participant au concert hommage Eastwood After Hours: Live at Carnegie Hall.

Kyle Eastwood joue de la contrebasse ainsi que de la basse électrique frettée et fretless. Il publie son premier album solo, From There to Here, en 1998, et continue de publier des disques de jazz contemporain remarqués, à l'instar de The View from Here en 2013. En parallèle de ses propres albums, il met sa double sensibilité de musicien et d'amateur de cinéma au service des œuvres cinématographiques de son père. Il compose, arrange ou interprète des musiques pour neuf films de Clint Eastwood, signant notamment avec Michael Stevens sa première bande originale complète pour le film historique Letters from Iwo Jima en 2006, un score élégiaque et minimaliste salué pour sa justesse dramatique. Il collabore également aux musiques de Mystic River, Million Dollar Baby, Gran Torino, Invictus et J. Edgar. Sur le plan personnel, il a épousé Laura Gomez en 1995, avec qui il a une fille.

Rodrigo González - Die Ärzte, Depp Jones, Rainbirds, Die Goldenen Zitronen (1968 - )

Rodrigo "Rod" Andrés González Espíndola naît le 19 mai 1968 à Valparaíso, au Chili. Ses parents, opposants politiques persécutés sous la dictature militaire d'Augusto Pinochet, obtiennent l'asile politique en Allemagne et s'installent à Hambourg, où la famille vit initialement d'aides sociales avant que son père ne trouve un emploi. Rodrigo effectue sa scolarité et obtient son Abitur au Gymnasium Langenhorn de Hambourg. Durant son adolescence, il s'initie de manière autodidacte à plusieurs instruments. De 1986 à 1988, il joue du banjo au sein de la formation punk Die Goldenen Zitronen, puis officie comme guitariste pour le groupe pop-rock Rainbirds entre 1988 et 1989. Il se lie d'amitié avec Bela B., le batteur du groupe punk Die Ärzte alors dissous temporairement, et fonde avec lui le groupe Depp Jones, où il joue de la guitare de 1988 à 1992, année de leur séparation suite à un manque d'impact commercial.

En 1993, lors de la réunion historique de Die Ärzte, González rejoint officiellement la formation en devenant son bassiste permanent, passant de la guitare à la basse. Multi-instrumentiste accompli, il maîtrise également la guitare, le piano, les claviers et la batterie, ce qui pousse ses camarades de groupe à le qualifier avec humour de musicien "surqualifié". Au sein de Die Ärzte, il compose plusieurs chansons à succès comme "1/2 Lovesong" et "Dinge von denen", et a pour habitude d'échanger son instrument avec le guitariste Farin Urlaub sur scène lorsqu'il assure le chant principal. En 2002, il officie comme directeur musical et arrangeur principal du concert acoustique de Die Ärzte pour MTV (Rock'n'Roll Realschule). En parallèle de sa carrière avec Die Ärzte, il joue de la guitare pour le groupe punk-gothique Abwärts depuis 2004, produit des artistes comme Lucilectric ou Knorkator, et est co-propriétaire du label indépendant Rodrec, par le biais duquel il a notamment réédité les albums de Depp Jones.

Jesse Peretz - The Lemonheads (1968 - )

Jesse Peretz naît le 19 mai 1968 à Cambridge, dans le Massachusetts. Fils de Marty Peretz, éditeur de la revue politique The New Republic, et d'Anne Devereux, il grandit dans un milieu intellectuel mais se tourne vers la scène rock indépendante locale durant ses années de lycée. En 1986, il cofonde le groupe de rock alternatif The Lemonheads à Cambridge avec ses camarades de classe Evan Dando et Ben Deily. En tant que premier bassiste de la formation, il participe activement aux premières productions discographiques indépendantes du groupe, qui posent les bases de leur futur succès commercial international au début des années 1990.

Cependant, au tournant des années 1990, Peretz choisit de s'éloigner de sa carrière de musicien à plein temps pour se consacrer au cinéma et à la réalisation. Après avoir étudié à l'Université Harvard, il se fait un nom comme réalisateur de clips musicaux, notamment pour les Foo Fighters, et conçoit des formats courts humoristiques pour la chaîne MTV, à l'instar du personnage de "Jimmy the Cab Driver". Il s'impose ensuite comme un réalisateur et producteur de télévision et de cinéma de premier plan. Il réalise de nombreux épisodes de séries télévisées acclamées telles que Girls et Nurse Jackie, ainsi que des longs-métrages salués par la critique, parmi lesquels Our Idiot Brother et Juliet, Naked. Sa trajectoire illustre la transition complète d'un instrumentiste de la scène alternative vers l'écriture et la mise en scène visuelle.

Michael D'Antonio - Killswitch Engage, Overcast, Death Ray Vision (1973 - )

Michael D'Antonio naît le 19 mai 1973. Figure incontournable de la scène heavy metal du Massachusetts, il fonde en 1990 à Boston le groupe Overcast, considéré comme l'un des pionniers historiques du courant metalcore grâce à la sortie en 1994 de leur premier album Expectational Dilution. Après la séparation d'Overcast en novembre 1998, il collabore avec le guitariste du groupe Aftershock, Adam Dutkiewicz, pour fonder en 1999 le groupe Killswitch Engage, recrutant le guitariste Joel Stroetzel et le chanteur Jesse Leach. Le groupe décroche son premier grand succès commercial en 2002 avec son deuxième album Alive or Just Breathing, s'imposant comme l'un des leaders mondiaux du metalcore américain des années 2000, accumulant neuf albums studio et trois nominations aux Grammy Awards, dont l'opus This Consequence sorti en 2025.

Le jeu de basse de D'Antonio se distingue par une exécution agressive au médiator et une attaque lourde. Son style d'écriture est profondément marqué par le hardcore punk new-yorkais traditionnel, citant des formations comme les Cro-Mags, Agnostic Front, Leeway et Madball, ainsi que par les groupes de death metal mélodique suédois. Il cite volontiers Cliff Burton de Metallica et Harley Flanagan des Cro-Mags comme ses principales influences personnelles. Il utilise des basses conçues sur mesure par la marque Ibanez (notamment son modèle signature Ibanez Signature D'Antonio MDB1) branchées sur une configuration d'amplification EBS. Parallèlement à sa carrière musicale, il est un graphiste professionnel reconnu. Par le biais de sa société DarkicoN Design, il conçoit personnellement l'ensemble des visuels d'albums et des designs de produits dérivés de Killswitch Engage, et réalise des illustrations pour d'autres groupes majeurs tels que Shadows Fall, Unearth, All That Remains et Crowbar. Il poursuit également son projet parallèle Death Ray Vision, fondé en 2010 aux côtés de Brian Fair. En 2025, le magazine Revolver salue son impact en le désignant comme une figure historique majeure de la scène musicale lourde du Massachusetts.

Harish Raghavan - Ambrose Akinmusire, Joel Ross, Walter Smith III (1982 - )

Harish Raghavan naît le 19 mai 1982 à Northbrook, dans l'Illinois. Issu d'une famille d'origine indienne, il débute son apprentissage musical par le mridangam, un tambour de percussion traditionnel à deux faces originaire de l'Inde du Sud. Cette pratique précoce des structures rythmiques asymétriques et de la musique carnatique façonne sa perception du tempo avant qu'il ne décide, à l'âge de seize ans, de passer à la contrebasse. Il obtient un diplôme de Bachelor of Music de l'Université de Californie du Sud, où il étudie sous la direction de professeurs et contrebassistes de jazz renommés tels que John Clayton, Dave Carpenter et Robert Hurst. En 2009, il accède aux demi-finales de la prestigieuse compétition internationale de contrebasse de jazz du Thelonious Monk Institute.

Raghavan devient rapidement un contrebassiste indispensable de la scène jazz contemporaine américaine. Son partenariat de longue date avec le trompettiste Ambrose Akinmusire, au sein de son quartet et sur plusieurs albums majeurs parus chez Blue Note Records (dont When the Heart Emerges Glistening en 2011 et On the Tender Spot of Every Calloused Moment en 2020), consacre sa réputation d'improvisateur créatif possédant un son boisé, profond et rigoureux. Il collabore également de façon suivie avec le saxophoniste Walter Smith III sur ses projets Twio et In Common, le vibraphoniste Joel Ross et le batteur Eric Harland. En tant que leader, il publie son premier album Calls for Action en 2019, suivi de l'album In Tense en 2022 chez Whirlwind Recordings, un opus écrit durant la pandémie de COVID-19 et caractérisé par des lignes de basse hypnotiques, denses et contrastées. Sa technique d'improvisation moderne l'amène à participer, entre 2024 et 2026, à de nombreux enregistrements contemporains remarqués de la scène jazz d'avant-garde aux côtés de musiciens tels que Geoffrey Dean, Sora Kim, Sasha Berliner, Alex Hitchcock, Gregory Groover Jr. et le batteur Eric Harland.

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