Mark Evans, de AC/DC à Rose Tattoo (1956-)

Publié le 2 mars 2026 à 05:14

Aujourd’hui, 2 mars, marque son soixante-dixième anniversaire, nous célébrons le bassiste australien Mark Whitmore Evans, né à Melbourne en 1956. Figure emblématique de la grande époque du hard rock, il est l'homme qui a posé les fondations rythmiques indéboulonnables des premières années de la légende AC/DC. Loin des projecteurs qui éclairaient les facéties des solistes ou le charisme ravageur du chant, Mark Evans a bâti une œuvre colossale, forgeant un son lourd, gras et essentiel qui continue de faire vibrer les passionnés de rock à travers le monde. Son jeu, d'une efficacité redoutable, incarne l'essence même du groove authentique et viscéral.

L'histoire bascule en mars 1975 pour le jeune homme qui vient tout juste de fêter ses dix-neuf ans. À l'origine guitariste, il est introduit auprès d'AC/DC par son ami Steve McGrath, roadie du groupe, dans un établissement de Melbourne. Alors que le groupe cherche à stabiliser sa section rythmique après plusieurs changements, l'entrevue avec Malcolm Young scelle son destin : il endossera le rôle de bassiste. Du jour au lendemain, l'employé qu'il était se retrouve propulsé au cœur de la formation la plus électrique du pays. Armé de sa fidèle basse, il s'intègre parfaitement à la machine naissante, apportant une solidité et une assise qui manquaient jusqu'alors pour propulser le son du groupe vers de nouveaux sommets.

Pendant deux années d'une intensité folle, Mark Evans va graver son nom dans l'histoire de la musique. Sa contribution discographique est d'une importance capitale pour la structuration du son australien. Il pose ses lignes de basse puissantes et directes sur des albums devenus des classiques absolus : "T.N.T.", la version internationale de "High Voltage", "Dirty Deeds Done Dirt Cheap", et enfin le monumental "Let There Be Rock". Sur des titres intemporels de cette période, son approche minimaliste mais redoutablement groovy s'impose avec évidence. Il ne cherche jamais la démonstration stérile ou l'égo musical, privilégiant invariablement le soutien infaillible de la chanson, s'accrochant à la batterie et aux riffs pour créer un mur du son impénétrable.

Malgré un succès grandissant et des tournées triomphales qui s'enchaînent, son aventure avec la célèbre formation s'achève en mai 1977. Cependant, cette brève mais fulgurante période a amplement suffi pour marquer l'histoire de la musique de manière indélébile. Loin de s'arrêter là, le bassiste rebondit rapidement et rejoint le groupe Finch, rebaptisé par la suite Contraband, prouvant de manière éclatante que son talent brut et son énergie restent intacts. Au fil des décennies suivantes, il traverse les époques du rock australien avec une constance admirable, reprenant parfois la guitare avec le groupe Heaven dans les années quatre-vingt, ou collaborant étroitement avec divers artistes phares de la scène locale.

L'entrée dans le nouveau millénaire lui permet de partager ses mémoires dans une autobiographie saluée, offrant un regard précieux sur les coulisses de ses jeunes années et son dévouement inébranlable à la musique. Toujours actif et passionné, il a plus récemment retrouvé le chemin de la scène et des studios en rejoignant les légendaires Rose Tattoo, perpétuant ainsi la tradition d'un rock sans concession. Joyeux anniversaire, Monsieur Evans !

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